‹ Causeries d'un curieuxChapitre 46 sur 124 · SAI^T PAUL ET SENEQUE · texte numérisé non relu

SAI^T PAUL ET SENEQUE

On se donna un jour le divertissement, prescrit par nn Coutdes

. ... , Romains j)our

•oracle, cl enterrer vivants, an milien dn Fornni, un le san;;. Gaulois et une Gauloise. Il n'y avait pas justpi'à l'héroïsme le pins noble, jusqu'au sentiment le plus lé(|itime et le plus élevé, cpii n'eussent en quelque sorte leur côté féroce, }]énie primitif de Rome. La hache de Brutus, le couteau de Yirginius, avaient, à des titres divers, la même trempe que le poignard des meurtriers de César. Le prince le plus célébré par les poètes , le dieu du doux Virgile et du spirituel épicurien Horace , celui qui a donné son nom à l'une des ères les plus brillantes de la civilisation. César Auguste, alors qu'il n'était encore que le jeune fourbe Octave, fit immoler, après la prise de Pérouse, trois cents victimes humaines aux mânes de son père adoptif. On jouait un mime qui se terminait ])ar un crucifiement dont l'exécution, d'abord simulée, devint réelle un jour (1). On jouait un autre mime où un Orphée réel, entouré de bétes féroces dans le cirque , était déchiré par un ours (2) .

Nul doute qu'après le premier âge , l'âge héroïque

(1) Ce crucifiement était colni d'un bri^jaiid noimiié Laureolus. A l'acteur on substituait un inainicquiii ; mais un \oh jiar Martial (Z>e spectaculis : ix, De duinitato (jiiodam supplicium Laureoli vere reprxsentante) qu'un condannié suijit le crucifiement au naturel sur le théâtre : K Ses membres déchirés palpitaient inondés de sang, et son corj)S tout entier n'était ]>lus un corps : la fiction était devenue supplice réel.

Vivol)aiit lat-cri iii(-inl)ris stillantilxis artus, Iiique omiii nusqiiam corpore corpus erat.

In qiio, qua; fuerat fabula, jiœiia fuit. Suétone (^Calig., lvii) nous a conservé le souvenir d'un pantomime adroit (pii jouait dans ce même drame et revenait sur la scène vomir des flots de sang.

(2) MAnri.vL, Pe spectaculis : xxiii, De spcctaculu Orpliei. T0M^; I. 9'

du Christianisme, on n'ait du voir sortir de l'ebullition des esprits les sectes liizarres, les courants divers d'idées et de passions, les hérésies et le schisme, les anathèmes lancés et reçus, les luttes terribles, les intrigues et les fureurs (pii donnaieiit raison contre la reli^jion nais- Les talents santc (1 ). Mais on vit eji même temps les talents passer

j>;isseiit

iiu (am|) des Ju cauip dc l'idolàtric dans le camp de la vérité. La

Paveiis

dans celui des puissautc dialcctique des Pères arecs et latins , succes-

Chrëliens. ^ ^ "

seurs des Apôtres ; leur abnégation , leiu' éloquence ; la science et la simplicité, ces deux forces suprêmes de la rehgion , finirent par triompher des doutes et marquer de la croix le diadème des Césars. Tertullien , Clément d'Alexandrie, Origène, Cyprien, Athanase, Basile, Grégoire de Nazianze, Grégoire de Nysse, Jérôme, Jean Chrysostome, Ambroise, Cyrille, Augustin, Théodoret, Léon le Grand, Grégoire le Grand, d'autres encore à qui l'on peut associer saint Bernard, moins éloigné de nous, et entre tous puissant en œuvres et en paroles, ont été les ouvriers triomj)hants de la foi du Christ. Voltaire, qui ne les mentionne que pour les tourner en ridicule , qui parlant au jeune Ramond de Carbonnières, depuis de l'Institut, préfet et conseiller d'Etat, s'écriait de sa grosse voix retentissante : « Je les ai lus tout entiers, mais ils me le payeront, » les ignorait, à vrai dire, pour ne s'être point engagé franchement dans cette forêt vierge et n'avoir su trouver chez ces grands confesseurs de la foi que des accents d'inculte énergie. « Nous aurions, écrivait-il le 2G juin

