CICADA, GORGO
Quand il n'a pas?
VOf.EN-.
Quand il n'a pas il prend... De toute façon, vous voyez bien il tient sa promesse. Oh! c'est un Romain celui-là, et le jour où
il sera consul, le vrai peuple sera heureux. ( Cicéron se lève et regarde l'esclave couché.)
GORGO
Consul, Calilina...
VOLENS
Pourquoi pas?.. Qu'a-t-il donc fait pour n'être pas consul? Est-ce parce qu'il a une mauvaise réputation? Qu'est-ce que ça prouve? Caton en a bien une bonne.
C'est moi qui voterai pour Calilina quand j'aurai l'âge.
cicéron, se levant.
Je crois que cet homme couché sur ce banc et qui fait semblant de dormir nous écoute... Venez ailleurs.
LUCULLUS
Soit... quoique nous ne disions rien qui ne puisse se dire.
CICÉRON
Ce qui peut se dire, Lucullus, ne peut pas toujours s'entendre. (Jpcrccvant Gorgo, Cicadact ralcns.) Bon, en voilà d'autres par ici.
CATON
Laissez-moi les chasser, ce sont des paresseux. Quand on pense que la république distribue tous les matins vingt sersterces et une mesure de blé a cent cinquante mille paresseux de cette espèce !
CICÉRON
Pas de violence, Caton. Croyez-moi, quelques paroles amies feront plus que des injures.
LUCULLUS
Et une centaine de sesterces plus que des paroles amies. {Il s'approche. ) Citoyens, la place est bonne puisque vous l'occupiez. Cédez-la-nous un instant, et allez en prendre une autre qui ne sera pas mauvaise non plus autour d'une table là-bas à la taverne de la porte Flaminia. Voilà cent sesterces.
Eh bien ! quand je vous disais qu'il était généreux, mon
patron!
LUCULLUS
Tu es donc mon client, toi?
Certainement. C'est moi qui fais la roue, vous savez bien... quand vous soriez avec voira belle voiture attelée de quatre chevaux... Ah ! si vous ne me non naissez pas, vos chiens me connaissent bien. Eh ! Bibrix; eh ! Jugurtha. (// aboie. )
Vive Lucullus !