COUP D'OEIL GÉNÉRAL SUR LA LITTÉRATURE FRANÇAISE
AU XIXiÈME SIÈCLE.
Deux esprits opposés se disputent Tem pire du monde, dit Mgr Gaume dans son admirable traité du St-Esprit.
Le domaine littéraire, comme le domaine religieux, subit constamment l'influence puissante de ce duel effrayant engagé sur la terre entre Lucifer et le St- Esprit. De là dans la littérature de tous les siècles, deux courants d'idées opposés, représentés à chaque époque par deux écoles ou par deux classes de littérateurs.
Pour apprécier justement la littérature d'un siècle, il ne faut pas perdre de vue cette vérité qui domine toute l'histoire, l'histoire littéraire comme l'histoire politique et religieuse de chaque peuple.
L'influence de ces deux puissances surnaturelles est plus ou moins apparente, plus ou moins forte à certaines époques ou chez certaines nations ; mais on en trouve toujours et partout la trace. Parfois TEsprit du Bien domine, et la littérature est alors florissante de vigueur, de beauté et de vérité. Le Bien est son objet, la vertu son but, TEglise son amour. Ainsi fut le XVlIième siècle pour la France.
Parfois TEsprit du mal l'emporte, et la littérature se fait Técho de l'impiété et de la corruption des consciences. La voix de la Vérité est étouffée sous les sarcasmes, et l'Eglise est trainée devant le tribunal de Topinion, comme Jésus dans le Prétoire, abreuvée d'ignominies, et condamnée par les valets et les cuistres littéraires. Tel fut le XVIlIième siècle, non seulement pour la France, mais pour l'Europe entière.
Parfois la lutte devient terrible et le résultat de 1 bataille est incertain. Alors se rangent sous deux drapeaux, deux armées puissantes. Alors s'érigent en face l'une de l'autre, deux chaires, deux écoles ayant à leur tête des intelligences d'élite et luttant de science, de lumière el d'habileté. Ainsi nous apparaît la littérature du XlXème siècle. Ainsi combattent aujourd'hui, aux portes de l'Eglise catholique les deux phalanges d'écrivains que les deux esprits ont enrôlés sous leurs étendards.
Ces deux écoles ont leur origine dans les deux siècles qui précèdent. L'une est l'enfant naturel du XVllIème ; l'autre est la fille légitime du XVIIème, mais plus parfaite, plus grande, plus immaculée que son père.
DU DIMANCHE. iAii
Certes, je ne suis pas de ceux qui dénigrent le XVIIème siècle, qui certainement valait mieux que le nôtre. Mais griandje Jais un parrallèle entre sa littérature et r&ole catholique de notre temps Tâvoue que mes préférences sont pour celle-ci.
Un coup d'œil rapide jeté sur le passé et sur le présent pourra peut-être me justifier.
Le siècle de Louis XIV est une époque éminemment glorieuse pour la littérature et jamais la langue française n'était arrivée à ce degré de perfection. L'apologétique chrétienne, la philosophie, l'histoire et la poésie n'avaient jamais compté jusque là de plus illustres représentants, Bossuet, Fénélon, Bourdaloue, Pascal, Racine, Corneille, Descartes ? Quelle réunion éblouissante de génies !
Et pourtant, il y a là quelques taches, Bossuet est le pèr e du gallicanism e I PascaLeât.Jans^é.Qiste ! Fénélon, Racine et tous les littérateurs de ce temps, ont la ^che pay enne ! La philosophie Cartésienne n'est pas exempte de tout danger.
Je ne parle pas de Boileau. Je n'ai jamais fort aimé
ce vieux garçon à l'humeur acariâtre, qui ne voyait
^pas de poésie d ans le Christianisme, et qui n'a trouvé
dans nos temples qu'un lutrin qui valut la peine d'être
chanté.
Jê^he parle pas non plus de Molière ; Ses comédies n'ont corrigé personne, pas même sa femme, et elles ont fait mentir le castigat rîdmdo mores ^ des anciens , ni de Lafontaîne dont les jolies fables n'ont pu faire pardonner les contes.
