L ÉGLISE ROMAINE ET LA BIBLE
vérités révélées par Dieu, dit le plus respectueusement du monde l'Eglise romaine.
Mais, se hâte-t-elle d'ajouter, outre la sainte Ecriture, nous avons encore la tradition, qui est aussi bien la parole de Dieu que la Bible.
Il est vrai que cette tradition, transmise oralement depuis les apôtres jusqu'à nos jours, peut paraître à quiconque réfléchit, singulièrement sujette à caution, en regard du témoignage- authentique des apôtres, consigné par écrit dans le Nouveau Testament. En tout cas, dirions-nous volontiers, il faudra soigneusement contrôler cette tradition par le témoignage écrit, qui restera la norme la plus sûre... Mais l'Eglise catholique, au contraire, donne déjà à entendre, dans la citation que je t'ai faite, qu'elle préfère la Tradition à l'Ecriture, car, dit-elle, « Jésus-Christ n'a pas donné aux apôtres la mission d'écrire, mais de prêcher ».
Et puis, dit encore l'Eglise romaine, la Bible demande mainte explication pour être comprise, tandis que la tradition précisément la complète et l'explique ; donc la tradition à elle toute seule suffit.
Conclusion : On peut parfaitement et sans dommage, se passer de la Bible. Même il est plus sûr d'en faire abstraction.
Et voilà la Bible escamotée, comme je te le disais tout à l'heure.
Avec les marques extérieures du plus révérencieux respect, on l'a prisé, remplacée et mise de côté.
— Pourtant les catholiques n'ont-ils pas raison de souligner les erreurs et les contradictions des ignorants lecteurs de la Bible ?
— Cher ami, laisse-moi te répondre trois choses : D'abord, la Bible est facile à comprendre, je me
charge de te le prouver !
Puis mieux vaut mille fois, mal comprendre çer-
taines paroles de la Bible, que de ne pas la lire du tout. Enfin, les erreurs et les contradictions dés lecteurs assidus de la Bible proviennent non pas dé la Bible elle-même, mais de leurs insuffisances personnelles et en particulier de ce qu'ils ne sont pas encore assez pénétrés de l'esprit des Ecritures.
— La Bible est facile a comprendre ? Pourquoi donc as-tu pâli dix ans sur les bouquins avant de pouvoir devenir « ministre de la Parole » ?
— Il y a une grande différence entre l'étude de la Bible faite en vue de la prédication et l'étude entreprise en vue de sa propre édification. Pour la première, on n'est jamais trop instruit; toutes les sciences sont utiles ; linguistique, histoire, archéologie, géographie, anthropologie, psychologie, sans oublier l'expérience personnelle des chrétiens émihents, suppléant à ce qui manque à la nôtre et par dessus tout, le secours de l'Esprit divin. Pour la secondé, un cœur avide de la grâce divine suffit déjà. Que de fois n*âi-je pas entendu dire à mon père, un pasteur également : « La Bible est un livre aussi facile à comprendre, que difficile à enseigner ».
Oui, très facile à comprendre. Christ en était déjà émerveillé, quand il faisait monter vers Dieu cette prière vibrante d'adoration : « Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux petits enfants ))^).
Très facile à comprendre, c'est ce que prouvent surabondamment mille récits . authentiques tirés de
^) Matth. XI, 25-26. — «Pourquoi, dit saint Jean Clirysostome, pourquoi l'Esprit-Saint aurait-il emprunté, afin d'écrire les Evangiles, la plume de publicains, de pêcheurs, de modestes artisans, dé pauvres gens sans doctrine: et sans lettres, si ce n'était dans le but manifeste de mettre un pareil livre à la portée du lecteur le moins instruit?» .Qitc par H. Lasserre, préface des Saints Evangiles, p. IV, (Auteur catholique).
l'église romaine Et LA BIBLE ÏÔ5
l'histôirè du colportage, de l'évangélisatiôn et des nlissions. Un trait, que j'emprunte à un autre ouvrage du pasteur Lortsch : La Bible dans le mondé^) : « Depuis que je lis le Nouveau Testament, disait un charbonnier, dans une région toute socialiste et catholique (Hainaut), je n'ai plus peur de mourir dans la miné ou autre part. Je ne crains plus rien, parce que Dieu est avec moi. Quand je dis cela à mes compagnons de travail, ils se moquent de moi et me disent que, vraiment, je deviens fou ».
