PROLOGUE, TABLEAU I
jours eu moi Sylla l'heureux... Sylla l'amant de Vénus... Sylla à qui l'on dérobait un fil de sa toge pour avoir une part de son bonheur... Il ne savait donc pas que moi aussi je m'en vais mourant, que je me meurs !...
MARCltJS N'ÉPOS.
Entendez-vous, Aufénus ? il l'avoue lui-même ; le froid du tombeau le gagne.
SYLLA
Marcia est au logis, m'a-t-on dit?
NIPHÉ.
Là, dans sa chambre.
SYLLA
Niphé, tout le monde est-il réuni ?
NIPHÉ.
Oui, seigneur 1
SYLLA
Les parents du mort sont ici?
NIPHÉ.
Nous n'avons d'autres parents que le seigneur Marcius Népos.
SYLLA
N'est-ce pas lui que je vois là-bas ?
NIPHÉ.
Oui, seigneur !
SYLLA
Appelez Marcia, je vous prie, Niphé.
Niphé, va ouvrir la porte à gauche avec une clef qu'elle porte à sa ceinture.
AUFÉNUS.
Avez-vous vu comme il vous a regardé ? Il a l'œil encore bien mauvais.
MARCIUS NÉPOS
Vous savez bien que chez le serpent l'œil est la dernière cho^e qui meure.