‹ Catherine de Bourbon: sœur de Henri IVChapitre 92 sur 186 · Chron, noveh,, t. IV, p. 250ètsuiv · texte numérisé non relu

Chron, noveh,, t. IV, p. 250ètsuiv

mais ce fust à cest abordade, tant au frère qu'à la sœur, que de se faire paroître combien ceste entrevue leur estoit aggréabîe. » Henri commençait alors à recueillir les fruits de sa vaillante et judicieuse conduite. Le roi d'Espagne, par l'excès de ses prétentions, perdait son influence et se séparait de la Ligue. L'abjuration de Henri était annoncée aux conférences de Suresnes, et le roi négociait sans désarmer, soutenant ses propositions pacifiques par des succès de guerre , et déployant sa force en laissant pressentir sa clémence.

Ce n'était pas sans dessein qu'il se rendait, dans de pareilles circonstances, de Tours h Saumur, où l'attendait Catherine. Il voulait la décider à épouser le duc de Montpensier, son cousin, prince estimable, dont l'alliance lui paraissait utile à ses intérêts et favorable à la pacification de la France, à cause de son influence sur la Normandie, dont il était gouverneur. Ce mariage lui semblait nécessaire pour anéantir les ambitieuses espérances du comte de Soissons, pour montrer son autorité sur sa famille, et pour rompre avec éclat l'intri-

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