Voilà donc un simple ouvrier qui a si bien compris son Nouveau Testament, qu'il en a parfaitement saisi l'expérience centrale : l'environnement continuel , de l'amour de Dieu.
Que de traits analogues ne pourrais-je pas tirer de mes propres souvenirs.
En présence de ces faits, je voudrais tomber à genoux et redire après le Christ : « Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux petits enfants ».
Et vraiment en parlant ainsi la figure de mon ami rayonnait d'une allégresse sans mélange.
Cependant, Jacques poursuivait : « Oui, la Bible est très compréhensible aux âmes simples et c'est pour cela que Rome craint de la leur voir lire. 2) Mais il y a plus. Si même il arrive que l'on comprenne mal telle parole de la Bible, mieux vaut mille fois cela que de ne pas la lire dii tout.
— Et pourquoi, je t'en prie ?
— Parce que les erreurs dans lesquelles on tombe
*) Lortsch, La Bible dans le monde, p. 67.
*) Cf. Mgr. Marius Besson : L'Eglise et la Bible, p. 13 : « L'Eglise ne souhaite point que les simples fidèles, non préparés par d'opportunes études, lisent, commeijtent, Interprètent à tort et à travers la Bible. »
en ne lisant pas la Bible sont mille fois plus graves que celles dans lesquelles on peut tomber en la lisant sans en avoir la pleine intelligence. Il en est de la Bible comme du feu. Suppose une tribu, un clan quelconque d'êtres humains qui, constatant les malheurs dont le feu est parfois la cause, décident de ne jamais en faire usage. Plus de cuisine, tous les aliments sont mangés crus. Plus de foyer chaud en hiver. Plus question de travailler ni les métaux, ni le verre, ni la terre de potier, par conséquent plus d'industrie. Qu'adviendrait-il, je t'en prie, d'une pareille tribu ?
— Je pense qu'elle rétrograderait à .une position inférieure à celle des sauvages connus, à un état fort proche de l'animalité.
— La Bible ressemble au feu. Dans la mesure où des chrétiens en abandonnent l'usage, ils s'enfoncent dans le paganisme. En fin de compte, il se trouve que l'abandon de la Bible constitue à lui tout seul une si formidable erreur, qu'en regard d'une telle aberration, toutes les erreurs auxquelles les lecteurs malavisés du saint Livre ont pu se laisser aller ne sont que peu de chose.
Jadis chez les Egyptiens, le peuple le plus intelligent de la terre, qui fut civilisé longtemps avant les Grecs, on voyait les foules se prosterner devant un bœuf, que les prêtres noyaient de leurs propres mains quand il était devenu vieux.
Aujourd'hui, chez les Hindous, peuple remarquable par ses arts, ses poètes, ses philosophes, on peut voir des hommes, des jeunes filles de haute culture^) intellectuelle, s'enduire de bouse de vache et croire, ce faisant, accomplir un acte religieux.
1) De culture hindouistc. cela va de soi. Voir Gindraux, Histoire du Christianisme dans le monde païen. Les Missions en Asie, p. 82-83.
l'église romaine et la bible 107
Vérra-t-on jamais de pareilles aberrations et de telles insanités chez les lecteurs de la Bible ? Impossible !.
— Tu ne veux pourtant pas dire que les catholiques...