(1) r^ullas infestas hoiniiiibus bestias, iit sunt sibi ferales plerique Christiaiioruin expertus. (Ammian. ^lAticEia., XII, v.)

s A I M ï l'Ali. E T S K N È O l' E . 137

17G5 à Helvétius, besoin d'un ouvra^jc qui fît voir combien la morale des vrais philosophes l'emporte sur celle du Christianisme. Il vous serait bien aisé d'alléguer un uond)ie do faits très-intéressants qui serviraient de preuves. Ce serait un amusement pour vous , et vous rendriez service an (jenre humain. » Qu'attendre d'un homme qui tenait un pareil lan{ja(]e, et dont le Delcnda Carthago, conchisiou de toutes ses lettres, (-tait ce blasphème contre la religion : « Ecrasons l'infâme ! » Les plus j)olis [)armi les Pères grecs s'étaient formés sur les chissiques, et cependant ils sont loin (à part Ghrvsostome et Grégoire de Nazianze, écrivains excellents, pénétrés de la ]>his belle antiquité) d'en avoir possédé l'idiome dans toute sa splendeur, cette langue si parfaitement analytique et qui d'elle-même appelle toutes les beautés du discours." Mais qu'importe! S'ils n'ont pas eu la diction exquise des maîtres, si chez eux le goût délicat et les grâces ont fait défaut , la pensée n'a jamais dérogé. Nourrie à la pure doctrine, ardente de foi et de charité, cette pensée a surtout la saveur native de l'expression, la chaleur de l'âme, cette S(';ve bouillonnante et féconde qui jaillit de plus ])rès des sources sacrées. Le puissant TertuUien , saint Jérôme, saint Augustin , se rapprochent moins encore des élégances de Tite-Live, de Salluste et de Cicéron , que Clément d'Alexandrie, que le ])atriarche Athanase, que Basile ne se rapprochent de la langue du vieil Hérodote, de l'atticpie Isocrate , du divin Platon. jNIais qu'importe encore une fois! Chez ces vigoureux esprits de l'âge héroïque du Christianisme, latins ou grecs, grecs ou latins, l'ide'e chrétienne réagissait contre

138 LTVr.E PRUMIET..

l'idolâtrie de la forme, et e'est riionneur de cette idée même d'avoir éclate par sa propre force. Saint Augustin se révoltait même contre les entraves de la [jrammaire. « Nous n'avons, s'écriait-il, d'autre souci que de parvenir à la connaissance de la vérité. » Saint Jérôme, à son tour, se reprochait, dans sa solitude ascétique, de se rap[)eler les vers profanes de Virgile; et cependant quelles beautés neuves et originales dans la langue vieillie et presque Laibare de ses lettres ! De quelle ardeur poigiiant(; il saisit les âmes en ouvrant la sienne ! Quelle éloquence inculte , mais invincible dans sa ])assion ! Quel entraînement dans l'enthousiasme de sa foi ! En un mot, les premiers confesseurs ne se juéoccupaient guère de mêler à leurs élans dv ferveur aucune pensée de littérature et d'art, et secouant dédaigneusement toute parure, toute fleur (juelcoixpie de la muse païenne aux paroles d'or, ils aimaient mieux élever leur àme que d'orner leur esprit. On peut dire que ceux d'entre eux, comme Jean Chrysostome et Grégoire de Nazianze, (jui ])rillci-ent j)ar le stvle, se j)ermirent le goût et la grâce plutôt (pi'ils ne les cherchèrent, parce que ces dons chez eux coulaient de source et «pie la délicatesse était leur nature. C'est surtout aux âmes et aux cœurs que les Pères songeaient à s'attaquer par les i)rincipes, ])ar la force des mo'urs, par l'enthousiasme de la lutte; et leur unique passion était d'assurer les con(piêtes éclatantes de l'Evangile.

