‹ Catherine de Medicis drame en cinq actesChapitre 25 sur 67 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

Les Mêmes , STELLI.

STELLI. Tl faut absolument que je parle à cet homme. (Apercevant la Heine.) La reine !

Al.FlflU , sans le voir. Stelli brille du désir de connaître sa mère.

stelli , à part. .Ma mère !

Il se cache derrière ta portière.

CATHERINE, rivement. G’est à quoi je m'oppose , docteur. (A part. ) Sa mère!...

que ne puis-je lui nommer celle qui a droit à ce titre !

Al.FlfRl, plus pressant. Voyez comment s'exprime cette lettre; elle prouve clairement que Steili est le fils de M. Condé et de la comtesse Hélène.

stelli, laissant tomber la portière. Ab!

malheureux !

ALFIERI , baissant la vota;. Bientôt la cour entière ronnaîlra cette histoire, et vous le savez , madame , en France le ridicule tue.

CATHERINE. Oui ! et il faut que je tue

cet homme , Alfiéri.

Al.FlfRl. Consentez , madame, et je réponds du succès.

Catherine, d part. Le ridicule... cette arme terrible qui donne â la victime une longue agonie tout en la frappant au cœur.

MAGASIN THÉÂTRAL

ALFIfeni. Eh bien , madame?...

CATHERINE. Eh bien, agissez, docteur; mais songez que ce jeune homme doit igoorer tout ceci. Sur votre tète, vous me répondez de son rejios.

Elle sort.

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