‹ Catherine de Bourbon: sœur de Henri IVChapitre 78 sur 186 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Amour de Calherine pour le comte de Soissons. — Sa fidélité. — Son ignorance dans les querelles qui s'étaient élevées entre le comte de Soissons etHenri IV. — Caractère de la comtesse de Gramont.— Ses intrigues.

— Sa jalousie contre Henri. — Avertissements donnés à Henri par M"e de Pangeas. — Lettres à la comtesse de Gramont. — Siège de Rouen. — Promesses de la main de Catherine au duc de Montpensier et au prince d'Anhalt. — Le comte de Soissons quitte l'armée. — Son arrivée à Pau.

— Situation de Catherine. — Témoignages des auteurs contemporains sur sa volonté d'épouser le comte de Soissons. — Lettre de Henri IV à M. de Ravignan. — Entrée du conseil souverain chez la régente. — Arrestation du comte de Soissons. — Émeute excitée par le conseil souverain.— Catherine gardée à vue par M. de Ravignan. — Lettre de la princesse à Henri IV. — Sentiment de Henri IV en la recevant. — 11 parait oublier les torts du comte de Soissons. — Conduite inconsidérée de ce prince.— H insulte le baron de Pangeas. — Catherine quitte le Béam pour se rendre à la cour de Henri IV. — Son voyage. — Son arrivée à Saumur. — Elle y trouve mesdames de Rohan et de Mornay. — Volonté de Henri IV de lui faire épouser le duc de Montpensier. — Stances de Malherbe.*— Résistance et larmes de la princesse. — Elle avoue au roi qu'elle s'est engagée à épouser le comte de Soissons. — Colère de Henri IV. — Sa conversation avec Sully. — Sully chargé d'exiger une rétractation de Calherine et du comte de Soissons. — Manière dont il l'obtient.

Telle fut Tactive et intelligente administration de cette princesse, dont le cœur, aussi vaillant et plus constant qUe celui de son frère, offrit le mo* dèle de la plus inébranlable fidélité h. son roi , à

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son parti, à sa religion proscrite, enfin, comme on va le voir , au seul fiancé que son cœur eût accepté.

Nous voici parvenus à l'épisode le plus curieux et le plus intéressant de ses amours, à l'un des événements les plus romanesques de Thistoire du seizième siècle , déjà si riche en aventures de ce genjre. Ce n'est pas sans hésii^ltion que nous alious le retracer. Quand il s'agit de ces sentiments dont le souvenir semblerait devoir s'étendre avec l'existejice qu'iJLs joat siprofondéflQei;it agitée, o» bçjl^ce à choisir entre son appréciation personnelle et celle de la plupart des historiens, et l'on voudrait n'écouter que son propre jugement , ^x dépens peut-être de la vérité des faits et de l'autorité des témoignages.

OuçOire ws s'^t^ent écoulés depuis i'^que où y'j 5 V Henri de Navarre, après l'a bataille de Coutras, *"' / ; avait fiancé sa sœur au jeune comte de Soissons. On sait ce gui était arrivé ensuite ; on n*a pcânt oublié le mécoatentençient du foi, ses regrets, sa brouillerie avec le prince, les malheurs de ce der** nier , sa prison et son évasion à Nantes , ses in-

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