‹ Catherine de Bourbon: sœur de Henri IVChapitre 91 sur 186 · Cftron. septmmm*e, p. 45, 1. II · texte numérisé non relu

Cftron. septmmm*e, p. 45, 1. II

2. « Nous voyons bien votre départ, comme celui de votre mère, mais nous ne verrons pas le retour. »

CHAPIÏUE VI. Hj\)

elle le dernier soutien de sa glorieuse indépendance.

Le voyage de Catherine fut aussi brillant que le roi paraissait le désirer. On raccueillit dans toutes les villes avec un vif et joyeux empressement. Le vieux maréchal de Matignon eut Thonneur de raccompagner en Guyenne, et Palnaa Cayet, qui tenait le journal du voyage dont il n'omet pas un détail, raconte ainsi la réception de la bonne ville de Bordeaux. « Son Altesse fut rencontrée sur la rivière par toute la maison de ville en corps ave^É|iite la noblesse. Le premier capitou luy ayantwRct une harangue, elle entra dans une barque de parade, peinte, dorée, couverte et tapissée de velours de ses couleurs, et accompagnée de plusieurs autres barques chargées de seigneurs et de plusieurs gentilshommes, dames et damoiselles ; elle fut conduite à la rame par des espalliers accoutrez de mesme livrée que la barque, jusques à l'endroit de la Bastide, avec toutes sortes d'instruments de musique. A l'abor* dage de sa barque sur le cay de la ville, fust incontinent dressé un grand pont faict exprès,

couvert de drap dç pied pour la mettre ^ terre. En mesme temps, la cour du Parlement en corps la yinst saluer à la sortie ^e sa barque, et luy fust faicte une belle harangue par }i. d'ÀffJs, premier président de Bordeaux, eu laqiieljie il louoit Dieu de ce l^onheur de ypir en leur vjlle la perle des princesses, sœur unique de leur jroy* Durant que ces choses se passoient, on n'oyoit que canonnades, tant des chasteaux Trompette .et du Hâ, que des navires, avec une joye çt applaudissements du peuple. Et fut S. A. ^si conduite, et suivie de toute la noblesse et bourgeoisie, jusques en la maison 4u thrésorier général de Pontac, qui estoit le logis qu'on luy ayoit préparé. Messieurs du clergé de Bo;rd^eaux ^jhv^pt aussy au devant, et hiy jBrent une ha,rap|gjiji<ç à laquelle S. A. répondit fort dignenient, les remerciant dç la bonne affection qu'ils luy p;iongtr^9^çij.t en faveur du roy. EUe eut aussi cest honne.ujr, <J[e faire ouvrir les prisons, comme il se faict (Je droijt et de cpustumes au?c entrées royales, gour Ja compassion des pau\Tes misérables*, w

J; phrom 7wven,^ 249, t. !!•

CHAPÏTRE VI. ii\

Èïi Poitou, la princesse eut à ôraîndre pour sa sûreté : îl fallut renforcer son escorte,- caLi* ô'n apprit que les Ligueurs avaietit ptépaté dès eïribiiscades pour Tarrêtèr^ Elle he s'eiï effraya pas, et elle rejoignit, âpfi"ès iih voyagé qtiê ThiVer èf lé fatigtie rëridaiéiit doublement pétïiblë, Êtipiessîs-Mdrtïaiy, qui étdîi venu l'attèridrè ddiis les ëtiviforis de Partheriay. Il était alccoinpà^né dé h riôblesse royaliste dé la proVînce. Ainâî pfoiégée, tàthérîfiè arriva sanê peine à Sauraur. Elle f ti^otivà deux amies dôtït l'atfeciîon detaii toujours rester fidèle : c'était la duchesse de Rofaan et ftiadaitiè de Slornay. 1 une, t)éhétran(e, résolue, âitièt'e, douée d'une éloquence persuasive, faite poiif la lutte et la résistance ; l'autre, liiodèsie et tittiîdè, pllèinê de sérënifé, dé niânsuétilde ëi de charité, isolarit son àmé des passions dé soii sièélè, mais toujours prête à en partager et à eti adoucît les douleurs.

Lé l*oi arriva le 28 de février « par un tétaps fort fascheux et pîlein de neige, raconte tayet,

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