I • 1 > ^ Hector
du monde qui y accourut pour le voir quand on le porté
en trioiuijhe.
sceut. »
Or, qu'on possédât des portraits de Périandre, un des sept sages de la Grèce, un des rois de Gorinthe, et fils de ce Cypsélus dont les habitants de l'Elide conservaient le berceau dans le temple de Junon , rien de plus naturel , puisqu'il s'agissait d'un personnage réellement historique vivant à une époque où l'imitation perfectionnée permettait de tout exprimer avec la couleur ou le ciseau. Mais Hector, mais Alcmœon, le fils d'un des chefs de la guerre demi-fabuleuse de Thèbes , le roi devin Amphiaraiis , n'étaient plus que des personnages de l'ordre mythologique, et dont l'effigie ne pouvait appartenir qu'à la série des types de convention : « Sicut in Homero evenit. » L'ardeur même avec laquelle fut presque enlevé , jusqu'à en être étouffé, le Sosie d'Hector, prouve à quel point ces types étaient vivants dans les esprits.
A la longue, cependant, l'exactitude des types archaïques s'était modifiée sous le ciseau et le pinceau de quelques artistes, et l'on marcha successivement des marbres d'Egine au fronton et aux métopes du Parthénon. La distance franchie était immense. Que l'on compare en effet avec les grandes œuvres des temps de Périclès l'Apollon dont le marbre a été trouvé près de Gorinthe, dans les ruines de Ténéa. Gelui-ci est une figure au sourire hébété, roide, maigre, aride comme les gaines humaines des temps primitifs de l'Egypte. Que l'on compare également l'Ilissus, le