‹ Causeries d'un curieux (volume 2)Chapitre 85 sur 97 · J JU · texte numérisé non relu

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BUSSY-RABUSTIN. 497

mettre que lorsqu’elle pour roi t faire quelque chose pour moy, elle me donneroit des marques de son amitié ; Uoicy Monseigneur un rencontre ou uous le poilues, et dautant plutost pour moy que pour un autre qu’outre qu’il ny eu a gueres qui ait tant seruy que moy, et qui soit autant dénoué a U. E., cest que ie m’aideray en donnant cinquante mille ecus a qui il Luy plaira. U. E. se souuiendra, sil Luy plait, que ce fut la proposition que ie luy fis dernièrement en gnal, et considérera qu’en metablissant elle recoin ponce deux personnes a la fois.

» Je suis,

» Monseigneur,

» de ü. E.

» Le très humble, très obéissant et très fidelle seruiteur » Bussy Rabustin.

» De Paris, ce 15uie aoust 1G58. »

Le ton d’une pareille lettre ne pouvait étonner à une époque où la vénalité des places était dans la législation et dans les mœurs. Le texte de la lettre a-t-il été abrégé par Bussy lui-même, ou, après sa mort, par le comité de révision? C’est ce que j’ignore. Il est du reste certain que Boubours avait donné son avis sur les Mémoires comme sur la Correspondance. La lettre qui suit en est la preuve :

« A Cliaseu, ce 16 janvier (1671).

» Je ne fais que de receuoir votre lettre Mon Reverend Pere, et celle de Mr le P. P. Notre amie me mande que Sa Maladie L’a empêchée de m’enuoier

Bussv au Père Bouhours.

16 janvier

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