LES CHAMPS^ LE PINSON
Aimez-vous les champs, mon ami? — NoD, monsieur. — Y allezvous quelquefois? — Oui, mes parents passent tous les ans deux mois à la campagne, pendant les vacances, quand mon père peut quitter le tribunal. — M. votre père n'aime-t-il pas les champs? — Oh que si! c'est son bonheur d'y vivre ; il dit qu'il se repose dans la nature. — Oui, loin du bruit des hommes, et du tracas des procès et des affaires. — C'est comme cela qu'il parle. — Et vous êtes malheureux à la campagne? — Oui. — Poui'quoi? — Vous t'ouriez toujours, quand je parle de la sœur de mademoiselle. — C'est sans méchanceté, mon ami. — Elle ne va jamais h la campagne. — Je comprends votre chagrin : quand elle sera grande et vous aussi, il faut la mener aux champs, et vous verrez comme la nature est bonne et belle.
N'aimez-vous pss les champs, madame ? — Si, monsieur, je voudnùs y passer ma vie, l'été du moins. — G. Sand aime la campagne même l'hiver. L'amour des champs est le signe d'une belle Sme. — G Sand a-telle une belle âme? — Lisez son Hittoire de ma Vie, madame, et vous n'i^n douterez plus. Vous y aurez le spectacle d'une Hes plus nobles créatures de Dieu. Ne parlez jamais d'elle avant d'avoir lu cette œuvre. — Pouvons-nous lire ses romans? — Pas tous, maïs choisissez les grands et les irréprochables, et ne jugez pas les autres de peur de vous
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tromper. — Lesquels faut-il lire ? — La Mars au dîMe, la seule œuvre, dans les temps modernes, dit Sainte-Beuve, qui ait rendu au monde la beauté grecque. Cest beau comme Sophocle et comme Phidias. LiseE La petite Fadgtie^ La viUe noire^ François le champi. Après ceuxlà, demandez-m'en d'autres, je vous en indiquerai vingt, les plus grands et les plus purs des romans contemporains ; et n'oubliez pas que cette femme est le premier artiste du XIX* siècle. Les plus belles pages sur la nature sont sorties de sa glorieuse plume. — Elle vit presque toujours à la campagne, n'est-ce pas, monsieur? — Oui, c'est là qu'elle trouve ses plus belles inspirations ; c'est de là qu'elle s'élève au del pur de la poésie et de l'amour, où elle nous emporte avec elle, dans les livres que je viens de vous nommer. — Oui, les habitants des champs ont leurs scènes poétiques aussi. — Sans doute, ils ont les plus douces.
Quand vous irez en France, vous verrez Paris, Rouen peut-être, mais aurez-vous le bonheur de voir les champs, les fermes, et d'y vivre au printemps? Je vous souhaite au moins une soirée à la campagne, un crépuscule du soir, avec le rossignol, ou le pinson seulement. — Qu'est ce que le pinson ? — C'est en Angleterre et en France l'oiseau du fermier ; court et gros, fort et sans grâce, puissante poitrine, larges épaules, c'est comme Fimage du paysan ; et il se tient près de lui, dans la prairie, derrière la basse-cour. ^ Il ne chante que son berceau, dit Michelet, et cela d'une même note, mais d'une âpre passion, d'une émulation extraordinaire. Mis en face d'un rival, il la redira huit cents fois de suite ; parfois il en meurt. . . H donne la vie pour la victoire." Ce chant répété coup sur coup, avec force et éclat, a une monotonie qui parle, et exprime la vie du travailleur des champs. Les saisons et les années, leur
retour régulier et toujours le même, qui soumet le fermior à la lenteur, à la oonstauce, à la patience, au courage, à la lutte incessante et ardente pour triompher et aider la terre à produire, voilà la poésie du pinson. — Y a-t-il de la poésie dans la monotonie? — Oui certes, la nature n'a-telle pas dans sa marche cette monotonie ? Sort-elle jamais de ses voies et de sa course étemelle, qui revient sans cesse sur elle-môme ? Laissez le pinson dans sa place, et allez l'écouter là.
