CHAPITRE va
Succès de Henri IV. — Son sacre. — Sen entrée dans Paris. — Arrivée de Catherine dans Paris. — tentative d'assassinat de Châtel. — Piété de CatteriBC. — Sa sitution entre Hesri IV ^ les calyntittes. -^ Servic«é rendus par ]a princesse au roi. — Sa charité envers les calvinistes. — Cérémonies rcligienses antorisé* efcez la ïwiocesse. -* Ses rapports avec le parti calviniste. — Toléranœ de Henri lY. — Lettre de Catherine à Mornay.— Difficultés et chagrins que lui créent èa fidélité envers sa religion et son parti. — fmpopalarité de la prinoesM. ^ PrintioM et , dangers de son existence. — Dons de Henri IV à sa sœur.
Certe négociation se termina à Chartres, et fut suivie d'une réconciliation officielle entre le comte de Soissons et le duc de Montpensîer. La cour oublia promptement ces différends îritérletirs, dont l'importance était effacée par les éVénetnents qui s'accomplissaient alors. Henri ÎV était sacré à Chartres à la fin de février 1594* Catherine occupait à cette cérémonie la place qufe l'éfîquette rôêerVait à la reine dé France* Au festin d'apparat, feîte s*assit près du roi, sous un même dais ; elle le servit, et fut servie elle-ménie pai^ le comte de Boissons ; puis Henri termina che2f elle la soirée de ce jour mémorable.
I8i CATHEHlNl!: DE BOURBON.
Les redditions de Meaux, d'Orléans et de Koueii achevèreut d'assurer sa victoire sur la Ligue. Mayenne quitta Paris pour rejoindre le comte de Mansfeldt sur les frontières de Picardie, et organiser une armée qui devait entrer en campagne le printemps suivant. La transaction qui livra Paris s'accomplit pendant son absence ; ce fut le 22 mars 1S94, que Henri IV entra en libérateur dans ces murs longtemps assiégés.
L'entrée de la sœur du roi devait suivre celle de son frère. Mais la volonté de Henri et les cérémonies des fêtes de Pâques retinrent Catherine à Saint-Germain, où elle avait réuni plusieurs familles calvinistes. Le 13 avril, enfin, par une radieuse matinée de printemps, Paris reçut dans son enceinte Catherine et sa petite cour. La population parisienne, vaincue par la misère, soumise par la clémence de Henri, mais encore frémissante de passion, accueillit Catherine avec une froideur significative. On sentait que sur ses pas arrivait un parti, une aristocratie presque entière, et que cette princesse, en apparence si paisible, ramenait h la cour les adversaires long-