LETTRES DE MICHEL DE MONTAIGNE
« Aimer Montaigne , c’est plus qu’aux trois quarts
» le bien juger. »
Désiré Nisard.
Finissons comme nous avons commencé , par Michel de Montaigne, dont les lettres qui vont suivre touchent aux événements que nous avons esquissés, et qui sont si bien faits pour donner le mépris de la versatilité et de la folie humaines.
On ne possède de lui qu’un petit nombre de lettres, ce
i. a • i - r qu'on possède
bien que son ame simple , son geme libre , aise , de lettres naturel , le rendît plus que personne propre au style Montaigne, épistolaire, s’il s’y fût quelque peu appliqué.
«Sur ce subiect de lettres, écrivait-il, ie veufs son génie
! . . 1 i . pour le stvle
dire ce mot, que c est un ouvrage auquel mes anus épistolaire. tiennent que ie puis quelque chose : et eusse prins I>21plus volontiers cette forme à publier mes verves, si i’ eusse eu à qui parler. Il me falloit, comme ie S’ay eu aultrefois, un certain commerce qui m’ attiras! , qui me soutinst et soûle vast. »
« Si tout le papier que i’ay aultrefois barbouillé i, 21. pour les dames estoit en nature , lorsque ma main estoit véritablement emportée par ma passion, il s’en trouveroit a Fadventure quelque page digne cl’estre communiquée à la ieunesse oysifve, embabouinee de cette fureur. »
MICHEL DE MONTAIGNE
Comment il écrit ses lettres.
I , fin du chapitre 39.
Il les écrit à course de plume.
« J’escris mes lettres tousiours en poste , et si precipiteusement, que, quoyque ie peigne insupportablement mal, i’aime mieuls escrire de ma main que d’y en employer une aultre; carie n’en treuve point qui me puisse suyvre, et ne les transcris iamais. J’ay accoustumé les grands qui me cognoissent a y supporter des litures et des trassures, et un papier sans plieure et sans marge. Celles qui me coustent le plus sont celles qui valent ie moins : depuis que ie les traisne, c’est signe que ie n’y suis pas. le commence volontiers sans proiect ; le premier traict produit le second .
» Comme i’aime mieuls composer deus lettres que d’en clore et plier une, et resigne tousiours cette commission a quelque aultre : de mesme, quand la matière est achevée, ie donnerois volontiers a quelqu’un la charge d’y adiouster ces longues harangues, offres et prières que nous logeons sur la fin ; et desire que quelque nouvel usage nous en descharge. »
Et plus loin : « Les mains, ie les ay si gourdes, que ie ne sçais pas escrire seulement pour moy; de façon que ce que i’ay barbouillé i’aime mieuls le refaire que de me donner la peine de le clesmesler. »
Il est de fait que Montaigne écrivait d’ordinaire ses lettres à course de plume; et si l’on excepte l’épître qu’il a adressée à Henry IV le 18 janvier 1590, et qui est soignée de tout point, rédaction et transcription, en un mot, une composition littéraire en même temps qu’une vraie page d'écriture pour laquelle notre auteur a plusieurs fois taillé sa plume, il en est très-peu qui n’offrent pas de
MICHEL DE MONTAIGNE
surcharge ou (le rature. Il ne se relisait point, et par cette négligence, il courait le risque d’amener des lapsus, des obscurités, des incorrections. Le beau siècle du genre épistolaire, comme de toutes les grandes littératures, n’était pas encore venu. Peut-être Montaigne avait-il pensé dès lors ce que disait plus tard madame de Staël : « Depuis que j’ai visé ouvertement à la célébrité par mes livres, je n’ai plus donné aucun soin à mes lettres. » Montaigne en était venu à ce point de dépriser les correspondances de Pline le Jeune, même de Cicéron.