— Gomprends-moi bien, cher ami. Je fais allusion ici à des gens qui n'ont nulle connaissance de la Bible. Le catholicisme au contraire, je le reconnais volontiers, est encore tout imprégné de souvenirs et d'influences bibliques qui le sauvent d'égarements aussi grossiers.
Pourtant, où voit-on les petits linges, les chiffons en lambeaux sécher et pourrir aux branchés des buissons, près des sources miraculeuses de S*-Laurent ou de S*-Maclou ? Est-ce dans les contrées oîi chacun a une Bible à la maison ? Tu sais bien que non !
— Alors, il n'y a d'après toi que sobriété et lumineuse vérité chez les lecteurs de la Bible ? Et que dis-tu de ceci ? L'an dernier on me présenta un traité d'après lequel, un mois plus tard. Christ allait revenir, et le monde actuel prendre fin. Ces belles choses étaient démontrées par maints versets bibliques. J'en ai parlé à l'un de înes voisins, homme pieux, qui s'est fort indigné de cette théorie et m'a expliqué, également avec maints versets à l'appui, que Christ était déjà revenu en 1874.
— Ta remarque m'amène justement à ma troisième affirmation à savoir que les contradictions et les erreurs des lecteurs assidus de la Bible, ne proviennent pas d'avoir trop, étudié ce livre, mais au contraire d'en avoir insuffisamment approfondi l'esprit.
Les hommes dont tu viens de parler, et bien d'autres encore, semblent avoir tiré leurs doctrines de la Bible. En réalité, ce sont leurs propres pensées qu'ils cherchent à fonder sur des paroles scripturaires, ce qui est différent. Mais que le Christ lui-même, Soleil resplendissant
au centre des Ecritures, vienne éclairer et vivifier leurs cœurs, ces mesquineries disparaîtront.
Les propos de mon ami Jacques n'étaient pas sans me faire impression. Mais tout en l'écoutant, je revoyais l'abbé Claudin souriant derrière sa tasse de thé et fixant sur moi son regard aigu. Que ferait Jacques, me disais-je, aux prises avec ce prêtre ?
Je voulus en avoir le cœiir net.
— L'abbé Claudin, fis-je, me démontrait avec une merveilleuse rigueur dialectique que l'infaillibilité de l'Ecriture n'est nullement démontrée en dehors de l'infaillibilité de l'Eglise; et que, fut-elle démontrée, elle ne serait rien saiis l'infaillibilité de la traduction, jointe à celle du texte original, et surtout sans V infaillibilité de l'interprétation.
Qu'aurais-tu répondu ?
— Ce que j'aurais répondu ?
— Oui.
— ^Bien des choses... Par exemple j'aurais pu dire: « Vous avez raison Monsieur, et je suis pleinement d'accord avec vous ».
— Hein ?
— Je pense aussi . que l'infaillibilité du texte de l'Ecriture ne serait rien sans une traduction et une interprétation infaillibles. Mais je vais encore plus loin que lui et je dis que, même jointe à l'infaillibilité de l'interprétation et de la traduction, celle du livre est également sans nulle valeur, pour notre salut.
— Que veux-tu dire ?
— Je veux dire que ce qui, seul, à une valeur pour le salut, c'est de posséder le Christ vivant dans son cœur.
— Et la Bible?
— Je ne pense pas qu'elle soit infaillible. Dès lors, je n'ai pas besoin non plus d'une interprétation infaillible.
l'église romaine et la bible 109
— Tu ne penses pas que la Bible soit infaillible ?
— Nulle part elle ne se donne comme telle.
— Et quand il est dit : « Toute l'Ecriture est divinement inspirée... 1) » cela ne signifie-t-il pas que le Saint-Esprit en a dicté tous les mots ?
— Cela signifie justement le contraire. Quand un patron dicte une lettre à son employé, il lui en donne les termes mêmes. Quand il la lui inspire, c'est qu'il lui en donne très précisément la pensée, mais qu'il s'en remet à lui pour le choix des expressions. Toute l'Ecriture est inspirée de Dieu, non pas dictée... Dès lors, nous ne parlerons pas d'infaillibilité.