DES MANUSCRITS DANS l'aNTIQUITÉ PROFANE.

riorifciis ut apes in saltibus oinnia liiDant , Omnia nos itidera depasciiniir aurea dicta. (LucnEr. . III, 1-2, 13.)

l'ÉG\ PTE.

L'Egypte, devancée probablement par l'Inde et par l'Étliiopie, a été lonjjtemps refjardée comme le ])erceau de la civilisation antique. Elle était de longue date en possession des écritures hiéroglyphique et hiératique, quand l'alphabet cadméen fut importé dans la Grèce, de la Phénicie, qui en avait emprunté les éléments à l'Egypte même. Cette origine de l'alphabet phénicien, déjà attestée par Tacite dans ses Annales (1), devient chaque jour plus évidente pour les égyptologues , surtout depuis les recherches de M. le vicomte Emmanuel de Rongé, de l'Institut, un des hommes les plus compétents de ce temps-ci en matière d'antiquités égyptieinies. L'Egypte eut plusieurs sortes d'écritures parfaitement distinctes : — l'une historique et d'in-

(1) Annales, XI, 14.

scriptions, lan(^ja(je d'aristocratie et de théocratie, purement hiératique, et praticpié exclusivement, dans les légendes pharaoniques et les rituels , par les écrivains sacrés ou interprètes, correspondant à ceux qui étaient Écriture hic- nommés eu nrec hiéronrammates. C'est l'écriture ai)-

roglyphique.

pelée hiéroglyphique, laquelle se gravait en creux sur la pierre des monuments , était muette pour la foule , et fut usitée dans sa pureté jusqu'à la conquête de l'Egvpte par Alexandre, 331 ans avant la venue du Messie. Alors se termina la longue période des Pharaons, et commença, après Alexandre, celle des rois macédoniens, les Ptolémées ou Lagides, ainsi appelés de Lagus, père du premier Ptolémée. Avec eux s'introduisit la langue des Hellènes, qui, infiltrée de classe en classe, à la faveur de l'administration grecque, finit par marcher parallèlement avec les écritures ég^^ptiennes, jusqu'au jour où elle fit disparaître entièrement la langue nationale.

L'étymologie du mot hiérogivphe indique qu'à l'origine de la civilisatioîi égyptienne l'écriture fut gravée. En effet, avant que le Nil fournît le papyrus à Memphis, l'Egypte sculptait en creux ses annales. La même écriture se produisit, exécutée au pinceau, avec certaines altérations, sur les parois des temples et des hypogées, sur le revêtement des pyramides, sur les amulettes, sur les linges des momies, sur des vases, etc. Des modifications successives firent des hiéroglyphes une sorte de tachvgraphie, participant de la méthode Ciirsive symbohque et de la méthode alphabétique. C'est la

.■gyptieiine. . • i-r ' i ., .. i 4. ' <

cursive snnplifaee j)ar les prêtres pour être adaptée a l'usage du roseau ou calam. Elle est nommée par

Chain]io\\ion/iierati<iuc ou sacerdotale, d'après Clément d'Alexandrie. On la retrouve, de temps à autre, mais rarement, appliquée à des usa^jes civils.

L'autre écriture, exclusivement livrée au peuple, i':nciioriqiip est de là appelée enchorique ou démotique par le vieil démoiique. Hérodote, qui avait visité l'Egypte vers le milieu du cinquième siècle avant notre ère. Cet écrivain avait eu alors des rapports avec les prêtres de Memphis ; et beaucoup de ses témoi(j,nages , jusqu'ici douteux ou obscurs, ont été récomment confirmés ou éclaircis par la lectvu'e des documents antiques, depuis les découvertes de Champollion.

Les hiérogrammates égyptiens formaient, dans les Hiérn^ram-

inates ou

temps pharaoniques, une corporation religieuse, une snibes sacrés

égyptiens.

caste puissante , considérée, et jouissant de privilèges. Dans la plupart des inscriptions historiques importantes, figure le scribe royal, dont la représentation personnelle se trouve fréquemment, avec ses attributs, sur les stèles et sur les tombeaux, etc.

