LETTRES DE FOUCQUET
l'exactitude de l'execiitioi) de ses ordres, nonobstant ma fieure.
» Sa Maiesté sçait encor auec quel deuoiiement et quel abandonement ie hiy ay offert de kiy remettre la surintendance, la chaqje que i'auois. Vaux, Bellisie et tout ce que i'auois au monde, et l'a^jréement quil m'en témoigna. Et cest neantmoins dans ce mesme temps la, non pas qu'on me cbasse — come on a fait tous les autres surintendants desquels on n'a pas esté satisfait, et dans des temps ou ils pouuovent estre a craindre a cause de la guerre, des cognoissances quils auovent et des diuerses factions ; — mais en pleine paix , tout estant calme, acheuant encor un seruice en Bretagne! On prend encor mon argent la veille : Dans un temps que ie suis malade, on marreste !
Si Monsieur le ïellier veut bien quelque ioiir lire au Roy ce que i'escris icy a la haste, et que sa bonté et sa clémence qui sont des vertus vrayment Royales y veuillent faire reflexion , ie ne doubte pas que son ame généreuse n'ayt assez dhumanité pour en estre touchée.
» Et pour sa Justice, sil y en a de punir les fautes, il V en a aussi a recompenser les seruices, et ie suis bien asseuré que les fautes ne peuuent entrer en balance auec les seruices. Bailleurs Sa Majesté m'auoit pardoné les fautes, et sa parole doit auoir quelque effect donée a vn sidiiect dans vn temps de paix, sans contrainte,
» Je ne puis pas bien comprendre ponrquoy, les affaires allant bien et tout estant en bon estât, ce changement estoit nécessaire; et i'ose mesmes dire que ma passion de j)laire m'auoit fait méditer des choses