‹ Causeries avec les enfantsChapitre 5 sur 20 · LE CALCUL · texte numérisé non relu

LE CALCUL

Voilà la planche noire. Voilà nn bâton de craie. La planche est noire, de couleur noire. Comprenez- VOUS ? — Oui, nous comprenons. — La craie est-elle noire ? — Non. — Elle est blanche. La robe de Julie est-elle noire ou blanche ? . . . Je montre la robe de Juhe. — Elle est noire. — Le col de George est-il noir ou blanc ? — Il est blanc.

Voyez! je prends la craie dans ma main et j'écris sur la planche : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10. Ce sont des chiffres. Je lis les chiffres. Lisez avec moi. Un^ deux^ etc.

George montre les chiffres deux^ quatre^ six. Parle. ... C'est bien.

J'écris sur la planche noire beaucoup de chiffres^ 11, 12^... 20, 21. . . . J'écris tous les chiffres jusqu'à 100. Lisons ensemble tous les chiffres. Imitez ma prononciation. C'est bien.

Faisons des additions.

George, additionne deux et deux. Combien font deux et deux? — Deux et deux font quatre.

Je double dix : j'ai vingt. Olive, double trois.

— Je double trois : j'ai six. — Additionne quatre et huit. — Quatre et huit font onze. — Non, amie, ton opération n'est pas exacte. Quatre et huit font douze. Combien font quinze et vingt ? — Trente-cinq.

Voilà l'addition, mes enfants. Il y a quatre opérations dans le calcul. Les voici : l'addition, la soustraction, la multiplication, la division.

Faisons quelques soustractions.

Je prends deux nombres, 8 et 5. Quel est le grand nombre ? — 8. — Quel est le petit ? — 5.

— C'est bien. J'écris le grand nombre au-dessus et le petit nombre au-dessous. ... Ne comprenez- vous pas aie-dessus et au-dessous ? — Non. — Regardez ma main : elle est au-dessus de la table. La table est au-dessous de ma

main. Voilà le plafond : il est au-dessus de nos têtes. Comprenez-vous ? — Nous comprenons.

J'écris donc le grand nombre 8 au-dessus du petit nombre 5. Où est 5^ George? — Au-dessous de 8. — Eh bien ! j'ôte le petit nombre 5 du grand nombre huit : il reste 3.

Vous ne comprenez pas ? Kegardez. Voilà huit pommes sur la table. J'ôte ime pomme, deuX; trois, quatre, cinq pommes. Combien de pommes reste-t-il sur la table ? — Il reste trois pommes.

Je recommence la soustraction. Je prends deux nombres, 12 et 4. J'écris le grand nombre 12 au-dessus, le petit nombre 4 au-dessous. Je tire une ligne. J'ôte 4 de 12. Il reste 8. J'écris 8 sous la ligne. Quel est le reste de la soustraction ? — 8.

Nous connaissons l'addition et la soustraction, mais nous ignorons la multiplication et la division. — Non, monsieur. — Tu connais les quatre opérations en anglais, George, mais les connaistu en français ? — Non. — Connais-tu la table de multiplication ? — Oui. — Voyons. J'écris la table de multiplication sur la planche noire.

Combien font 2 fois 2 ? — Quatre. — 2 fois 3 ? — 6.-2 fois 10? — 20,— 3 fois 5? — 15.— C est très-bien.

Faisons une division. 15 : 3 = 5, Lisons. Quinze divisé par trois donne cinq.

Marie^ divise six par deux. — Six divisé par deux donne trois.

Vous êtes fatigués^ mes petits amis. Je termine la leçon. Au revoir.

YIII.

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