Enfin, malgré le lustre remarquable que la France du XYIIième siècle a ajouté au front de l'Eglise, je ne puis m'empôcher d'y voir deux sociétés vivant l'une sous l'autre, puis l'une à côté de l'autre, et se^'cQnfondant à la fin en une seule, qui était digne de donner naissance au XYIIIième siècle.
Sous la société sincèrement religieuse qui avait à sa tête Bossuet, Bourdaloue^ Fénélon, Racine, et autres, il y avait une autre société, qui d'abord ne se montrait pas au grand jour telle qu'elle était, et qui tout en fréquentant les Eglises était livrée, au lux e, aux p laisirs et à la volupté.
Bientôt cette société releva la tête et afficha publiquement toute son élégante corruption. A coté de Madame de Maintenon trônait Ninon de Lendos, dans l'opulence d'une luxure adulée, et Tàrisfocratie remplissait ses salons.
Molière et Lafontaine furent les échos de ce beau monde corrompu, et contribuèrent largement à populariser cette somptueuse luxure. Le Marquis de LaFare, l'abbé de Ghaulieu, digne prédécesseur de l'abbé Prévost, continuèrent l'œuvre de Lafontaine et Molière, et se firent en poésie les apologistes de la licence des mœurs.
Quand la Régence arriva, Ninon de Lenclos avait éclipsé Mme. de Maintenon. Le XYIIIième. siècle recueillait de son prédécesseur une dangereuse succession. La corruption, partant des marches du trône, descendait dans les rangs inférieurs de la société, et n'attendait plus que Yoltaire et ses disciples pour se répandre dans toutes les classes de la nation, Roub-
seau et Voltaire furent les deux larges canaux par lesquels cette semence délétère se répandit parmi le peuple.
Vol taire élaitlTEsprit du mal fait homme. Sa mère avait des mœurs plus que légères, et Ton a lieu de soupçonner que l'abbé de Châteauneuf qùî TaTaùt "Uimé et proiégé^ était soïi père ! L'homtoé qui ïfêVait faire toute sa vie la guerre à Jésus-Christ et à son Eglise, méritait bien d'avoir cette honteuse origine ; et le rôle quH a rempli était bien digne d'une naiss^açeaijjllère et sacrilège.' .;
Voltaire fut le roi de son siècle. Il entraîna avec lui la société^ans l'aHinè. Rousseau, Montesquieu, Diderot, D'Holbach, Dalembert et plusieurs autres vinrent lui aider à d émol ir le iempie- catholique ; chacun arracha sa pierre qui roula sur la France avec un grand bruit. En même temps les continuateurs de Molière, Beaumarchais, LeSage et l'abbé Prévost précipitèrent la^issolution des mœurs en popularisant et répandant partout la littérature légère, sceptique et railleuse. Figaro, Gil-Blas et Manon Lescaut sont les descendants en ligné directe de Tartufe et du Misantrope.
Il y eut pourtant dans ce siècle même où l'esprit du mal l'emportait, une école catholique subissant l'influence de l'Esprit du bien et combattant pour son triomphe.
Il y eut l'abbé Guénée, parfait écrivain, plein d'érudition, et polémiste spirituel, qui réfuta victorieusement les attaques de Voltaire contre la Bible. 11 y eut Fréron, très-habile 'Journaliste, qui fit passer de mau-
vais quarts-d'heure au patriarche de F^frney. En histoire il y eut LeBeau, et en poésie, GilBeflJ^ qui mourut à rhôpital, et André Ghénîer, qiij porta sa tête sur réchafaud. -•
Maiâ ces voix furent isolées et le vieil Arouet était à peine enterré que TEglise française "ëVTa^IrGyauté chancelaient déjà sur leurs bases. Hélas ! l'esprit du mal allait être victorieux.
