M. de Ravignan et tout le conseil souverain
.3. Armand de Gontaud, lieutenant général de Béarn.
signalent cette insolence, qui me seroif encore supportable s'ils n'y eussent ajouté, aveô Tàccusation dé mon cousin, èette tache à mat réf^utatiôti. Il étoit entré dans ce château avec ùriè dôuzaîiïe de gentilshommes, ayant fait lo^er ses gardes, et une compagnie, de chevau-légerâ qu'il avoit amenés par escorte, trois lieues delà le Gâte, où ceux de Pau avôient voulu. Il ne s'étoit préparé à le vouloir, tii à le pouvoir faire, et moins en jugéroîs-je, à le penser. Je ne fais point de dôtibte qu'il ne vous ëti ait demandé justice. Si j'éfoîs aussi libre que lui, ou que j'eusse pu trié ûèt h quelqu'un qui eust porté mes lettres, vous l'auriez teçnë beaucoup pltis tôt ; mais, moîi Roy, je suis entre les liiains de (;es méchants, qui ne s'adcordent en rien qu'ils veulent faire de moi, qti'à me doiïner toutes sortes de peines, et en tel estât, que je n'ai su nï'assurer que cette lettre vous ftlst fidèlenieht donnée que par cette voie. Yous ïit'atez toujoui^s aimée. Je ti'ai assurance hi support qtte de vous ; pont Dieu 1 mon Roy, faîtes pafoître à ce coup que vous m'êtes bon Roy et bon frère. Quand je ne séï*ois que la itioindre dâmdîselle