TOUS LES ASSISTANTS
Marcius! Marcius! Marcius!
SYLLA
Il ne répond plus a la voix de son général, celui qui fut le plus brave soldat de mes armées, le meilleur citoyen de nos villes, le seul qui osa tirer l'épée dans la redoutable forêt de Delphes , le seul qui osa laisser son épée au fourreau dans Rome, quand, selon sa conscience, Lucius Cornélius Sylla ordonna que toutes les épées fussent tirées. (Ii tTàrtête épuisé; des amis le tiennent; il prend la brunch: .) Au revoir, Marché !
(Ou jette Veau lustrale et Von gagne le fond.) MARC!" (S -
Après l'adieu de Sylla, je sais que tu n'entendras pas le mien , Marcius; mais n'importe, ton frère Marcius Népos , qui t'aimait sur la terre , qui te respecte au tombeau et qui te reverra au séjour des ombres , te dit adieu : Marcius Saivenius , adieu ! (Il jette l'eau lustrait sur le cercueil.)
Et moi aussi, Niphé, je veux dire adieu h mon père. (Elle s'approche soutenue par Niphé , prend la branche de cyprèt mains de Marcius Népos.) Mon père!... (Sanglotant.) Mon Père!... (Elle se renverse dans h s bras de sa nourrice. Sylla fait un- signe, on enlève le corps. La unit est tout à fait ver.ue.)
NTPHÉ.
Au retour du Champ de Mars, vous trouverez le festin préparé, seigneurs. (On entend les trompettes qui -«muent un air funèbre. Quatre hommes enrobe brune, la. (ête couvertedHm voile brun. lèvent le corps. Quatre autres les suivent pour les relayer. Le cortège défile. Un des hommes à robe brune se glisse entre deux colonnes, et pénètre dans Vatrium. Quand cet homme est seul, il va droit à la petite table, verse dans Vamphore (forgent b' coni d'un flacon, qu'il tire de sa poitrine ; puis se rapprochant de la chambre de .)Jarcia, il écoute si elle est déserte. Le convoi qui a suivi Vimpluvium reparaît de Vautre côté et s'arrête à la porte de la rue, placée en face de la porte de l'atrium. On dépose le corps.
Marcia s'agenouille une dernière fois près de lui. L'homme à robe brune regarde cette scène à travers les draperies entr' ouvertes.) sylla, de Vautre côté de la cour.
Adieu, ma fille, rentre chez toi. [Niphê relève Marcia et la soutient; elles reprennent le chemin de l'atrium.)
NIPHÉ.
Viens !... viens ! (L'homme cesse de regarder, pousse la porte de la chambre de Marcia, et s'y cache. )