‹ CatilinaChapitre 32 sur 138 · ACTE I, TABLEAU II · texte numérisé non relu

ACTE I, TABLEAU II

CÉSAR

Me voilà, madame... Vous savez ce que je vous ai dit, Catilina , à propos de mon médecin.

Merci, César.

charinus , s' avançant vers Catilina.

Mais , je ne me trompe pas , on dirait qu'il souffre... Cnmmo il pâlit... Oh ! si j'osais lui parler... Seigneur ! seigneur !

Qu'y a-t-il, mon enfant?

CHARINUS.

Vous chancelez !

Tu te trompes.

CHARINUS.

Vous avez sur les lèvres une écume de sang.

Chut!

charinus, lui tendant une gourde.

Oh! tenez, seigneur, buvez, buvez, et ne méprisez pas le vase; il a été sculpté par un pâtre du mont Olympe.

Merci, mon enfant, merci.,, (// boit.) Veuillez m'altendre un instant. (Apercevant Curius qui rause avec Orestilla . il sarnte et regarde.)

ORESTILLA.

Curius , vous me fatiguez ; je veux écouter César, et vous me forcez de vous entendre. Taisez-vous.

CURIUS

Madame, j'ai du malheur près de vous... Vrai, je mérite mieux...

ORESTILLA.

Si Fulvie était là , me diriez-vous tout ce que vous me dites ? Fulvie que vous ne quittiez pas plus que votre ombre. Que los hommes sont perfides , César!... Prenez garde, Curius : Fulvie est jalouse.

curius.

Jalouse... [Il regarde autour de lui.)

césar , à Orestilla.

Vous l'avez fait pâlir de pour ce pauvre Curius... Ah ! voilà un homme qui aime.

ORESTILLA.

Vraiment ! Je le regarderai de plus près demain. (A Catilina.) Et depuis quand , Catilina, êtes-yous dov^iu $\ ,„n.

Pauvre Rome ! Toutes les fois qu'elle possède quelque chose beau , cette chose lui vient de la Grèce.

en

ment! vous accomplissez un exploit,digne d'Hercule, vou« lancez le disque de Remus, vous chassez Caton , deux triomphes et vous ne venez point recueillir nos remercîments et nos bravos!

Vous avez là, madame, un charmant flacon.

ORESTILLA.

rinthe' neSt"Ce paS ; * est d'or' et sculPté Par Ephialtes de Go-

CÉSAR

Pauvre Rome ! Toutes les de

Voulez-vous me le céder, madame? je vous donnerai c échange le vase murrhin que vous daignâtes remarquer dans mon vestibule la dernière fois que vous me vîntes voir.

ORESTILLA.

Prenez. Continuez , seigneur Julius ; ce que vous me disiez m interesse fort. l™

catilina , revenant à Charinus.

Jeune homme , rendez-moi un service.

charinus.

Volontiers, seigneur.

Cette gourde, dont la liqueur. vient de me rappeler à la vie donnez-la-moi. »

charinus.

Avec bien du bonheur. Gardez-la.

Mais à une condition : acceptez en échange ma gourde, à moi , que voici. '

CHARINUS.

Oh ! seigneur, ce flacon est trop précieux... Je ne puis.

Par grâce !

CHARINUS.

Je consulterai mon père. Il va venir : et s'il y consent iVcepterai, seigneur... ■ J

Je me charge d'obtenir son consentement... Prenez toujours.

orestilla, montrant à César une litière qui entre. César, César, voyez donc !

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