TOME H
de rAcadémie f'iuiicaise.
tle Coiirari.
498 YALENTIX CO>"RART.
droit, mais honnête, et qui puisa dans cette fermeté, dans cette droiture et cette honnêteté de l'esprit et du cœur, dans la forte sérénité d'une ànie pure, une autorité considérable sur les lettrés de son temps. Ainsi, .Samuel l'on counait le naïf et ingénu Samuel Bochart, l'érudit
Boeliart. , . -, .,.,., ,
profond, qui n avait de susceptibihtes que pour les choses de science. On se rappelle ce jour terrible du l(î mai 1GG7, où déjà demi-mort sous le poids du chagrin de la perte de sa fille unique, il voulut encore aller soutenir une thèse contre Daniel Iluet dans l'Académie de Caen. Attaqué avec une âpre et impérieuse Il nipiirt violence par le futur évèque d'Avranches , il toud)a acaii.-niio foudrové , CH jdeiue académie, dans la chaleur de
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contre la dispute, trois mois après, Lonrart ne craignit pas
Daniel Hiiet. i,. , • 1. !'• 4. 1 -i ' ] 1
d intervenir et d interposer la gravite de sa parole entre les ressentiments posthumes de Huet et la mémoire de l'infortuné savant :
« Mécredy, 21 aoust (1667).
Leitre » Jt' suis houteux , iNIousieur, lui écrivit-il, d'avoir
e (lonrarl a Huet sur Bochart
à iluet gardé si longtemps vostre manuscrit; ma mauvaise
santé et mon ])eu de loisir en ont esté cause, et vous savez , d'ailleurs , que ce n'est pas une pièce à lire en courant; mais qu'elle est dijjne d'une application particulière. J'y av atlniirc vostre profonde et exacte érudition, et mou ignorance m'a fait cent fois dépit, en cette rencontre, parce qu'elle m'empeschoit de bien voir toute la force des passages que je u'eutendois pas. Je n'ay pas laissé d'v reconnoistre la vérité de la louange (pie vous donnoit cet illustre, je ne say si je dois (lire Ainy ou Aversaiie, ([U(> vous combate/ si ru-
Jli.^-ri-J''"^^.
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