SCENE IL Les Mêmes, CORNÉLIUS, SYLLA, MPHÉ, s avançant vers lui
NIPHÉ.
Seigneur Cornélius Sylla, c'est bien tard.
6 CATILLNA.
.marcius, se retournant.
Ah!
AUFENL'S.
Je vous avais bien dit qu'il viendrait.
HARCltlS NÉPOS,
Croyez-vous qu'il m'ait entendu?
AUFÉNUS.
Croyez-vous qu'il soit devenu sourd ?
sylla, tranquillement.
Bonjour, Xiphé.
tous saluent profondément Sylla.
NIPBÉ.
Asseyez-vous, seigneur.
sylla. écartant de la main ceux qui V empêchent de voir le lit funèbre.
Mon pauvre Marcius a donc vécu ?
NIPHÉ.
Hier, il est mort en vous appelant.
SYLLA
Oui... depuis quelque temps , non-seulement les mourants m'appellent, mais encore les morts... Hier, c'était ton maître, Niphe... avant-hier c'était mon fils Cornélius...
MPHÉ.
Votre fils Cornélius... vous avez revu votre fils, seigneur?
SYLLA
En rêve... il est venu m'inviter à l'aller rejoindre lui et sa mère Métella. [Avec un sourire.) Et j'y vais... Mais revenons à ton maître, Niphé. Lui aussi m'a appelé, dis-tu? Pauvre Marcius...
Oui ; et quand la nuit est venue, quand l'obscurité a envahi la chambre , il a cru voir apparaître votre ombre au chevet de son lit... Les mourants ont de telles visions, vous le savez... Alors, il a étendu la main pour serrer la vôtre, tout en murmurant une espèce de reproche.
SYLLA
Lequel ?
NIPHÉ.
Sylla, a-t-il dit, a craint sans doute que la vue d'un mourant ne portât atteinte à son bonheur.
SYLLA
A mon bonheur !... 11 y a plus de trois ans que nous ne nous étions vus, et il croyait toujours à ma fortune... il voyait tou-