‹ Catholicisme et papauté [microform]Chapitre 4 sur 31 · F. Prat, Théologie de saint Paul, t. II (1912), p · texte numérisé non relu

F. Prat, Théologie de saint Paul, t. II (1912), p

CATHOLICISME BT, PAPAUTÉ. 29

Gorinthe, ni ailleurs, l'apôtre « n'admet d'autorité capable de tenir la sienne en échec * ». C'est là, du moins, un trait incontestable du caratère et de la méthode de l'apôtre. Mais, en fait, les Eglises par lui établies ne se sont pas tenues à cette volonté, si fortement que saint Paul l'ait exprimée : elles ont accueilli d'autres missionnaires, et nous savons avec quelle vigueur saint Paul a eu parfois l'occasion de les combattre, ainsi dans l'épitre aux Galates. Or, à Gorinthe, la communauté a accueilli ApoUos : tout aussitôt les fidèles ont été divisés, les uns se réclamant de Paul, les autres d' ApoUos, et d'autres encore se réclamant du Ghrist, ce qui était une façon de se rattacher à une autorité plus haute qu'Apollos ou que Paul. Il est cependant une autorité qu'on invoque aussi, et cette autorité est celle deGéphas. Remarquez l'ordre dans lequel Paul range ces autorités, en commençant par la sienne, en nommant celle du Ghrist la dernière, progression certainement intentionnelle : « Il m'a été rapporté par ceux de Ghloë qu'il y a des dissensions entre vous, chacun de vous disant : Moi je suis à Paul! Et moi à Apollos ! Et moi à Géphas! Et moi au Ghrist ! » (I Cor. i, 12). L'apôtre Pierre est-il venu à Gorinthe? Jamais jusque-là. Il y est donc connu, conclurons-nous, connu comme une autorité que l'on met au-dessus de celle de

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