DtJCHESNB, Églises séparées (1896), p
dATHOtlCÎSMB ET PAPAUTÉ. 37
tolios, inspirateur de ce canon litigieux, a promis au pape que Tévèque donnerait toute satisfaction ? Que Léon a insisté auprès de l'empereur, spécifiant qu'il s'agissait pour Anatolios de satisfaire aux lois' mêmes de l'Église? Que l'empereur a décidé Anatolios à se soumettre, et qu' Anatolios enfin a écrit au pape Léon qu'il n'était pour rien dans la rédaction du 28® canon, que seuls en étaient responsables ses clercs qui l'avaient proposé et les évêques qui l'avaient voté, et que d'ailleurs la confirmation de tous les actes du concile de Ghalcédoine était réservée au pape, « cum et sic gestorum vis omnis et confirmatio auctoritati vestrae beatitudinis fuerit reser-vata * » ? L'évêque de Gonstantinople lâchait le 28^ canon comme Bossuet lâchera la, déclaration de 1682, et au pape Léon était laissé le dernier mot. Est-ce là ce que nous appellerons une préséance d'honneur, « an honorary prece^ dency » ?
En réalité, les soixante-dix ans qui séparent le concile de Gonstantinople de 381 de celui de Ghalcédoine, sont les années de la courbe remontante du crédit du Siège apostolique en Orient. Les échelons de cette courbe sont aisément reconnaissables. G'est d'abord le recours de saint Jean Ghrysostome à Rome et l'action du pape Innocent en réponse à ce recours,