‹ Causeries d'un curieuxChapitre 65 sur 124 · TOME I · texte numérisé non relu

TOME I

Ces lettres I ilaireiit 1 histoire tic la société en Grèce.

Condition

des femmes

en Grèce.

Sappho,

.Myrtis,

Corinne,

Aspasie.

Ilhodope.

quises, s'était fait bâtir une pyramide, n'avaitpas été une phryne. courtisaue (le l'ordre d'Aspasie ni de Sapplio. Phryné, dont la vanité insolente offrait de rebâtir Thèbes, détruite par Alexandre , pourvu qu'une inscription élogieuse accolât son nom à celui du conquérant, fiit de la classe de Rhodope. Lais la Corinthienne , dont les séductions presque toujours assurées du triomphe domptèrent les plus rebelles entre les stoïciens , et qui Lais. renvoyait ses amants nus comme la Vénus dont elle était prêtresse. Lais s'offrant pour dix mille drachmes a l'orateur Démosthène, qui la refusait, ne voulant pas payer aussi cher un repentir, ne fut pas non plus de celles à qui l'on serait enclin à faire grâce du mépris. Les Grecs avaient des autels élevés à la Pudeur, mais ils en avaient un bien autre nombre dédié à Vénus, à Priape, à Bacchus, à l'Amour; et les dieux comme les hommes étaient à la fois complices du rayonnement des courtisanes. L'épouse, confinée dans l'esclavage domestique, était uniquement destinée à perpétuer le nom d'une famille et à donner des enfants à la patrie. Les hommes les mieux nés, des magistrats, des chefs de l'Etat, des philosophes, allaient demander au dehors les agréments de la vie, les séductions de l'esprit et des sens. Les lois protégeaient les courtisanes , pour corriger peut-être des vices plus odieux (1 ) . Courtisanes Dcvcnues prétrcsses de Vénus à Gorinthe, un OTand

à Coriiulie. ^ ...,,.,

nombre d'entre elles y multipliaient à l'envi l'exemple de l'abandon de soi-même. On les voyait, dans les fêtes de la déesse , assister aux sacrifices , marcher aux pro-

(1) Athen., Deipnosoph., 1. XIII.

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