Mais Figaro avait fait fortune. Il était parvenu au faîte de la grandeur. Il échangea son nom contre celui de Robespierre et son rasoir contre. la guillotine. Le torrenf de sang qui inonda la France opéra soudain une double réaction littéraire, réaction çpjntreig paganisme, réaction contre la littérature sceptique et railleuse ; et le XlXèrae siècle commença.
Chateaubriand réagit contre le paganisme littéraire; de Maistre contre la raillerFe impie. Ils furent deux chefs d'école, et ils ont exercé une influence immense, à des degrés divers. Une grande' dîsfânce les sépare pourtant. On pourrait dire que Chateaubriand a fait le tour du temple Catholique pour en admirer les formes, mais qu'il n'y est pas entré ; tandis que de Maistre a parcouru l'intérieur de.. .l'édifice et a môme creusé jusqu'en ses fondements pour montrer au monde la pierre inébranlable sur laquelle il est assis. Chateaubriand a débarrassé la littérature française des langes payens dont la Renaissance l'avait enveloppée. 11 à démontré que le Christianisme est le champ le plus vaste, le plus fécond et le plus riche en beautés qui puisse s'ouvrir à la poésie et à l'éloquence,
C'est un titre ineffa çable à la reconnaisance du monde / / Catholique.
Malheureusement, Chateaubriand ne sut pas se garantir entièrement des émanations malsaines du ^VlIIème s iècle. On trouve, particulièrement dans j quelques-unes de ses œuvres, des traces visibles de la mélancol ie et du sensualisme de Jean-Jacques Rous- . seau. Ce fut un gérmë^é décadence qiiî a produit ses ' ' ' Ifuïts, et les disciples du grand homme ne font pas tous ■' ' honneur à TEglise. . . =v l^ yu
Celui qui a donné a notee siècle la vraie impulsion ' - Catholique, c'est. àg^ljîstre. Ses connaissances éten- ]' ; dues, sa foi arîenïè', son'^tjle^mâgique, sa position* " ' ^leyée dansTecHeîIe sociale, lui donnèrent une influence et une force remarquables qu'il employa au ser- .-:/ ^ vice de la vérité Catholique. v. ,%, J '/
î vDe Bonald apparut en même temps, et leurs génies ; SJlexèj:eût,UBfi digue ^^ L'école f ViJ
V catholique du XIXème siècle était fondée. U-^-^^^
^ Ah I grâce à Dieu, nous pouvons parcourir avec . ^ 4 orgueil toute la littérature catholique de ce siècle, et" \i,; nous aurons droit d'être fiers en la comparante l'école '*•■*'*, du mal. Plus heureux que nos frères du siècle der--'. " . ! nier, nous n'avons.pas la douleur de voir la plus gran- :' : ' * de somme d'intelligence dans le camp des ennemis.
Je suis de ceux qui éprouvent la plus vive admiration pour K littérature de l'école Catholioue contemgraine, et il me semble qu'elle a moins de taches que celle du XVIlème siècle. Ce qui manque particulièrement à celle-ci, c'est la vie. Ses monuments sont
grands, splendides. Je les admire, je les contemple avec étonnement. Mais ils ^^çjit froids, et ils captivent , m on .intelligence plutôt que mon cœur.
Une image fera mieux comprendre ma pensée.
Du lieu où j'écris, j'aperçois sur la mer des îles verdoyantes qui reposent agréablement la vue, et des navires majestueux qui louvoient sous la brise, comme des goélands énormes, les ailes tendues. Ces rochers qui dominent la mer et dont la crête est couronnée d'une riche végétation, m'en imposent par leur masse, leur structure, leur grandeur et leur élévation. Mais ces beaux navires qui se balancent sur la vague, et qui luttent de vitesse pour arriver au but, m'intéressent et me plaisent davantage, parce qu'ils ont du mouvement et de la vie. Une âme les habite et les anime, une intelligence les dirige j'im^pgctlfis^Ltt^ind.
Ainsi en est-il des deux littératures que je compare, et pour nous, enfants d'un siècle exubér ant de. v ie et d'activité, c'est l'action, le mouvement et la vitalité qui nous passionnent.
