CHAPITRE VI
Les tentatives bâtardes de quelques artistes canton- Tentatives
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nais qui ont pris leçon d artistes européens pour chinois
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penidre à 1 euro[)éenne, et qui ne sont en définitive ni Kuropcens. européens ni chinois, font regretter les naïves productions anciennes de l'art chinois pur. Le plus connu Fahri-jnes d entre eux est un certain Lam-Koa, véritable entre- imiiateur preneur dont les boutiques à Canton et h Macao sont Européens. célèbres, et qui a été élève d'un peintre irlandais nommé Chinnery, mort il y a peu d'années (2). Docteur in utroque, Lam-Koa j)ratique depuis plus de
(1) Ce sont deux ouvrages distincts. Le premier, publié à roccasion du soixantième anniversaire de Khang-Hi; le second, lors du quatrevingtième anniversaire de Khien-Loung.
Celui de Kliang-Hi doit avoir paru en 1713. Il est à la RiLliothèque impériale. Le titre chinois est Lou-Siuen-wan-cheou-chincj-Tien , ce qui veut dire : « Heureuses cérémonies de la septième décade de l'empereur. »
Celui de Khien-Loung est daté, je crois, de 1790, Il a pour titre : Pa-Siuèn-ivan-cheou-cliiug-Tien, ce qui signifie : « Heureuses cérémonies de la huitième décade de l'empereur. «
(2) Les compatriotes de cet artiste, mort à près de quatre-vingts ans, lui ont élevé, par souscription, un tombeau à Macao. Le chargé d'affaires de France , M. de Codrika , dont les rares loisirs sont consacrés à l'exercice de la sculpture, a modelé avec beaucoup de succès le portrait du digne peintre pour le placer sur la pierre tunuiiaire.