SCÈNE V
CATHERINE, ALFIÉRI
CATHERINE. 11 ne court plus aucun danger, vous me l'avez assuré. (Kde appr-che du balcon.) Non, tout est calme maintenant, et rien ne trouble plus la ville... Avez-vous terminé, docteur?
Ai.PtÊRl. à part. N’allons pas compromettre notre science... (Haut.) Entièrement...
je l'ai ditâ Votre Majesté, ces calculs me semblent d'une grande exactitude... mais...
Catherine, sans comprendre, oh ! je savais bien, moi, que ces orgueilleux triumvirs qui en veulent à mon pouvoir lâcheraient prise devant les armes de notre cousin de Coudé.
alfiéri. Tout le présage... cependant...
CATHERINE, avec inquiétude. Achevez!...
ALFIÉRI. Oh ! que Votre .Majesté se rassure... mais il y a dans l'arrangement de ces signes célestes quelques ami utiaisnns qui pourraient faire croire à une erreur de votre pari... ce n’est qu'une supposition...
Catherine, rivement. Vérifiez, docteur, vérifiez encore...
alfiéri. Plus j'examine ces calculs et [«lus mon inquiétude augmente... c’est presqu'une certitude... Il y a là une grave erreur.
CATHERINE. Oh !... c'est impossiltlc. . . Mais s'il en était ainsi, qu’en résulterait-il?
alfiéri. Le contraire de ce qu'espère Votre Majesté.
Catherine. La victoire au duc de Guise!
non , non, c'est impossible , vous dis-je.
MAGASIN THEATRAL
ai.fiêri, à part. Quoi qu’il arrive, la science n'aura pas tort.
(ittrtqttel coup, sont frappas à la porta.
Catherine. Qu’est-cc cela ? Voyez. Alfieri.
ALF1ÊRI. M. de Saint-Soruin qui vient vous rendre compte de ce qui se jtasse dans la plaine.
Il ouvre.
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