‹ Catherine de Medicis drame en cinq actesChapitre 45 sur 67 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

. CATHERINE, STELLI.

STELLI, les habite en désordre, se précipite dans la salle, en referme vivement la porte.

Qui que vous soyez, au nom du ciel, sauvez moi!

CATHERINE. Lui 1. . . ( Tom liant sur vin siège. Oh! merci, merci, mon Dieu!

stei.i l, confus. Madame la reine!

CATHERINE, animée tour à tour par la joie, te désir de presser Stelli sur ion ctiur et ta crainte de te dévoiler ; arec embarras. C'est loi. ( Vivement el allant à lui.) Blessé peut-être. [Rassurée.) Non, non; Dieu soit limé. . . mais par quelle aventure chevaleresque t’es-tu trouvé ainsi exposé à la fureur de ces manants?... Tu gardes le silence?

stelli. Madame...

CATHERINE, entièrement remise. Je parlerai moi... oui, je parlerai .. il le faut !

STELLI. Par pitié, madame, ne perdez pas celui à qui j'ai voué ma vie tout entière.

CATHERINE d part. Quel langage !

stelli Ah! pardonnez-m,.i , madame, d'avoir quitté ainsi le Louvre... pardonnezmoi de m'être dérobé aux sarcasmes de vos courtisans, au mépris dont ils ui accablaient chaque jour.

Catherine. Et c'est pour cela? maisqni te dis que cette femme — (A part.) Malheureuse ! j’allais me trahir... Oh ! encore une fois, maudite sait cette intrigue.

STEI.l.1, après avoir considéré la Reine. Ne pouvant justifier ni venger celle que j aime à l'égal de Dieu... accable sous le poids d'un atnour qui maintenant est un crime, je voulais mourir en soldat, tuais lion, comme une bête fauve sous le bâton de ces hommes...

voilà pourquoi j’ai cherché à leur échapper.

CATHERINE. Mais comment à Dreux?

stelli. Partout où un péril menacera les jours de M. le prince, on me trouvera prêt à me jeter en avant de ce péril.

c iTHEniNK, très-surpnse. Condé... Coude dans cette ville! ,

STELLI. Seul... et malgré le danger qu entraînait une telle entreprise, le prince a voulu voir les échevins... Pcrmetlez-mOL madame, maintenant que ces hommes oui perdu mes traces, de chercher à le rejoindre, je dois l'aider à regagner le champ de l«laille, car on se bat en ce moment, vous ne l'ignorez pas.

CATHERINE, très-préoccupée, àpart. Cona à Dreux !... voilà qui me décide. (A Stet w Oui. tu dois rejoindre le prince... ces llon devoir; mais un moment encore. ( ! ayant entrer Alfiéri.) Ah ! c’est vous, docteur-

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