« Cecy, disait-il, surpasse toute bassesse de cœur, en personnes de tel rang, d’avoir voulu tirer quelque principale gloire du caquet et de la parlcrie, iusques a y employer les lettres privées escriptes a leurs amys ; en manière que aulcunes ayant failly leur saison pour estre envoyées, ils les font ce neantmoins publier avecques cette digne excuse qu’ils n’ont pas voulu perdre leur travail et veillees. Sied-il bien, ajoutet-il, à deux consuls romains, souverains magistrats de la chose publicque emperiere du monde, d’employer leur loisir a ordonner et fagotter gentilment une belle missive pour en tirer la réputation de bien entendre le langage de leur nourrice ? Que feroit pis un maistre d’eschole (pii en gaignast sa vie? »
J’abandonnerais sans trop de difficultés le précieux Pline le Jeune à ces colères du bon Montaigne ; mais je m’émerveille qu’il mette sur la même ligne deux hommes aussi divers et d’inégal mérite que Pline et Cicéron, ou qu’il se serve de l’un pour ravaler l’autre. Comment porter un jugement aussi rude
MICHEL DE MONTAIGNE
et aussi peu justifié sur le grand Tullius, à propos de sa correspondance si simple, si élevée, si charmante, si utile, si riche en informations historiques, littéraires et philosophiques? Cicéron avait assez d’autres titres de gloire sans qu’il songeât à limer vaniteusement des billets pour la postérité. Il est démontré au contraire qu’il n’avait nullement écrit ses lettres en vue du public, puisqu’il n’en avait point copie alors que le curieux Atticus s’inquiéta d’en faire un recueil. Cicéron était un homme d’Etat. Ses correspondances, même intimes, « ad j fàmiliares, » constituaient autant de témoignages et comme les pages de mémoires de sa vie (1). Montaigne lui -même n’a pas tellement dédaigné ses .propres lettres qu’il n’en ait imprimé quelques-unes dans ses Essais ou en tête d’ouvrages de La Boétie.
Quant à ce qu’il dit de son écriture, il ne faut pas trop le prendre au mot alors qu’il s’accuse de peindre insupportablement mal : il est trop sévère pour lui-même; et si quelques-uns de ses brouillons, encore existants aujourd’hui, sont indéchiffrables, comme le peuvent être ceux des plus belles plumes , ses notes , même hâtives , ses lettres rapidement tracées sont non-seulement fort lisibles, mais d’une écriture nette et bien rangée, sans pétulance excessive ni inégalité de traits. Un grand orateur moderne a dit qu’on a toujours la voix de La diversité son esprit et de son caractère. On en a toujours
des écritures . ,, , . .
peint aussi 1 écriture ; et 1 écriture, pour un œil un peu
la diversité
des
caractères.
(1) Voir pages 269 et 275 de notre premier volume.
MICHEL DE MONTAIGNE
sagace, révèle le caractère de l’homme. En écrivant, nous obéissons instinctivement à notre organisation musculaire et nerveuse , à nos humeurs , à nos préoccupations du moment. Sans nous en douter, nous y mettons de notre âme. Un homme d’esprit ne marche pas comme un sot, un homme du monde, comme un pédant. Ainsi de l’écriture. L’homme prudent et maître de lui-même sépare ses mots, sépare ses lettres dans les mots, et, toujours conséquent avec lui-même , il trace sa dernière ligne du même calme que la première. Le caractère opposé met la bride sur le cou à sa plume. L’étourdi s’en va choquant et brisant ses mots contre le bord de son papier. L’ambitieux fait monter ses lignes, et ses mots font échelle les uns sur les autres. L’avare serre ses mots, serre ses lignes, couvre ses marges de colonnes pressées : sa lettre entière est un réseau où toute maille est remplie. Les élégances de la plume répondent aux élégances de l’éducation. Montaigne, esprit vif, libre, net, a dans son écriture liberté, netteté , vivacité ; il y a de l’argent vif comme en son caractère , et néanmoins , encore une fois , il est plus lisible qu’il ne le croit être. L’exemplaire des Essais, édition in-quarto de 1588, appartenant à la Bibliothèque de Bordeaux, et qui offre un tiers de l’ouvrage écrit de la dernière main de fauteur, est d’une bonne écriture, de même que la lettre au Roi, que nous citions plus haut, et qui fait partie du fonds Dupuy, à la Bibliothèque impériale.
