‹ Catholicisme et papauté [microform]Chapitre 27 sur 31 · Inters. LEO. Epistul. LVII · texte numérisé non relu

Inters. LEO. Epistul. LVII

2. Dom Chapman, op. du p. 87 : « (The fattiers of Ghalcedon) had no ideathat their doctrine of ttie coïncidence of ecclesiastical witli secular jurisdiction could i)e in any way contrary to llie prérogatives of Rome as tlie apostolic see. »

3. Elle apparaît pour la première fois sous la plume da pape Boniface, en 422. Le siège apostoUqtie,p.[2b6^'i6Q.

du 6" canon de Nicée, lequel n'a pas pensé à fixer ou à reconnaître un or do urbium. L'empereur Justinien, dans sa Novelle GXXXI, confirmera la prétention du siège de Gonstantinople, et Rome un jour l'acceptera sans hésitation*. Saint Léon aurait pu l'accepter tout de suite sans plus d'hésitation qu'Eugène IV : en confirmant le 28® canon de Ghalcédoine, il aurait certes encouragé l'ambition del'évêque de Gonstantinople, et c'était un grave danger, mais il n'aurait rien sacrifié du privilège apostolique du siège de Rome.

Il me reste à répondre brièvement à trois arguments subsidiaires de Bishop Gore.

J'ai fait état des appels adressés par des évêques orientaux à Rome, et je suis heureux de constater que Bishop Gore ne conteste pas le fait. Il observe seulement que ces appels n'impliquent pas nécessairement la reconnaissance d'une autorité de droit, divin dans PÉglise romaine. G'est entendu. Je remarque cependant que le concile de Sardique^, qui le premier s'est

1, Le Siège apostolique, p. 577. KiDD, t, III, p. 336. Voyez une note excellente du regretté A. Fortescue, dans J. Masfero, Hist. des patriarches d'Alexandrie (1923), p. 270-271,

2. Le concile -de Rome de 485 écrira que les Pères de Nicée (Nicée = Sardîque) « confirmationem rerum atque auctoritatem sanctae romanae Ecclesiae detulerunt, quae utraque usque ad aetatem nostram successiones omnes Gliristi gratia praestante custodiunt ». Collect, Avellan. 70 (éd. Guenther, p. 159). Je compte

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prononcé sur les appels, déclare vouloir «honorer la mémoire du bienheureux apôtre Pierre ». Je remarque encore que le siège de Rome est le seul auquel on ait persévéramment fait appel, comme si les autres sièges, si glorieux fussent-ils, n'eussent rien qui attirât les appelants ou qui leur assurât une sentence définitive.

J'ai fait état de l'acceptation par l'épiscopat oriental de la formule du pape Hormisdas, de 515. La formule, en effet, est reproduite textuellement dans la lettre Redditis mihi (28 mars 519) deFévêque de Gonstantinôple Jean annonçant au pape Hormisdas sa soumission^. Bishop Gore accuse Jean d'être un pauvre homme, « a poor wedk man », qui a accepté toutes les conditions imposées par le pape Hormisdas et par l'empereur Justin : ceci rend déjà invraisemblable qu'il ait par son préambule vidé la formule de la signification que Rome lui donnait. Mais, en fait, cette préface n'affecte pas la formule et affirme l'union que Jean déclare vouloir entre son siège et celui de Rome^. Jean se soumet

publier dans la fietote d'histoire ecclésiastique, 1925, de Louvain un mémoire sur les recours d'Orient à Rome antérieurs au concile de Chalcédoine.

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