SCENE n
Les Mêmes, CLINIAS, sortant de la maison, puis CHARINUS,
puis MARC1A, puis SYRUS.
' marcia. {Longue stole, visage presque voilé.)
Mon fils, voici la couronne.
charinus, s'avance seul vers le tombeau. Il accroche la couronne à l'un des angles et s'incline.
Divin Cornélius, bienfaiteur de ma famille, reçois cette couronne funèbre, que tous les ans à pareil jour je viens déposer sur ton tombeau. Tu sais, divin Sylla, qu'à l'époque où j'étais éloigné de Rome, que même au temps où j'habitais Athènes avec mon père Clinias, je m'associais par la prière à cette pieuse offrande que ma mère alors te vouait à ma place. Je suis de retour, divin Sylla, j'ai visité les champs de bataille d'Orchomène et de Chéronée, où combattit près de toi mon aïeul Marcius, et je viens te dire : Du séjour des ombres où tu résides avec les héros et les dieur, voille sur nous, divin Sylla. {Il suspend la couronne à l'un des onglet du tombeau.)
VOLEN>.
Bien, jeune homme, très-bien. La Cigale, choisis une autre maison, car tu n'auras pas celle de cet enfant.
Allons bon ! il faut déjà que je déménage.
Allez, Clinias, je vous recommande Charinus.
CLINIAS
N'est-ce pas mon fil?, Marcia ?
CHARINUS.
Me voici, mon père. {Pendant ce temps trois homm>~ entrés en scène, et après avoir marché de long en large se sont arrêtés près d'un banc.)
CLINIAS
Regarde ces trois hommes, Charinus, et salue. L'un c'est la vertu, l'autre c'est la richesse, le troisième c'est l'éloquence.