Ce qui pourrait jeter de la confusion et de la difficulté dans la lecture de ces lettres, ce ne seraient
MIGIIEL DE MONTAIGNE.
Montaigne néglige l’accentuation et la
ponctuation.
Il ne corrige point
les épreuves de son livre.
Les
imprimeurs
sont
les maîtres.
où Montaigne a ponctué et tenu compte
des
majuscules.
donc pas les caractères plus ou moins beaux et réguliers, ce serait plutôt F absence totale d’accentuation et de ponctuation. C’étaient là des détails dont Montaigne n’avait généralement nul souci , non plus que de l’orthographe. Lui-même l’avoue franchement dans le troisième livre de ses Essais, quand une première tentative de publication des deux premiers livres leur avait fait gagner le dessus du vent populaire, et qu i! voulait s’exonérer des fautes des imprimeurs.
« Ne t’en prends point à moy, lecteur, dit-il, de celles qui se coulent icy par la fantaisie ou inadvertance d’auitruy; chasque main, chasque ouvrier y apporte les siennes ; ie ne me mesle ny d’orthographe (et ordonne seulement qu’ils suivent F ancienne) ny de la punctuation ; ie suis peu expert en l’un et en l’aultre. Où ils rompent du tout le sens, ie m’en donne peu de peine, car, au moins ils me deschargent ; mais ou ils en substituent un fauls , comme ils font si souvent, et me destournent a leur conception , ils me ruynent . Qui cognoistra com¬
bien ie suis peu laborieus, combien ie suis faict a ma mode, croira facilement que ie redicterois plus volontiers encores autant d’essais, que de m’assuiettir a resuyvre ceuls-ci pour cette puerile correction. »
Toute règle, il est vrai, a ses exceptions; et si Montaigne ne prenait pas la peine de corriger ses épreuves (et en cela il avait tort, car respecter son lecteur c’est se respecter soi-même), on a vu que, pour sa lettre autographe au Roi, il s’est piqué d’honneur et s’est relu. Là, il montre velléité de
ponctuation et d’accentuation; il fait des lettres majuscules à propos. Par-ci par-là quelques points; des accents sur la plupart des é fermés. Les apostrophes, dont il n’usait guère que par caprice, il eii met partout où il en faut, même où il n’en faut pas. Lui qui d ordinaire charge ses. textes d’abréviations, qui écrit bonlmr, côsiclerer, il écrit bonheur, considérer. Le mot Montaigne, qu’il signe toujours Môtaigne, et qu’il écrit ainsi quand il veut désigner son château, il l’écrit Montaigne en toutes lettres, à la date, dans l’épître. Cette espèce de transfiguration orthographique, je l’avais déjà remarquée, plus saillante encore, dans deux lettres de 1562 et 1582, dont je parlerai plus loin; mais ce sont jusqu’ici les seules exceptions qu’on ait pu signaler. Il ne faut pas trop se presser de décider ex cathedra en pareille matière, avec un homme si ondoyant et si divers.
On n’avait, disions-nous, de Montaigne qu’un très-petit nombre de lettres imprimées, dont la plus belle, adressée à monseigneur son père, est un récit des derniers moments de La Boétie. Montaigne l’avait mise en tête d’un petit livre in-octavo, maintenant assez rare, publié en 1571, avant les Essais, et contenant quelques œuvres variées de son ami , un de ces hommes de promesse, à qui Dieu n’avait pas mesuré assez de vie pour donner toute leur portée, et dont les écrits sont plutôt des reliques que des monuments de génie. Mais cette lettre, est-ce bien ce qu’on est habitué à qualifier du nom de lettre? On dirait mieux une épître, voire un dis-
Lettres
imprimées
MICHEL DE MONTAIGNE
II, 37, à la fin.
