‹ Catherine de Bourbon: sœur de Henri IVChapitre 7 sur 186 · CHAPITRE I. H · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. H

que sur les frontières du côté de TEspc^e* Elle se retira ensuite sans précipitation dans le châteaU'Iort de Navarreins, avec ses dames et la petite Catherine, et se prépara à soutenir un siège. Elle expédia en même temps une lettre à la. cour de France, pour exposer la conspiration de Philippe et demander justice. Elle ne l'obtint pa$, Catherine de Médicis étant trop prudente pour se brouiller avec le fils de Charles^Quint, au sujet de la reine de Navarre. Mais le complot déjoué ♦t découvert avorta, et, le danger cessant d'exi$ter, Jeanne reprit une vie plus cahne hors des sombres murs de Navarreins.

L'éducation de Catherine devint bientôt l'objet de la sollicitude de sa mère. La gouvernante de la jeune princesse fut choisie parmi les plue doctes femmes de sa cour. Marguerite de Selv#, baronne de Tignonville, était, selon les iiémoxFm de Turenne, « une femme a^H^re qui ne souffrit ni endurait rien de mal, et qui entour^iit sa maîtresse de continuels égards. » Cette digjae tm^ troue fut secondée dans sa mission par mad^ moisell^du Perray, par mesdames de Fontraille*

et de Vaux, toutes femmes^ dit la reine de Navarre dans sou testament « dont la vie entière est un exemple. » Catherine eut en même temps pour compagnes d'études et de récréations Jeanne du Monceau-Tignonville, mariée ensuite au baron de Pangeas ; Corisande d*Audoins, depuis comtesse de Guiche , et Louise de ChAtiiion, qui épousa Téligny et, restée veuve après la Saînt-Barthélemy, se remaria au prince d'Orange.

Jeanne d'AJbret avait composé le plan d'éducation suivi par madame de-Tignonville, d'après les traditions de sa famille maternelle et les idées de l'époque. Le siècle de Catherine de Médias, de Marguerite de Parme et d'Elisabeth d'Angleterre imposait aux princesses la nécessité de développer leur intelligence. Presque toutes étaient appelées à exercer une certaine influence sur la politique e||hDpéenne, et l'on croyait en cultivant leur esprit fortifier leur caractère, multiplier leurs moyens de séduction, et les préparer ainsi à accomplir avec plus d'éclat leurs hautes destinées.

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