Cest au mois de mai ; il est six heures du soir ; le soleil descend à l'horizon. Vous êtes assise sur le gazon, madame, sous les pommiers de la prairie. Tout est calme dans la nature ; la paix, la sérénité vous enveloppe. Les murs de la basse-cour sont à vingt pas de vous; vous entendez les bœufs beuglants et les brebis bêlantes, qui rentrent dans les étables, pendant que la voix du chien et celle du garçon de ferme leur crient de presser le pas. Cependant vous voyez à travers la haie d'aubépine toute verte de ses jeunes feuilles, et couverte au sommet de ses petites fleurs blanches courtisées tout le long du jour par les abeilles du jardin, vous voyez le laboureur qui revient lentement, assis sur sa grosse jument, silencieux et immobile, comme les champs qui l'entourent et le soleil qui se couche en souriant
Vous êtes immobile aussi, madame, et silencieuse, et vous rêvez doucement, bercée par la poésie des champs, du crépuscule, et des solos 'que vous chantent sur le pommier et sur les haies les musiciens de Dieu. Le pinson aU'dessus de votre tête jette cent fois dans les airs sa chanson de trois paroles, haute, vigoureuse, et passionnée. ''^ Salut ! salut ! salut ! " S n'a pas le temps de respirer, il brûle d'adorer et de saluer la prairie, le soleil du couchant.
et les bœu6: <' salut! salut! victoire! que la nature est belle ! bravo ! salut ! " • • • et cependant le merle siffle sur la haie là-bas, et son frère, un autre merle, répond comme nn écho de l'autre côté du petit champ, dans sa prairie K lui. • . Ecoutez, madame, ce doux cri mélancolique coucou, cou-cou, qui vient de bien loin, et se prolonge, et se répète pour vous charmer, car la colline a dit aussi d'une voix mystérieuse et maligne cou-cou. . . Êtes-vous fâchée, madame, d'avoir passé dans la prairie une heure loin du monde, dans la paix de la nature, avec les pommiers, la montagne, Taubépîne, et les artistes du soir? — Non, certes, monsieur, je suis ravie ; mais est-ce un tableau réel ?
— Oui, sans aucune fantaisie : le pinson, le merle, et le coucou sont toujours là, le soir d'un beau jour de mai. J'ai eu le bonheur de les entendre cent fois, et aucune langue ne peut donner une idée du charme de leur musique dans les champs. — Ce n'est pas comme le chant du rossignol ?
— Ne comparons pas ces voix de Dieu ; le rossignol n'avait rien à vous dire dans la prairie du fermier, dans ce ûoux royaume des coucous, des pinsons, et des merles ; laissez-le dans ses bosquets, et dans le sublime mystère des nuits. — Pourquoi le rossignol ne chante-t-il pas avec le pinson et le merle? — Connaissez-vous les bergers de Virgile ? — Je les ai presque oubliés ; j'ai traduit autrefois quelques Eglogues ; je me souviens de Tityrus. — Eh bien ! vous avez vu là le monde du pinson. Ecoutez.
^MiLiB^B. — O Tityre, étendu sous le feuillage épais d'un hêtre, tu essayes des airs champêtres sur ton léger chalumeau. . • . Mollement couché sous l'ombrage, tu apprends aux forêts à répéter le nom de la belle Ama* ryllis. • • •
Heureux vieillard 1 près de ces fleuves que tu connids, au milieu de ces fontaines sacrées, tu jouiras de la fraîcheur et de Tombrage! Ici les abeilles de FHybla, en venant butiner sur la haie de saules qui te sépare du champ voisin, t'inviteront souvent à dormir par leur léger bourdonnement ; là au pied de cette roche élevée, le vigneron fera retentir Tair de ses chansons, pendant que roucouleront les ramiers et que la tourterelle ne cessera de gémir au sommet des ormes.
