‹ Catholicisme, protestantisme et infidélité [microforme]Chapitre 60 sur 80 · LIBERTÉ DE DISCUSSION · texte numérisé non relu

LIBERTÉ DE DISCUSSION

Vous aimez à exprimer librement vos pensées ; l'Eglise ne l’aime pas moins que vous.

ent que les luttes con- > les princes ‘une preuve à leur mériens protesdont on ne ur le Saint Leon, Wolf- ; historiens, s'empêcher, la grandeur en ce genre.

ope, en face ieu des promancipation 5, AUX yeux le bannière,

Vous convous savez sa noble en-

ent vos pen- 18 que vous.

“In necessariis unitas, in dubiis libertas.”— Unité dans les choses nécessaires, liberté dans celles qui sont douteuses, c’est, une de ses plus anciennes et de ses plus célèbres maximes. Le Pape ne décide jamais une question importante, sans l'avoir soumise à la discussion des cardinaux et d'hommes éclairés. Dans les conciles et les synodes, chacun peut donner son avis avec la plus parfaite liberté. En tout temps le Catholique peut appeler de la décision d’une autorité inférieure à celle du Saint Siège. L'Eglise ne condamne pas, comme vous le croyez, la liberté de discussion.

Cette accusation : l'Eglise Catholique est en général opposée aux institutions libérales, et en particulier à ia constitution des Etats-Unis, a été fort bien réfutée par Mr. Baïne. Il dit, en invoquant l’évidence des faits: “Nous afhrmous que, pendant quinze cents ans, lorsque les droits et les libertés d’un peuple étaient compromis, l'Eglise, partout où elle a eu

quelque influence, l’a toujours exercée, ainsi |

que ses enfants, en faveur de ceux qui étaient opprimés et foules aux pieds, et qu’elle a constamment défendu la liberté contre la tyrannie. Nous aflirmons encore que la plus noble charte des droits politiques que le monde ait vu, dans l'espace de dix-huit cents ans, arracher aux

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