M. de Rougé cite quelques grammates dont le nom s'est conservé dans les papyrus égvptiens des cabinets Sallier et Anastasy, passés aujourd'hui en Angleterre. Les littérateurs d'Egypte qui ont écrit ces précieux papyrus avaient pour chef un grammate appelé Kahevou, Grammates

. ,. , , . .^ , T 1 illustres.

nom qui littéralement signitie le possesseur a un bras, et métaphoriquement le fort ou le vaillant. Ce Kakevou s'intitulait à la fois gardien des livres et grammate de la double demeure de lumière (de Sa Majesté). Il y avait aussi le grammate Hora, le grauiuiate Meriemap , et le grammate chef des écritures, Ennama.

h'épistolographe ou chef de la correspondance royale

graphe.

L'épistolo- était hien autre chose qu'un simple écrivain ou calligraphe. C'était un personnage, le chef du cabinet particulier, le secrétaire de la main du prince , le dépositaire des secrets, un vrai premier ministre. Réunissant dans l'Egvpte ptolémaicpie le pouvoir théocratique à la suprême direction des lettres, il était à la fois grand prêtre et administrateur du musée d'Alexandrie, fondé par le premier des Ptolémées, sorte d'Académie où se rassemblaient les plus beaux génies, les savants les plus distingués , pour se livrer à la culture et à l'enseignement des lettres et des sciences. Ce double titre répondait probablement au titre pharaonique de grammate de la double demeure de lumière (du roi). Du jour où la bataille d'Actium eut rangé l'Egypte sous la domination romaine, les Romains remplacèrent les Egvptiens dans la haute charge de grand prêtre, administrateur des lettres (1). La Syrie avait aussi ses épistolographes , et sous le roi de Syrie Antiochus Epiphane, un certain Dionysius, que Polybe appelle Vami (du roi) et l'épistolographe , était un assez fastueux personnage pour faire paraître à ses frais, dans une fête publique, un millier de jeunes hommes dont le costume, tout brodé d'or, avait coûté un million de drachmes (2). Avant lui, Eumène, épistolographe de Philippe de Macédoine, père d'Alexandre le Grand, était devenu général et satrape d'une province. II ne faut pas le confondre avec son homonyme roi de Pergame ; mais pour un scribe , le rang de gouverneur de province est

(1) Letronne, Inscriptions (jrecfjues et latines de l'Egypte, t. I, p. 79 et suivantes.

(2) V. Polybe, cité par Athénée.

déjà une assez belle fortune. Ce titre syrien tle Yami (du roi) était un titre é^^yptien de grande étiquette et de grand honneur; il rentrait, proportion gardée, dans la catégorie de cette étiquette de notre Europe qui qualifie de cousms du prince les ducs et les maréchaux.

La tradition des scribes ou hiérogrammates, hommes libres, s'est perpétuée jusqu'à nos jours, dans cette Egypte embaumée en quelque sorte dans son antiquité ; et à présent , comme sous les khalifes , les Coptes , derniers rejetons du vieux sang égyptien . qui ne se sont pas faits musulmans, sont restés la classe lettrée , et , par une succession non interrompue , de- Les Coptes. meurent encore aujourd'hui en j)ossession des fonctions de scribes pour la langue arabe.

Mais ces Coptes , qui auraient pu conserver le dépôt des traditions savantes de la langue hiératique, se firent chrétiens , et perdirent petit à })etit la clef des mystères, hiéroglyphiques de l'Egypte payenne. A la longue, ils en vinrent même à échanger l'usage de leur propre langage contre celui de la langue des Grecs, leurs conquérants. Déjà deux ou trois siècles avant la renaissance des lettres dans notre Occident, la langue égyptienne ou copte, conservée longtemps encore pour les liturgies, sous la domination grecque, avait cessé d'être parlée dès le neuvième siècle, et elle était remplacée par l'arabe dans l'usage populaire (1). C'est ainsi que la science moderne, destituée des points de repère de la tradition, erra, durant des siècles, dans

(1) Etienne QcatremÈre, Recherches sur la laii(jue et lu littérature de l'Ef/ypte , p. 39.