TiTTSE. — O Mélîbée, tu peux reposer avec moi cette nuit sur un lit de feuillage. J*ai des fruits savoureux, de tendres châtaignes, et du fromage en abondance. Déjà fument au loin les toits des fermes, et l'ombre descend en s'allongeant du sommet des montagnes."
Que c'est doux et beau, monsieur! — Oui, voilà les champs : le vigneron de Virgile, c'est notre pinson ; les ramiers qui roucoulent, c'est le pigeon sur le toit de la ferme ; et la tourterelle gémit sur les ormes, comme le coucou dans l'écho de nos montagnes.
Ne m'avez-vous pas demandé, madame, pourquoi je ne vous ai pas donné le rossignol dans la prairie? — Si. — Que ferait Achille ou Hector auprès de Tityre et de Mélibée, et la trompette guerrière ne troublerait-elle pas les sons du chalumeau rustique ? — Si, monsieur : la nature a bien fait. — Elle ne se trompe jamais.
l'hirond:
Les payBHDs aimei pinson, monûeur ? — San
moiselle dit qu« vous monti-ez que le bon cdi
— Je ne sais ce que vc ouUila uu mauvais côté barbares, monsieur. — ] pliqutr. — La sœur de n lu hier soir une page de
bifiu! — Vous aveugles les pauvres pinsouB de vos prairies.
— Oui, mon ami, et lous ne douiez pas, j'espère, que je ne partage votre indignation et celle de mademoiselle. Mais ne diies pas. je vous en conjure, que les Français wnt îles barbares, car ils sont autant révoliés que vous Américains de la barbarie de quelques français. J'eu8.=e voulu en vi-rité vous cacher cette atrocité, tiia>a puisque la sœur de mademoiselle n révélé le crime, j'ouvre la page de Michelet.
L'historien de l'oiseau avait un dimanche d'été fwt une visite au Pré-aux-Cl- rcs.— Qu'est-ce que le Pré-aux -Clercs?
— Cest l'ancien nom du marché aux oiseaux de Paris. — Vous vendez là les esclaves ailés. — Oui, madame, l'homme est le plus cruel des animaux. M. Michelet vit donc là un pinson aveugle. "Nu! spectacle plus pénible. Il faut avoir une nature étrangère à toute iiarmonie,uneîime barbare, pour
acheter par une telle vue le chant de cette victime." — Chantait-il ? — Oui, le malheureux virtuose chantait, ^ ÊEÛsant un indomptable effort pour poursuivre la lumière, la cherchant toujours en ^ut, et puisant son chant dans rinvisible soleil qu'il avait gardé dans Fesprit" — Avezvous vu des pinsons aveugles ? — Hélas ! oui, j*en ai vu cent. — Pourquoi enlèvent-ils la lumière aux pinsons ? — Pour les faire chanter davantage. Le pauvre musiden des champs n'a plus alors aucune distraction, il met toute sa vie dans le souvenir du soleil et le chante sans cesse ni repos. . • • O doux barde de nos prairies, conmie le poëte d'Albion, qui célébra les splendeurs du ciel et le bonheur de FEden, tu es plongé dans les ténèbres de la nuit, et comme lui tu te retournes vers le jour de ton âme pour saluer avec transport la lumière qui y brille !
Mais quittons ce triste sujet, et parlons de l'hirondelle de France. — Est-ce aussi un oiseau des champs ? — Oui, le plus aimé et le plus ravissant, le maître de toutes les maisons et de tous les cœurs. H faut vous imaginer la petite maisonnette du campagnard, sans vestibule, avec une porte qui ouvre sur le chemin, et un plafond haut de sept pieds seulement L'hirondelle y pénètre à toutes les heures du jour et j place son nid. Le voilà, bâti de terre et fortement attaché dans l'angle du mur et du plafond ! Vous pouvez y mettre la main, et caresser les petites hirondelles. — Et la mère n'a pas peur ? — Point du tout ; elle sait qu'elle est comme un être sacré.
