AUTOGRAPHES IMPERIAUX
graphes, fit présent au duc Tao-Gan d'un rouleau écrit de sou propre pinceau :
" Il n'y a pas dans tout l'empire, disait-il, un homme d'Etat aussi versé que vous dans l'art du gouvernement. Au sein de l'Académie des Hàn-Lin, il n'est pas un lettré qui vous égale. »
L'empereur Taï-Tsou ne faisait pas de grands frais d'imagination dans ses compliments, mais le goût dos autographes était tel à la Chine , le respect pour ceux de l'empereur était porté à un tel degré , que ces simples paroles écrites de la main impériale suffisaient à payer toute une vie de dévouement.
Le Pa-Siaèn-Wan-Cheou-CIniKj-Tièn, grand ouvrage officiel des fêtes anniversaires de Khien-Loung, rapporte (1) que cet empereur ayant entendu parler d'un vieillard de plus de cent ans qui avait une descendance de cinq générations vivant en commun sous le même toit, lui envoya, le jour de l'an, une poésie autographe de sa main, ainsi conçue :
« Sachez (pie l'homme de hien est comblé de féli- Potsie cités par le Ciel. J'en atteste l'âge centenaire où vous d, réinpeicur êtes parvenu , et le bonheur indicible que vous devez tuvoyie a ' éprouver en voyant auprès de vous , sous le même toit paternel, cinq générations de vos enfants. Vous avez vu trois règnes et participé aux bienfaits de trois empereurs. Chez vous les hommes cultivent la terre, les femmes font des tissus ; toute la famille vit dans l'aisance. Je suis heiueux de célébrer votre prospérité le jour de l'an ; j'espère que cela me portera ])onlieur, et
(1) Quatrième volume, vingt-septième chapitre.