‹ Causeries d'un curieuxChapitre 91 sur 124 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Depuis longues années , les lettres et les arts comptaient avec honneur dans la vie des Grecs, alors que les Romains les ignoraient ou les dédaignaient encore, ou même les proscrivaient. « Les âmes des Décius étaient plélîéiennes, plebei'se Decioi^um anùnœ (1). » Tout à fait étrangères aux élégances de la vie, elles n'eussent point été de nature h s'y jamais assouplir. Qu'était-ce que Rome sous les Cincinnatus, les Fahricius, les Atilius Serranus, les Régulus, les Curius Dentatus , avec leurs fortes vertus amoureuses des labeurs de terre et de la pauvreté? Les siècles de Périclès et d'Alexandre le Grand jetaient leur éclat, que le monde romain, froid, silencieux, austère, barbare même, s'agitait encore sous les rois, dans les langes du Latium, ou, devenu république, passait sous les Fourches Caudines. Cicéron dit, il est vrai, que Romulus

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