" Dans un logis de campagne où mon beau-père faisait l'éducation de ses enfants, dit Michelet, il leur tenait la classe dans une serre où les hirondelles nichaient, sans s'inquiéter du mouvement de la famille, libres dans leurs
ftllureB, tout occupées de leur couvée, sortant par la fenêtre et rentrant par le toit, jasant avec les leurs très-haut, et plus haut que le maître, lui faisant dire, comme disait saint François: ' Sœurs hirondelles, ne pourriez-vous vous taire?'
^ Le foyer est à elles. Où la mère a niché, nichent la fille et la petite-fille. Elles y reviennent chaque année ; leurs générations s'y succèdent plus régulièrement que les nôtres. La famille s'éteint, se disperse, la maison passe à d'autres mains, l'hirondelle y revient toujours ; elle y maintient son droit d'occupation."
Son vol est très-rapide, n'est-ce pas? — Oui, madame, prodigieusement; elle fait quatre-vingt lieues par heure, environ trois cents milles. — Cest incroyable. — Et son vol est cirailaire, elle revient sans cesse et vous jette dans im tourbillon de rêves ; elle passe mille fois devant vos yeux en un instant, et vous sentez sur votre joue le vent de son aile. Écoutez cette page émue et poétique, qui n'est que l'expression des émotions de tous en France.
^' Nous voyons bien son vol, jamais, presque jamais, sa petite face noire. Qui donc es-tu, toi qui te dérobes toujours, qui ne me laisses voir que tes tranchantes ailes, faux rapides comme celles du temps ? Lui s'en va sans cesse ; toi, tu reviens toujours. Tu m'approches, tu m'en veux, ce semble, tu me rases, tu voudrais me toucher. Tu me caresses de si près, que j'ai au visage le vent, et presque le coup de ton aile. Est-ce un oiseau ? est-ce un esprit ? . . . Ah ! si tu es une âme, dis-le-moi franchement, et dis-moi cet obstacle qui sépare le vivant des morts. Nous le serons demain : nous sera-t-il donné de venir à tîre-d'ailes revoir ce cher foyer de travail et d'amour ? de dire un mot encore, en langue d'hirondelle, à ceux qui, même alors garderont notre cœur ? "
Michelet est poëte, monsieur. — Oui, mademoiselle, c'est sa gloire et sa grandeur. — Croyez-vous que l'hirondelle soit un esprit? — Je Tai cru souvent; c'est au moins un être merveilleux, une fascination étrange. — Croyez-vous que les âmes reviennent sur cette terre ? — Peut-être ; c'est une douce et riante pensée. — La fin de la page que vous avez lue est mélancolique. — Oh! oui; la mélancolie est au bout de toutes choses en ce monde, parce qu'elles sont passagères, et que nous sommes mortels.
Les hirondelles émigrent, n'est-ce pas, monsieur ? — Oui, mademoiselle, elles vont chercher ailleurs la chaleur et la lumière. — Quand reviennent-elles eu France ? — Vers Pâques : elles apportent et annoncent le doux printemps. — Arrivent-elles toutes ensemble? — Non, elles partent ensemble des pays du soleil, mais la route est longue, et nombreux les dangers du voyage. C'est une grande émotion au village que le retour de la première hirondelle, et une des joies les plus pures. On l'attend depuis que Therbe verdit la campagne, et que la jeune feuille est sur l'arbre.