Aussi, quelle jouissance de parcourir cette bibliothèque si variée dont l'école catholique a doté la littérature contemporaine I Quel plaisir pour l'esprit ! Quel bonheur pour le cœur I Quel bien pour l'âme! Ici je vois les œuvres des grands évéques dont l'Eglise s'honore: Pie, évêque de Poitiers, Parisi s, évéque d'Arras, Gçrbel, évêque de Perpignan, B erte^g d, évéqae de Tulle, Plantier, Dupanloup, de la BouiJUeri e et tant d'autres.
Là resplendissent les Conférences des grands prédicateurs, Lacordaire, de Ravignan, Ventura, Félix.
Plus loin c'est Mgr Gaume ajoutant les volumes aux volumes, les remplissanTTbus de savoir et d'éloquence
et les animant du plus pur amour de la vérité^ <!!*est
l'abbé Martinet , philosophe et littérateur, revêtant les
doctrines"philosophiques d'une forme agréable, et in-
diquant aux peuples la soïutioa des grands problèmes
qui les agitent. C'est j'^bb^é^.g,pbrl)ache!r, consacrant
trente années de sa vie à refaire l'histoire ecclésiastir.
que au point de vue des doctrines romaines- C'est
aupiedexposant dans un ouvrage des plus savants et
des mieux écrits les lois éternelles de l'Eglise et des
sociétés humaines. C'est l'abbé de Solesmes coïnbat-
tant avec la scienc e et l'ardeur d'im bénédictin, le
naturalisme "ïïîains l'histoire et le gallicanisme en théo-
ogîe, êtTaisant resplendir aux yeux de ses lecteurs
toute la poésie de lajifurgiç romaine.
Je voudrais pouvoir les nommer tous ; mais ce serait à n'en plus finir tant le clergé français a fourni d'illustrations à la littérature contemporaine. Il y a l^bb^ pârra s, l'abbé Maynard, l'abbé Bautain et bien
autres encore qurie sonï montrés d'illustres et savants deîenseurs de la Y^rité ; mais je ne veux jeter qu'un coup d'œil rapide sur la littérature contemporaine et je passe.
Les écrivains laïques ne sont pas restés en arrière dans ce grand mouvement littéraire et religieux dont le commencement de ce siècle a été témoin.
DeMaîstre, de Chateaubriand, de Bonald sont morts, mais leurs œuvres et leur esprit ont survécu. Le plus illustre disciple de de Maistra, celui qui J'a surpassé, c'est Louis Yeuillot*- C'est lui qui marche maintenant
'r^pn-f^'^
à la tête de l'école catholique, et certes, il sait se montrer digne de ce poste d'honneur ! C'est lui qui est rhomme de lettres le plus parfait et le plus complet de cette époque.
Mais il n'est pas seul à défendre la cause catholique. Quels noms plus dignes de gloire dans l'histoire littéraire et religieuse de ce temps que Nicolas, Ozan am, Monlalembert, de Falloux, Eugène Vftiiillot, Du Lac, Ghantrel, Léon Gauthier, Nettement et un grand nombre d'autres que je pourrais nommer encore ? Queis beaux monuments plusieurs d'entr'eux ne laisseront-ils pas à la postérité, dans l'histoire, dans la critique, dans la politique chrétienne ; et, malgré les tenda nces g allicanes et libérales de Montalembert et de J]allûjix, qui se sont égarés quelque temps avec Mgr L'Eyêgue d'Orléans, quels services éminenls n'ont-ils pas rendus à la cause catholique !
Hélas ! en dépit de toutes ces gloires vraiment françaises et catholiques, l'Esprit du mal, a ses apôtres et ses défenseurs en grand nombre dans la patrie déchue de Gharlemagne et de Saint Louis. En face de l'école catholique, on a vu grandir et prospérer un véritable pandémonium de toutes les hérésies, de toutes les impiétés.
