BUS S Y-R A BUS T IN
où il commandait le régiment du Roi, et où Turenne avait battu don Juan d’Autriche et le grand Gondé, il avait eu les compliments de Mazarin et reçu de lui cette lettre flatteuse, qu’il a soin d’enregistrer :
« Calais, le 15 juin.
« Je vous confirme icy le compliment que j’ay donné ordre à un de mes gentilshommes de vous faire pour le bien que vous aués serai le jour de la Bataille. J’en ay rendu conte (1) à Leurs Majestés , Elles en ont tesmoigné beaucoup de satisfaction. Il est bien difficile que semant de la manière que vous faittes , le Roy vous puisse oublier, et ne vous pas donner des marques de sa reconnoissance dans les occasions. Pour moy , j’v contribüeray de tout mon pouuoir; Je me souuiendray tousiours des preuues que vous m’aués données de vostre amitié dans tous les tems, et vous verrés que ie suis de tout mon cœur,
» Monsieur,
» Vostre très affectionné seruiteur
» Le cardinal Mazarini. »
Éloges mérités, il faut le reconnaître, car en même temps qu’il se conduisit toujours en véritable gentil-
(1) Mazarin était étranger et pouvait errer en matière d’orthographe ; mais il écrivait comme Bussy le faisait lui-même avec beaucoup d’autres qui se piquaient alors de purisme. On écrivait indifféremment conte pour compte; conter pour compter. On a écrit longtemps ainsi, et le Dictionnaire de Richelet renvoie du mot conter au mot compter.
Lettre de Mazarin à Bussy.
De Calais , le 15 juin
Bussy a été constamment fidèle
à la Couronne.
Son ambition justifiée.
de Bussy à Mazarin.
Du camp de
Dunkerque , le 17 juin