Harnack, Dogmengeschichte, t. Il*, p. HO-Hï
de 464 ans, je ne compte pas moins de 203 années où l'épiscopat (oriental) fut et demeura en schisme avec le Siège apostolique * ». Et si Bishop Gore, comme je l'imagine, n'admet la légitimité ni du schisme issu de l'arianisme, ni du schisme issu de la condamnation de Ghrysostome, ni du schisme d'Acace, ni du schisme à propos du monothélisme, ni du schisme à propos des images, comment peut-il tirer quelque avantage contre Rome de ces 203 années où l'Orient a tourné le dos à la catholicité?
Soit, nous dira-t-on, acceptons que l'Orient a attaché trop peu de prix à la communion catholique (ce serait bien grave déjà !), du moins reste-t-il que ses conciles généraux n'ont accepté de reconnaître à l'évéque de Rome qu'une primauté de même ordre que celle qu'ils réclamaient pour l'évéque de Constantinople. C'est l'histoire bien connue du 28^ canon du concile de Ghalcédoine, en 451, aux termes duquel est reconnue au Siège de Gonstantinople la même primauté qu'au Siège de Rome, en considération de ce que Gonstantinople est ville souveraine comme Rome, bien qu'elle soit au second rang après Rome.
Pouvons-nous oublier pour autant que le pape saint Léon a protesté avec énergie contre ce canon? Que l'empereur Marcien, pour réconcilier le pape Léon et l'évéque de Gonstantinople Ana-