INFIDÉLITÉ: OU DERNIÈRE CONSÉ- QUENCE DU PROTESTANTISME
J’APPELLE Infidélité la dernière conséquence logique du protestantisme, et j'ai le droit de lui donner ce nom. Il se trouve des infidèles dans les pays catholiques, mais ils ne le sont pes en raison de la Règle de foi que nous adoptons. L'infidélité ne peut se déduire du principe qui est la base de cette règle, l'autorité infaillible en matière de foi. Le protestantisme au contraire en admettant l’Interprétation Privée de la Bible, comme la seule Règle de sa croyance, rend la foi impossible, et autorise à rejeter tout ce qu' est au delà des vérités de l'ordre naturel, puisque l’interprétation de la Bible ne peut produire de certitude par rap-
port aux vérités de l’ordre surnaturel.
Les observations, que j'ai à présenter dans ce chapitre, s’adressent aux infidèles, quelle que soit l’origine de leur infidélité, ou la manière dont elle s’est formée. Pour peu qu’ils prennent la peine de lire et de réfléchir, ils seront forcés de reconnaître que l’infidélité est en contradiction avec elle-même. Les raisonnements que je ferai seront courts, tels que le demande une discussion familière, mais ils seront concluants. Je dois cependant dire que je m’adresse uniquement à ceux qui, avec une con- ‘ naïssance de l’histoire, sont capables de suivre la suite d’un raisonnement et d’en tirer les conséquences logiques. ‘ |
Je vous proposerai sept arguments princiyaux. Leur évidence sera telle que vous serez obligés de les admettre successivement, et que vous vous trouverez ainsi conduits à reconnaître lautorité infaillible de l'Eglise, ou de vous mettre en guerre avec la raison.
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SECTION I