G'est là qu'on a vu un Renan se poser en face du Christ, et lui dire audacieusement : Tu n'es pas Dieu ! G*est là qu'il s'est rencontré un Tain^, un 1V[^p^plpf qui ont chassé Dieu de l'histoire, et tenté d'expliquer tous les événements humains par les causes natu relies, le sol, le climat, la nature. Il s'est trouvé des poètes, des auteurs dramatiques, des romanciers qui ont nié
rimmortalité de Tâme et proclamé les jouissances matérielles comme le but unique de l'homme en ce monde ! On a entendu un énergumène s'écrier : la propriété, c'est le vol; Dieu, c'est le mal I Un Edmond About a proclamé les grands singes de T Afrique centrale, pères de^JL'httmanité, et divinisant le progrès indéfini de la matière et de Tindustrie, il a prophétisé que l'industrie en viendrait à créer des hommes sans vices, comme elle a créé des taureaux sans corneâ^J ugo a dépensé toutes les forces d'un génie puissant, pour substituer k Révolution à TEdise, comme" la véritable institutrice du genre humain î
Je n'en finirais pas si je voulais indiquer toutes les absurdités, et toutes les impiétés qui ont cours dans cette école du mal. Que de noms y ont conquis une triste célébrité, dans la philosophie, dans l'histoire, dans réconomie sociale, dans la critique littéraire, dans la poésie et dans le roman ! Cousin, Jules Simon, Proudhon, Louis Blanc, Quinet, Leroux, Considérant, Sain te-Beu ve, Béranger, Musset, Théophile GautKier, He nri He ine, Dumas, Sue, Balzac, Soulié, George Sand et vingt autres consacrent leurs talents et leurs veilles à démolir cette immortelle et divine institution
g- qu'ils appellent une vieillçrie, et que nous nommons la
'\Sainte Eglise de Jésus-Christ.
Au 1 letfT œuvre de destruction n'est pas finie, et eUe ne le sera jamais. C'est en vain qu'ils entasseront tous les mensonges, toutes les utopies, tous les systèmes, toutes les calomnies, toutes les corruptions pour en finir avec le Christianisme. Chaque fois que l'un d'eux arrache une pierre de l'édifice, il se rencon-
tre un écrivain catholique gui 1^. Eiijaiasse et la repla-
jçe ; et toutes les découvertes de l'histoire, comme
tous les perfectionnements de la science donneront à
l'Eglise un nouvel éclat et de nouvelles splendeurs !
Je crois au triomphe prochain de l'Eglise. L'ensemble des œuvres si nombreuses et si belles de l'école catholique, répandra dans le monde tant de lumière que les peuples en seront éclairés.
J'espère que la littérature can adienne saura s'inspi' rer de la grande école ^«♦bpl^qpg duh^ ^^àme s iècle, et je prie mes jeunes compatriotes qui veulenfentrer dans cette carrière, d'y choisir leur$ modèles.
Nous entrons tous dans la littératju.rje, .Banyme porte particulière qu'un grand homme du passé ou du présent vient nous ouvrir. Pour les uns, cet homme a été Hoiftère, ou Dante, ou Virgile ; pour d'autres il a été Bossuet, ou Shakespear ou Voltaire. Pour moi cet hom- 4ne a été^LôuîrVëuîllot. C'est lui qui m'a introduit daririe vestibule de cette école catholique dont je compte les colonnes et dont j'étudie les splendides ornements.
De nos jours un bon nombre entrent dans le domaine littéraire par Lamartine et Viçtor^ugo. Ce sont des guides dangereux, comme je le démontrerai plus loin.
Ce qu'il faut à notre pays c'est une littérature franchement, entièrement catholique, sans allii^es, "sans faiblesses, sans complaisances pour l'erreur, lors même qu'elle se présente avec le prestige du talent et de la renommée ; et je ne saurais recommander assez à
nos jeunes littérateurs, dont plusieurs ont déjà fait preuve des plus beaux talents, de ne pas s'abreuver à ces sources empoisonnées que je viens d'indiquer en passant. Ils y perdraient deux choses qui seules font les bons citoyens et les grandes nations, le patriotisme et la Foi.