Apologie de Raymond Sebond.
cours. La seconde lettre à Montaigne père, cpii figure au-devant de la version française de la Théologie naturelle de Raymond Sebond (1), est également une dédicace, un envoi, et non pas ce qu’on appelle proprement une lettre.
Les lettres écrites à M. de Lanssac, à M. de Roissy, au chancelier de L’Hospital , à M. de Foy, à mademoiselle de Montaigne, sa femme, sont encore autant d’envois placés en tête d’ouvrages divers. On a été même jusqu’à ranger parmi les lettres un avertissement au lecteur. En un mot, il n’y avait guère à la suite des Essais qu’une ou deux lettres qui fussent en réalité des lettres missives.
Montaigne , qui trouvait une si particulière « douceur dans la société des belles et honnestes femmes, » ne pouvait manquer de les faire participer à son livre, en y glissant quelque lettre adressée à des dames, ou bien en leur en dédiant des chapitres. C’est ainsi qu’il a inséré aux Essais une lettre écrite à Marguerite de Gramont, vicomtesse de Duras, dame d’honneur de la Reine Marguerite (2). C’est ainsi qu’il a fait sa cour à cette princesse ellemême , en lui dédiant le chapitre le plus considérable de son livre ; c’est ainsi qu’il a adressé à Diane de Foy, comtesse de Gurson, le beau chapitre de Y Institution des enfants; qu’il a fait hommage à la
(1) Théologie naturelle de Raymon Sebon, traduicte nouvellement en françois par messire Michel , seigneur de Montaigne , chevalier de l’Ordre du Roy, et gentilhomme ordinaire de la Chambre; Paris, chez Gabriel Buon, 1569, in-8°.
(2) Voir p. 90.
MICHEL DE MONTAIGNE
belle Corisaocle des sonnets de La Boëtie ; à la dame d’Estissac, du chapitre de F Affection des pères aux enfants. Mais le culte qu’il professait pour les femmes lui avait dicté , il vient de le dire , beaucoup de lettres de cœur inconnues jusqu’ici, et que l’on aura peut-être le bonheur de retrouver un jour. Qui ne connaît ses délicieuses confidences sur son amitié pour La Boëtie, et qui s’inscrirait contre la candeur et la délicatesse de ces sentiments? Qui n’a regret enfin aux lettres d’abandon et de tendresse que les incidents de l’absence ont dû inspirer à cette amitié si rare et si touchante?
L’heureuse ardeur qui se manifeste depuis quelques années à la recherche des documents épistolaires, a fait exhumer des limbes des collections publiques et des cartulaires de particuliers quelques lettres précieuses de l’auteur des Essais.
Et d’abord, M. Gustave Brunet, que l’on trouve sur la route de toute bonne chose, publia dans le Bulletin du Bibliophile (juillet 1839) une lettre aux juraîs de Bordeaux, qui a été reproduite avec une seconde lettre à ces mêmes jnrats dans les Documents historiques inédits pour servir à l’histoire de France, recueillis par M. Champollion-Figeac. Ces lettres appartenaient aux archives de Bordeaux, récemment incendiées.
Le zèle éclairé de M. Macé lui a fait découvrir en 1846, dans cette inépuisable mine d’or du fonds Dupuy, à la Bibliothèque impériale de Paris , une épître de très-grand style au roi Henry IV.
En 1847 et plus tard, M. le docteur Payen, qu’il
II, s.
Decouverte de nouvelles lettres de
Montaigne.
M. Gustave Brunet
M. Champollion-Figeac.
M. Macé.
M. Payen.
La comtesse de Castellane.
Le Musée britannique.
Lettres des papiers de Matignon.
Bibliothèque
impériale.
Detcheverry.