— Je croyais que l'orthodoxie protestante...
— Laissons si tu veux l'orthodoxie protestante, et bénissons Dieu : « qui, comme nous le lisions tout à l'heure, s'est révélé en plusieurs occasions et de plusieurs manières par les prophètes et en ces derniers temps par son Fils... » Bénissons Dieu qui nous a donné dans la Bible le glorieux témoignage de cette révélation...
— D'où vient alors votre confiance en la Bible ?
— N'est-elle pas l'unique témoin de cette révélation de Dieu ? en particulier l'unique témoin de l'oeuvre de Christ en Palestine ? Et puis, la Bible ne fut-elle pas écrite par des hommes sincères, qui donnèrent fidèlement le merveilleux message dont ils étaient chargés ? Du reste. Dieu n'a-t-il pas lui-même veillé sur la formation et les destinées de ce livre providentiel, comme cela éclate à toutes les pages de l'ouvrage de Lortsch ? Encore une fois, lis-le entièrement, c'est
) la meilleure réponse que tu puisses avoir à toutes les questions qui te troublent.
— Tu ne crois donc pas que si un mot de la Bible vient à se trouver fautif, tout s'écroule ?
^) 2 Timothée III, 16.
— Jamais ! Si ta mère, en causant, commet une erreur de mécanique ou d'astronomie, diras-tu : « J'ai perdu toute confiance en ma mère ? » Bien loin de là. Le fait qu'elle ignore certaines choses dans le domaine scientifique n'empêche nullement les conseils que lui dictent son amour et sa piété de t'étre infiniment précieux.
Il ne manque pas d'analogie entre cette attitude très naturelle du fils à l'égard de sa mère et l'attitude toute simple et pleine de respect du chrétien cultivé à l'égard de sa Bible. Sauf que pour ce dernier, dans le domaine religieux et moral, sa Bible est en défini- | tive la suprême autorité. Donc nous ne parlons plus d'infaillibilité biblique. Et quand les catholiques pensent nous écraser ea disant : l'infaillibilité de la Bible n'est rien sans celle de l'interprétation, tout simplement ils nous assomment d'un formidable coup de massue... donné à la place où nous ne sommes pas...
— Cette pensée m'est nouvelle. J'y réfléchirai... En attendant avoue qu'il y a quelque chose de vrai
dans ce propos : « la Bible fait des hérétiques ».
— Quelque chose de vrai ? Bien sûr. C'est l'absolue vérité, si l'on entend par hérétique une personne qui n'est plus catholique romaine. Je dirai même : la Bible est la plus grande faiseuse d'hérétiques qui soit; elle est la seule qui affermisse à tout jamais une âme hors de l'Eglise romaine.
— Je me méfie de vos catholiques convertis... Combien, au dernier moment, font appeler le prêtre et reçoivent les sacrements de l'Eglise !
— C'est vrai de ceux qui ne se sont pas attachés à la Bible. Au contraire, quand un catholique s'est mis à étudier personnellement le saint Livre, on peut, comme dit l'apôtre^), « le remettre à Dieu et à la parole de
1) Actes 20, 32.
l'église romaine et la bible 111
sa grâce ». L'œuvre se fera en lui silencieusement, profondément.
C'était le cas au temps des Albigeois, et c'est pourquoi Innocent III, le grand pape, interdisant à tout laïque et aux femmes de lire les Ecritures en français, s'emportait jusqu'à dire d'eux : « que toute bête qui toucherait à la montagne sainte devrait être lapidée ». Tu as lu cela dans le volume de Lortsch ?
— Oui, je l'ai lu.
— Tu as Iti aussi sans douté comment, au temps de Robert Estienne, la Sorbonne combattait âprement les Nouveaux Testaments et les Bibles qui , sortaient de ses presses ? C'était exactement pour la même raison : autant d'exemplaires qui prenaient leur vol à travers la France, autant d'hérétiques qu'on retrouvait ensuite par monts et vaux.