Soir et matin, et tout le long du jour, on regarde après la noire messagère, après la chère fée aux mille cercles, et l'on écoute sans cesse. Le passant s'arrête vingt fois dans les sentiers des champs, et crie au laboureur qui arrête ses bœufs. " François, u'as-tu pas vu encore l'hirondelle ? " Cette fois François l'a vue, il y a une heure environ ; il était quatre heures : *^ deux alouettes chantaient au ciel sur ma tête, quand tout à coup j'ai vu les cercles tourner autour de mes bœufs, et courir entre leurs cornes, plus rapides que le vent, et glisser sur ma joue. — L'as-tu entendue ? — Mes oreilles sont pleines de ses doux cris. . . . Me voici ! me voici ! disait-elle, salut ! bonjour ! . . . Voilà les deux grands bœufs roux marqués de blanc, et toi l'ami François,
et ton vieux chapeau sans visière. . . . As-tu vu mes soeurs et mes filles ? ... Je coura au village, au foyer de Jeanne. ... La porte est-elle ouverte pour la messagère des bf aux jours ? "
Dit-elle tout cela, monsieur ? — Oui, madame, plus vite que notre langue ne puisse renoncer, et bien d'autres choses que nous sommes incapables de comprendre. — Michelet dit-il cela du retour de ThirondôUe ? — Non, mademoiselle, on ne peut pas tout écrire. Je vous parle moimême, et ne vous communique que ce que j'ai vu et entendu.
— On doit être triste à la campagne quand elle émigré. — Oui, ce sont de mauvais jours ; c'est en automne, quand les feuilles jaunissent et tombent, poursuivies par le vent qui les maltraite et les roule à travers la plaine et dans la vallée, loin de l'arbre qui les nourrit. — Partent-elles une à une comme elles viennent ? — Non, elles s'en vont toutes ensemble, en famille. Vers le milieu d'octobre, si je ne me trompe, le campagnard sent que son foyer va être abandonné. Il n'a pas entendu jaser ses hirondelles ce soir, depuis quatre ou cinq heures ; il les cherche vainement autour de sa maison. ^' O fenune, elles vont partir, dit-il, avant trois jours ; elles sont allées à l'assemblée." — A l'assemblée ? — Oui, elles ont de grands meetings avant le voyage. — Où ? — Au sommet du clocher d'une des églises du canton. Il y en a là mille et mille ; elles viennent de quinze ou vingt villages des alentours, pour fixer le jour du départ — Que font-elles là? — Elles sont dans un mouvement prodigieux, volant en cercle et se rencontrant, et se croisant sans cesse. Elles ont tant de choses à se dire ! — Parlent-elles ? — Jamais assemblée humaine n'entendit tant de communications, de questions, d'objections, et d'éloquence.
— Que disent-elles ? — Dieu seul peut tout entendre ; je
n'ai compris que ceci ; *^ Mes sœurs, il État partir, les nuits sont froides, Thiver arrive. . . • Ma fermière ferme sa porte à l'approche du soir. . . . Les vaches ne vont plus dans la prairie. • . . Les arbres sont jaunes. ... On a battu les pommes et les noix. ... Il n'y a plus de moucherons dans l'air pour nous nourrir. . . . Partirons-nous demain ? . . . Non, nous ne serons prêtes qu'après-demaîn. . . . Toutes les sœurs de votre village sont-elles ici ?.. . Tous vos enfants sont-ils assez forts pour le long voyage ? • • . Mon vieux père est malade, attendons trois jours. • . .
Est-ce tout, monsieur ? — Je n'ai pas pu entendre le reste, mais il y a eu meeting encore le lendemain et le surlendemain. Ces jours-là les hirondelles sont revenues tard au foyer des familles. — Et puis ? — Le troisième jour, nous ne les avons pas revues ; la maison était triste et l'on pleura leur départ, mais le grand-père nous dit : ^ Consolezvous, mes enfants, elles reviendront avec le printemps ; serai-je encore parmi vous pour leur souhaiter la bienvenue ? "... Et nous oubliâmes presque nos hirondelles en contemplant avec amour la douce tête blanche du grandpère, et nous pensâmes aux séparations des hommes, qui partent aussi, mais pas ensemble, et qui ne reviennent fias.