‹ Catholicisme et papauté [microform]Chapitre 28 sur 31 · Collect. Avellan. 159 (p · texte numérisé non relu

Collect. Avellan. 159 (p

2. < Ecclesias, id est superioris vestrae'et novellae istius Homae, unam esse accipio : illam sedem apostoli Pétri et istius augustae civitatis unam esse definio. > Gela veut dire que l'évêque de Rome et l'évêque de Gonstantinôple sont d'accord, et non pas qu'il « identifled his own see with the roman see >, ce qui n'a pas de sens! Rapprocher la lettre Quando Deus du même Jean au même Hormisdas, qui reprend les mêmes termes. Et la réponse d'Hormisdas à Jean, Constderanti mihi. Coll. Avellan. 161 et 169 (p. 612 et 624).

et signe sans en rien retrancher la déclaration exigée par le pape. Il affirme que la parole du Christ à Pierre, Tu es Petrus et le reste, se vérifie dans ses effets, parce que « in sede apostolica inviolabilissempercatholica custoditurreligio » . Il anathématise donc Nestorius, Eutychès, Dioscore, Timothée Aelure, Pierre d'Alexandrie, Acace, Pierre d'Antioche. 11 reçoit toutes les lettres de saint Léon sur la foi. Il veut suivre Rome en tout : « Sequentes in omnibus sedem apostolicam, et praedicamus omnia quae ah ipsa décréta sunt^ et propterea spero in una communione vobiscum quam apostolica sedes praediçat me futurum^ in qua est intégra christianae religionis et perfecta soliditas ». Il s'engage à ne pas recevoir dans les diptyques à l'avenir « sequestratos a communione Ecclesiae catholicae, id est in omnibus non consentientes sedi apostolicae^ », Le pape ne demande pas d'autre déclaration.

La signature obtenue de l'évêque de Gonstantinople (mars 519), l'empereur Justin donne des ordres (avril 519) pour que les évêques signent dans toutes les provinces 2. Dès juin 519, on voit que les libelli signés par les évêques arrivent

1. CoUect. Avellan. 159 (p. 608-609). Ibid. append. IV (p. 800-801).

2. CoUect. Avellan. 167 (p. H21). C'est le rapport des légats au pape : «Noveris sacra... per universas provincias quantocius destinari ». Les légats notent que le peuple a acclamé l'union : < Qualla gaudia facta sint unitatis,... quae laudes quoque beato Petro apostolo et vobis relatae sint... perspicitis »,

à Gonstantinople ^ On apprend plus tard que certains évêques répugnent à supprimer dans les diptyques des noms qui sont chers à leurs ouailles 2. Ces évêques appartiennent au diocèse d'Orient, « pars orientalium^ ». Une lettre subséquente de l'empereur Justin précise qu'il s'agit de « nonnullae urbes et ecclesiae tant Ponticae quanv Asianae ac praecipue orientales », y compris Jérusalem*. Ces Églises ne refusent pas d'effacer des diptyques les noms d'Acace, de Dioscore, des deux Pierre et de Timothée, qui sont portés dans le formulaire romain, mais elles refusent d'effacer les noms des évêques qui en chaque Église participèrent au schisme d'Acace (ce qui était plutôt insinué que réclamé par le formulaire). L'empereur estime que le consentement du pape Hormisdas est nécessaire, il lui demande d'user d'indulgence, et encore ne lui demande-t-il cette indulgence que pour les Églises qui résistent sur ce point bien secondaire, et non pour les Églises qui ont déjà signé le formulaire, « et hoc exceptis urbibus ubi vestrae beatitudinis libellus iam in plénum admissus est ^ ». Le pape répond à

1./ÔM.216 (p. 675-676) :« Laetamur cotidie diversorum episcoporum libelles nobis satisfactionis offerri... Post libellos quos dederunt. et dant episcopi et per ipsos satisfecerunt sedi apostolicae... »

2. ibid. 192(p. 650), lettre de l'empereur Justin au papeHormisdas, 9 juillet 520.

3. C'est Justinien qui l'écrit au pape Hormisdas, fiW. 196 (p. 655), juillet 520.

. 4. Ibid. 233 (p. 701), 9 septembre 520.

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