CHAPITRE II
l'écriture dans l'antiquité sacrée. MOÏSE. LES APÔTRES.
LES PÈRpS. LEUR ICONOGRAPHIE.
Les sociétés primitives , qui n'avaient que des idées simples, durent se contenter de movens simples pour les rendre. La tradition orale et quelques monuments commémoratifs suffisaient d'abord à l'antiquité sacrée, sans qu'il lui fût besoin d'inscriptions. A en croire une vieille tradition rapportée par l'historien Flavius Josèj)hc, qui refuse trop aux Grecs et accorde trop aux Juifs, les fils de Seth, élevés sous les yeux d'Adam, auraient gravé sur deux colonnes, l'une de pierre, l'autre de brique, les premières découvertes dues au pénie de l'homme, notamment l'astrolojjie; et il ajoute que la colonne de pierre, suivant ce qu'on assurait , se voyait encore de son temps dans la Syrie (1). Mais ce n'est là qu'un exemple entre mille d'une de ces traditions sans authenticité tracées sur la porte des songes, à l'entrée de toute histoire antique. Le texte même de la Monuneiiis Bible dénicnt cette histoire. Les autels et les monceaux
commémora- ,,. ■. , it-»i'1 / 7
tifs tenant "C témoignage dresses par les Patriarches ; les tombeaux ,
rinverintions. ^^■^ ruiucs de Sodomc et de Gomorrhe ; le chêne de Mam-
hréjWew célèbre par l'apparition de Dieu à Abraham; le
puits du Vivant et Voyant, que l'An^je avait montré à
(1) Antiquités judaïques, livre I, fh. 2, tlernier par.agraplie, page 10 de la traeluction (I'Arnauld iI'Andilly; livre I, cli. 2, § 3 de l'édition grecque de SiCEBEnr Havercamp.