240 MICHEL DE MONTAIGNE
fout toujours citer le premier quand il s’agit de Montaigne, M. Payen, l’homme qui connaît le mieux iiitus ! et in cute ce grand homme, et qui est le plus propre à nous en donner une édition définitive que nous appelons de tous nos vœux, M. Payen, disions-nous, a publié plusieurs lettres au maréchal de Matignon :
La première provenant de la collection de la con> tesse Boni de Castellane, et donnée d’après un fcic I si m île fautif et altéré;
La seconde trouvée au Musée Britannique, par le comte Horace de Viel-Castel, dans la collection Egerton ;
La troisième enfin tirée des papiers de Matignon, appartenant aux archives du prince de Monaco et copiée, pour M. Payen, dans le cartulaire de ce prince (1).
En 1850, M. Achille Jubinal trouva une nouvelle lettre à Henry IV, morceau achevé et très-étudié, dans cette même collection Dupuy.
Enfin, M. A. Detcheverry, archiviste de la mairie de Bordeaux, a découvert la même année, dans les papiers de la ville, une troisième lettre de Montaigne aux jurats (2).
(1) M. Payen a donné encore, page 39 de ses Documents inédits, publiés en 1855, une autre lettre de Montaigne. Malheureusement, l’ingénieux et savant docteur n’avait pas eu la bonne fortune d’avoir sous les yeux cette lettre pour la déchiffrer lui-même : il n’en avait qu’une copie transcrite en fac simile par une personne qui n’avait pas su lire.
(2) Il l’a publiée dans son Histoire des Israélites de Bordeaux. Bordeaux, Balarac, 1850, in-8° de 116 pages. Malheureusement, elle a été brûlée dans l’incendie des anciennes archives , avec les deux autres lettres adressées aux jurats.
MICHEL DE MONTAIGNE
Pour mon compte, je vais ici imprimer quinze lettres de Montaigne tirées de sources diverses. Dix, je pourrais même dire onze, sont inédites; les autres sont des feuilles détachées de différentes publications, et que j’ai cru devoir reproduire comme servant de pièces à l’appui aux notes rapides que je viens de donner sur la fin du seizième siècle , et formant le complément naturel des pièces inédites que j’ai commentées ou vais commenter.
Huit de ces lettres inédites font partie des papiers Dix lettres du maréchal de Matignon , le prudent modérateur ” de ^
. Montaigne.
dans les guerres de Luyenne, et constituent une des richesses du cartulaire du prince de Moilaco, qui descend en ligne directe de 'l’illustre maréchal (1).
Le prince , dans sa bonne grâce et son amour pour les lettres, a bien voulu me confier cette correspondance et m’autoriser à la publier. Les papiers Matignon sont aujourd’hui reliés et forment seize volumes,
(1) La grande maison de Goyon-Matignon , qui a occupé tant de places importantes dans l’ancienne monarchie , et qui n’est pas moins illustre par ses alliances avec les maisons de Bretagne, d’Orléans-Longueville, de Marie de Bourbon, cousine germaine d’Antoine de Navarre, père de Henry IV, a été dignement représentée par notre maréchal Jacques II de Goyon-Matignon , qui aux titres que nous avons déjà rappelés joignait encore ceux de comte de Gacé et de Selles et de baron de la Marque, de la ville de Saint-Lô et de Moyon. Il avait épousé Françoise de Daillon du Lude, fille de Jean, comte du Lude, et d’Anne de Batarnay.
Son fils Charles, comte de Thorigny, qui mourut le 8 juin 1648, ayant reçu, en 1622, de Louis XIII le brevet de maréchal de France, brevet qui n’eut point d’effet, avait épousé en 1596 Eléonore d’Orléans, fille de Léonor, duc de Longueville, et de Marie de Bourbon, duchesse d’Estouteville , comtesse de Saint-Paul.
L’un de ses fils, nommé François, fut le père : i° de Jacques, qui a