Interpréta- ît? vague de coiijectures et d'hypothèses aussi obscures

tions arbi- »ii i-x !• j. c ■

traires lies (juc ce qu elles voulaieiit expliquer, et parfois aussi, •erogj-p es. ^^^^^^ ingéuieuses que sincères. Tel voulait que les hiéroglyphes fussent des arcanes symboliques cachant au vulgaire des dogmes religieux et politiques, des observations astronomiques, des préceptes d'économie rurale. Un autre y avait reconnu à première vue les psaumes de David , comme le père Hardouin avait retrouvé, à n'en pas douter, les mythes chrétiens dans les vers d'Horace. Vn autre encore décidait ex cathedra, à rencontre des témoignages universels de l'antiquité, que toutes ces figures n'étaient que les caprices d'imagination , les fantaisies dénuées de tout sens historique ou moral, des hiérogrammates. Le père Athanase Kircher, jésuite de Fulde, mort en 1680, à Rome, et qui ne cessa d'écrire qu'en cessant de vivre, avait composé en latin un OEdipe égyptien qui avait soulevé beaucouj) de doutes. Des jeunes gens eurent la malice de disposer une série d'hiéroglyphes de fantaisie et de la lui soumettre : il y donna le plus beau sens du monde. On en rit de grand cœur, ce qui n'a pas empêché un disciple attardé de ce rêveur, le docteur S eyffarth, d'en soutenir encore les doctrines, il y a une trentaine d'années, depuis Ghampollion ! Interpréta- L'étudc de la langue copte, en éclairant les usages

sacrés, fît faire un pas à la science et put offrir un point de départ à des recherches philologiques plus critiques. Enfin la découverte de la célèbre inscription de Rosette, écrite à la fois en hiéroglyphes, en démotique et en grec, vint mettre le fil conducteur aux mains des savants, et, depuis les travaux d'Young et

tn)ns sérieuses.

iiiaiiuscnts (■(iiitemiio-

rai

IIS de

.M..ÏS

surtout ceux de Ghainpolliou jcuue, cette iuscription superbe de la Minerve égyptienne, Nul n'a soulevé mon voile, a cessé d'être une vérité.

Kn se promenant dans le dédale des antiques hiéi-of;lvplies de la collection Sallier, Ghanipollion fut le premier qui découvrit nue ces manuscrits étaient tout <-i'anii><iiii()ii

Il A uit<'r|)rute tics

à fait contemporains de Moïse et remontaient dès lors à quinze cents ainuics avant l'ère chréti(;nne, autant <pi'il soit possible d'(''ta])lir la chronologif; biblique ii la période des Juges. Les uns ont été tracés sous Rantsê.s Meïamoun, le grand Sésostris d'Hérodote, prince ([ui rc'gna soixante-buit ans et qu'on s'accorde généralement à regarder comme le pbaraon dont le législateur des Hébreux dut fuir la cf)lère (;t la justice, et dont il attendit si longtemps la mort, cliez son beau-père Jétliro, dans le pavs des Madianites. Les autres jiroviennent des règnes du lils de llamsès, le pbaraon Merienpbtbali , et du fds de ce dernier, Seti H. Les papyrus des cabinets Sallier et Anastasv appartiennent tons à la même époque de la dix-neuvième dynastie é,<;v[)tieime et sortent des niêmes liypogées. Ils se composent de morceaux divers sur l'iiistoire (;t la religion . Le plus important sans contredit est le fragment bistorique traduit par Cliampollion sur une campagne du grand Sésostris contre la confédération d(\s Chétahs, qui sont probablemejit ces puissants rois de la Palestine, les rois de Gbet, contn; lescpiels eurent à lutter les Hébreux (1).

(1) Voir Aotice sur un rnuiiusci-it c<iypiien en écriture /lieraliaue , écrit sous le rèfjne de Merienpfilliah , fils du i/ruiid Ranisès, par Emmanuel de RovoÉ. Paris, Thunot et comp., 1852.

Page 1