‹ Catulle et ses modulesChapitre 4 sur 19 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

pi as sagaces qui se soient occupés de Catulle, M. Ëllisl'^ a déjà représenté qu'il y avait lieu de reconnaître dans ses imitations deux catégories de sources bien distinctes et d'égale importance; je me suis efforcé de le montrer à mon tour, en soumettant à un examen attentif tout le recueil du poète. On a dit quelquefois que la littérature alexandrine avait été longtemps inconnue ou dédaignée à Rome; elle avait donc pour Catulle le charme de la nouveauté; on explique ainsi qu'il s'y soit donné tout entier, une fois qu'il l'a eue découverte. Je crois que c'est là une autre erreur, et d'autant plus grave qu'elle est la principale cause de la première ; je me suis attaché à la combattre dans une étude publiée à part, qui peut servir d'introduction à celle-ci (^); c'est un tableau des rapports que la poésie romaine eut avec la poésie alexandrine avant Catulle; M. Baebrens en avait donné l'esquisse dans les prolégomènes de son édition '^^ Avant d'aborder Catulle, il m'a paru nécessaire de déterminer quelles ont été chez les Romains les origines de la* poésie lyrique et de la poésie légère; je prends la liberté de renvoyer le lecteur à cette notice préparatoire qui ne pouvait trouver place ici.

(') R. Ellis, Commentar^ on CatuUus, Oxford, a* ëdit, 1889; Prol^gomena, p. xxxix. Voir aussi Tëtude de M. Cartault, Catulle, sa vie et ton OBuvre {Revue internationale de l'enseignement, 1889, t. XVII), notamment p. a5.

^*^ G. Labye, L'alexandrimsme et les premiers poètes latins. — Les Grecs prtfesseurs de poésie chez les Romains, — Ualexandrvmme cket les précurseurs et les amis de Catulle, {Revue internationale de V enseignement , 1893611894.)

^'^ Catulli opéra, éi, BaebrenB (1 885), vol. II; Prolegomena, p. 1 à ââ.

PRÉFACE. u

(T Depuis dix ans, disait récemment un critique, on a écrit sur Catulle l'équivalent de quarante fois au moins le volume de ses œuvres ^^K -n J'ai trouvé dans cette quantité exceptionnelle de travaux un secours des plus efficaces; je suis particulièrement redevable aux prolégomènes de M. B. Schmidt (1887), aux prolégomènes et aux commentaires de MM. Benoist (1882), Biese (188/i), Baelirens (i885), EUis (2° édit, 1889) et Thomas (1890), quoique je n'aie pas négligé, à l'occasion, de recourir aux dissertations spéciales analysées par M. Hugo Magnus dans le Jahresbertcht de Bursian^^^, et k celles qui ont paru plus récemment encore; on les trouvera indiquées à leur plrfce. Les éditeurs ne s'accordent pas sur le système à suivre pour couper certaines pièces du recueil de Catulle; de là diverses façons de les numéroter ; je citerai toujours le texte d'après l'édition de MM. Benoist et Thomas. Je renvoie à celle de Bergk pour les fragments des anciens lyriques (inédit., 1882) et à celle de Schneider pour les fragments de Callimaque (1873).

^*' M. Max Bonnet dans la Remte critique, 1890, f. Il, p. 33/j. ^•ï T. XV (1887), 3,p. i/iSetsuiv.

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