‹ Catholicisme et romantismeChapitre 8 sur 33 · INTRODUCTION XXV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXV

Au contraire, voici le paradis que la mère de Villon contemplait au Moutiers dont elle était paroissienne :

Paradis peint où sont harpes et luths Et un enfer où damnés sont boulluz...

L'un me fait peur, l'autre joie et liesse.

Ces trois vers permettent de comprendre comment r Église du moyen âge, qui était si classique^ savait parier au peuple par ses merveilleuses verrières. Ils vivent, les vitraux de la cathédrale, ils réjouissent les yeux des humbles et versent dans les cœurs la joie, les consolations surnaturelles, la crainte de Dieu et Tespérance. Ainsi les choses se subordonnent aux idées et aux sentiments, elles prennent part à la vie religieuse et morale du peuple chrétien.

La plupart des romantiques ne voient que les choses en elles-mêmes.

Quelqu'un se dira peut-être qu'à étudier les romantiques dans cette disposition d'esprit, on s^expose à les méconnaître et à les ignorer. Mais encore une fois, le seul danger que courent, pour le moment, les maîtres du romantisme, provient d*un excès d'admiration de la part de leurs disciples. Admettons cependant qu'ils soient, un jour, exilés de nos programmes ou qu'ils y occupent une place très restreinte : est-ce que le malheur serait si

grand, en vérité? Il ne s^ait.;peut-être pas inapossiblç de prouver qiie ^ plupart . des bçaiijtés au- Ihentiqiiçs et dur.ables du romantjsme, . pji les trouve chez les classiques.

Page 1