Et c'est pourquoi aussi les papes du XIX°^e siècle ont anathématisé les sociétés bibliques ; et c'est pourquoi encore, en plein XX"^^ siècle, les colporteurs bibliques rencontrent tant d'opposition de la part du clergé dans leur pieux négoce, même lorsqu'ils vendent des versions approuvées de l'Eglise, comme celle de Sacy.
C'est le cas en Suisse comme en France, en Belgique comme en Espagne : quand une personne en est venue à se nourrir de la moelle de l'Evangile, peu importe qu'elle aille encore à la messe ou qu'elle n'y aille plus, qu'elle ait abjuré publiquement le romanisme ou pas encore. C'est une âme virtuellement libérée.
— Et pourquoi cela ?
— La Bible ne contient-elle pas une quantité de paroles qui, peu à peu, sapent la confiance aux saints et à la Vierge, à l'Eucharistie et à l'Infaillibilité ? Mais ce n'est pas tout. La Bible présente Christ. Et celui qui a le Fils, a la vie. Ayant la vie, la vie du Saint-
Esprit, il s'aperçoit tôt ou tard que le reste n'est que fatras humain...
Oui, la Bible fait des hérétiques.
Et voilà la vraie raison de cette attitude étrange de l'Eglise romaine à l'égard de la Bible, attitude faite tout ensemble de politesse, de crainte, de méfiance et parfois de haine.
Mon brave ami, tout en parlant, s'était aninaé jusqu'à passablement hausser le ton. Il me faisait songer à S*-Lambert, mais était loin d'en avoir la distinction. Il se levait, fermant ses poings, comme s'il eut voulu boxer avec quelque antagoniste invisible.
— Toujours des mauvais mots, m'écriai-je. C'est la fureur théologique ! Prenez le meilleur des ministres, mon ami Jacques Marchand par exemple, l'homme doux entre tous ; mettez-le en présence du catholicisme et le voilà devenu féroce.
— Suis-je vraiment si méchant ?
— Tu parles de fatras humain, et sur quel ton 1... Pourquoi toujours se manger les oreilles ?
Jacques éclata de son bon rire, en frappant bruyamment ses genoux de ses deux mains.
— Rassure-toi, dit-il, je n'ai nul goût pour le§ oreilles de personne...
Puis soudain redevenu grave : « On ne peut aimer Dieu et l'Evangile sans être indigné, je ne dis pas contre les catholiques, dont beaucoup, c'est certain, méritent tout respect, mais contre le système abominable qui escamote la parole divine pour y substituer sa tradition à lui... Le cas s'est déjà présenté une fois dans l'histoire. Contre qui, mon cher ami, Jésus (l'homme doux et humble de cœur pourtant) a-t-il prononcé les paroles les plus âpres qui soient jamais sorties d'une bouche prophétique ? Lis l'Evangile^), tu verras
1) Marc 7, 9-23.
l'église romaine et la bible 113
que c'est contre les Pharisiens et contre les Scribes, auxquels il reproche précisément d'avoir annulé le commandement de Dieu pour garder leur tradition. Est-il moindre le crime de ceux qui substituent une tradition humaine, non plus à la loi de l'Ancien Testament, mais au glorieux Evangile de Jésus-Christ ?
— Resté à savoir justement si ce n'est qu'une tradition humaine. Et si l'Eglise était vraiment le porteparole de Dieu ? Si l'Eglise était vraiment infaillible ?
— Si l'Eglise est infaillible, il n'y a pas de doute, la Bible qui fait les hérétiques est un livre pernicieux. Il faut avoir le courage de l'avouer tout haut;..
Mais alors, pourquoi l'Eglise dit-elle que la Bible, elle ausTsi, contient la révélation de Dieu ? Que signifie cette contradiction ?