‹ Causeries d'un curieux (volume 3)Chapitre 90 sur 127 · CABI>'ET DE FEVRET DE FO:STETTE · texte numérisé non relu

CABI>'ET DE FEVRET DE FO:STETTE

rivés de 1559 à 1570? Pourrez-vous vous passer des estampes d'Israël Silvestre, de quelques-unes de Jacques Callot, des recueils de Perelie , de ^larot , d'Abraham Bosse, des Rois de France de Du Tillet, des ])lanches de V Histoire de V Abbaye royale de Saint-Denis, par dom Michel Félibien ; de V Abbaye de Saint-Gerniain des Prés, par dom Brouillard ; de ['Histoire de Paris , par le même Félibien, revue par dom Lobineau; du livre de Bernard de Montfaucon sur les Monuments de la monarchie française, et enfin de nombre de feuilles fjravées séparées qui touchent à l'histoire de la capitale de la France? Classez avec méthode ces estamjies, ajontez-y un commentaire succinct , et vous aurez cette histoire parlante. Eh bien, voilà ce qu'avait accompli avec tant de succès le comte de Saint-Priest pour cette liistoire spéciale et pour l'ensemble de la bio^^raphie ; voilà ce qu'auraient pu faire pour Paris, avec leurs riches collections sur cette ville, feu le général Rébillot et M. Leroux de Lincy.

M. de Gaignières avait eu le dessein d'embrasser toute

l'histoire de France; mais il s'était borné, connue nous

l'avons dit, à des portraits d'exécution inégale, ou

plutôt à des costumes à propos de [)ortraits.

Cabinet Yiiit uu couseillei' au l^arleraent de Bourgogne, (pii

de Fevret

(le Fontette. couçut unc collectiou liistoriquc sur un plan plus varié. Ce conseiller, Charles-Marie Fevret de Fontette, né à Dijon en 1710, aucpiel on doit une seconde édition de la Bibliothèque historique de la France, du Père Lelong , ouvrage qui , ])()ur incomplet (pi'il soit, n'en demeure pas moins le pins important en ce genre , fit \\n recneil d'environ dix mille cinq cents estaïujx's liislo-

CABINET DE D'ORMESSON DE KOYSEAU. 471 riqiies. Ces estampes, rangées clironologiquement en cinquante-deux portefeuilles, commencent aux Gaulois, et finissent à l'année 1708. Il ne paraît assiuément |)as (pi'il se soit préoccupé de la beauté des pièces ; tout atteste au contraire qu'il voulait en somme remplir son cadre historique coûte que coûte. Il allait même jusqu'à mutiler une planche si elle contenait sur une même feuille plusieurs sujets. Titres de livres, il nuitiic emblèmes, anaj^rammes, portraits, medaules, devises , jjour suivre

1 X . . l'i's il pas la

grandes scènes , caricatures , tout venait se ranger cim.noiofjie. sous son niveau chronologique , et tel almanach historié représentant des scènes diverses en ])lusieurs cartouches, était découpé aux ciseaux pour remplir le programme : sacrifice barbare à la rigueur des dates , et dont il eût été si facile de s'abstenir au moyen de notes de renvoi et de points de repère. La collection n'en est pas moins fort ingénieuse , souvent piquante , instructive toujours.

Après Fontette , Anne-Louis-François de Paule le il csi coutimii^

par

Fèvre d'Ormesson de Noyseau , président à mortier au «rormes Parlement de Paris , et bibliothécaire du Roi , j)oussa jusqu'en 1793 la collection du Dijonnais, versée en 1770 parmi les richesses de la Bibliothèque royale. A toutes ces estampes , mêlées de dessins , s'adjoignirent les acquisitions diverses faites par la Bibliothèque ellemême, notamment le cabinet d'estampes et de têtes de lettres de la Révolution et d(; l'Empire réuni par M. Laterrade ; et la totalité des morceaux historiques que possède ce grand dépôt forma un magnifique ensemble pour l'étude de l'histoire de France , sans compter les collections d'innombrables portraits : et celle de Marol-

par esson eau.

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