‹ Catulle et ses modulesChapitre 3 sur 19 · PRÉFACE. IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. IX

doute que je ne suis pas tout à fait d'accord avec M. Couat sur certains points f*J; on s'apercevra plus souvent encore qu'il a singulièrement facilité mes recherches en m'épargnent des préliminaires qui, sans lui, eussent été indispensables.

La littérature qui a fleuri dans l'Orient grec, sous les successeurs d'Alexandre, a eu un puissant attrait pour les écrivains latins; les plus grands lui doivent beaucoup; les élégiaques surtout en procèdent directement. Ce rapport, signalé il y a déjà longtemps par Merkel^, par HertzbergW, par HauptW, n'est aujourd'hui contesté par personne. Mais il s'agit de savoir jusqu'à quel point Catulle, qui est chez les Romains le père de la poésie légère, s'est inspiré des modèles récents. Dans quelle mesure les emprunts qu'il leur a faits se combinent-ils chez lui avec les souvenirs que lui ont laissés les maîtres de l'Âge classique? Est-il vraiment, comme on l'a dit, (cun alexandrins dans sa langue? Il m'a semblé qu'il y avait un peu d'exagération à le prétendre et que le moment était peutêtre venu d'apporter quelques corrections aux jugements des critiques qui ne veulent voir en lui que le disciple de Callimaque; des livres savants, leur opinion a passé dans les ouvrages de vulgarisation destinés à l'enseignement; je croîs nécessaire d'en restreindre ia portée. Je ne suis pas, du reste, le premier à l'avoir senti; un des érudits les

^'^ Voir, sur l'ouvrage de M. Couat, les réserves exprimfk» par M. Jules Girard dans ses Etudes sur la poésie grecque, p. 807; i'Aleœandrinisme {Bévue des Deux-Mondes , i883, t. LX , p. 91 ).

<■) Prolmio ad Ihin [x^ir]).

^'^ Quaestiones Propertianae , cap. vu ( 1 8 4 3- 1 8 4 5 ).

^*^ Index lectionum aestivarum i855 Aead, BeroL [Opusc, t. II.)

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