‹ Causeries du dimancheChapitre 31 sur 39 · VICTOR HUGO · texte numérisé non relu

VICTOR HUGO

Un homme qui ne rit pas, c'est l'auteur de ^^L'ffomme qui rit," Mais il n'en vaut guère mieux, et s'il fallait choisir entre les facéties de la petite presse et les antithèses ronflantes de Victor Hugo, il y aurait lieu d'être embarrassé.

Il n'abandonne jamais sa pose et ses airs de prophète, j'allais dire de dieu, et s'il eût vécu dans l'antiquité païenne, c'est lui qu'on aurait fait Jupiter. Dans notre siècle ^ il n'est que l'un des membres les plus importants de ce dieu des panthéistes qui se nomme le Grand-Tout. Il n'est pas mécontent de cette dignité,

GAUSEBIES hQ PJUA^CÏIE. ff^i

quoiqu'il espère mériter mieux, et, depuis qu'il est revenu à Paris, il s'efforce de la revêtir d'ua nouvel éclat.

U faut avouer qu'à Guernesey, depuis quelques années, ce personnage s'éclipsait visiblement. Le vaisseau qui porte sa gloire faisait de l'eau, et il allait sombrer lorsque l'avènement de la République l'a remis à flot. Léger comme un papillon, le vieillard est alors accouru à la voix de sa bien-aimée, et le rêve qu'il ^ caressé longtemps d'être le président de la Ré. p ublique Univer selle a ranimé ses illusions éteintes. 11 a cru que son jour était enfin levé et que tous les peuples, prosternés devant la République une et indivisible^ allaient enfin le choisir pour chef et pour pontife.

Il a conapris que cette double dignité devait lui donner un crédit immense, et, à peine rentré dans Paris, U a saisi non pas son épée, mais sa plume. Du haut de je ne sais quel piédestal, fait d'orgueil et d'ineptie, il a adressé des proclamations solennelles aux Allé. mands et aux Français.

Ce sont des chefs-d'œuvre d'incohérence et de folie ; et à côté de quelques idées où l'on retrouve encore un reste de génie, il a entassé confusément l'excentrique, le ridicule et le trivial.

Voici quelques extraits de son appel aux Allemands ; ils sont dignes d'être cités :

** All enaands^ celui qui vous parle est un ami. " Il y a trois ans, à l'époque de l'Exposition de J867, §jx fon4 de l'exil, je vous souhaitais 1^ bleaven^ue da^i

" Quelle ville ?

** Paris.

'^ Car Paris ne nous appartient pas à nous seuls. Paris est à vous autant qu'à nous. Berlin, Vienne, Dresde, Munich, Sluttgârd, soiit vos capitales ; Paris .^çst.Yptre centre. C'est à Paris que I on sent le battement du cœur de l'Europe. Paris est Ja. ville des villes. Paris est la ville des hommes

'' Nous sommes la République française, nous 1 avons pour devise : Liberté, Egalité, Fraternité ; nous

écrivons sur notre drapeau '- EjiS^iJ^^^^^£MSSSu Nous sommes le même peuple que vous. Nous avons eu Vercingétorix comme vous avez eu Ârminius. Le même rayon fraternel, trait d'union sublime, traverse le cœur allemand et l'âme française

Vons venez prendre Paris de force. Mais nous vous .l'avons toujours offert avec amour. Ne faites pas fermer les portes par un peuple qui, de tout temps, vous a tendu les bras. N'ayez pas d'illusion sur Paris. Paris vous aime

** Cette grande lumière, il faudra l'éteindre âme par âme. Arrêtez-vous !

'^ Allemands, Paris est redoutable. Soyez pensifs devant Paris

** A présent, songez-y, vous croyez avoir un dernier

coup à faire : vous ruer sur Paris

vous jeter, vous sept cent mille soldats

sur trois cent mille citoyens debout sur leurs remparts, sur des pères défendant leur foyer, sur une cité pleine de familles frémissantes, où il y a des femmesi des sœurs, des mères, et où à cette heurci moi (joi Toal

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parle, j'ai mes deux petits-enfants, dont un à la ma.

melle

" En ruinant Paris, vous le sanctifierez

Ce sépulcre criera : Liberté, Egalité, Fraternité ! Paris est ville, Paris est âme.

** Brûlez nos édifices, ce ne sont que nos ossements ; leur fumée prendra forme, deviendra énorme et vivante, et montera jusqu'au ciel, et l'on verra à jamais sur l'horizon des peuples, au-dessus de tout et de tous, attestant notre gloire, attestant votre honte, ce grand spectre, fait d'ombre et de lumière, Paris ! Maint enante^

]n français ordinaire, tout ce pathos se traduirait ainsi r'' Ma petite Allemagne chérie, tu es ma fille, comme je suis ton père. Paris est ton frère, embrassez-vous.

Gomment ! Toi, sa sœur, tu veux battre Paris ! Tu veux détruire Paris ! Paris, la lumière du monde ! Paris, l'âme du monde ! Paris où j'ai mes deux petits-enfants, dont un à la mamelle ! Réfléchis.

Ha petite Allemagne, sois pensive devant Paris.

On peut être plus fade, mais on n'est pas plus fou. Néanmoins, Victor Hugo s'est étonné qu'une pareille procl^matioaoi'Ait pas arrêté l'Allemagne, et quand il a vu qu'elle passait outre, et qu'au mépris de la sainte fraternité la sœur voulait égorger le frère, il a été pris de colère, et il s'est écrié :

*^ Que toutes les communes se lèvent ! que toutes '* les campagnes prennent feu ! que toutes les forêts « s'empÛssent de voix tonnantes ! Tocsin ! Tocsin I " que de chaque maison il sorte un soldat ; que le

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^^ faubourg devienne un régiment ; que la ville se fas- " se armée. Les Prussiens sont huit cent mille, vous '^ êtes quarante millions d'hommes. Dressez-vous et <^ souillez sur eux I Lille, Nantes, Tours, Bourges, ** Orléans, Colmar, Toulouse, Bayonne, ceignez vos *^ reins. En marche ! Lyon, prends ta carabine; Rouen, '^ tire ton épée, et toi, Marseille, chante, ta chanson est ** terrible. Cités, cités, cités, faites des forêts dépiques, '^ épaississez vos baïonnettes, attelez vos canons, et toi,

** village, prends ta fourche Que les

'* rues des villes dévorent l'ennemi, que la fenêtre ** s'ouvre furieuse, que le logis jette ses meubles, que '^ le toit jette ses tuiles, que les vieilles mères ii^di-

'* gnées attestent leurs cheveux blancs

** Soyez terribles, ô patriotes ! Arrêtez-vous seu-

^ ' lement quand vous passerez devant une chaumière, '^ pour baiser au front un petit enfant endonni !

" Car l'enfant, c'est l'avenir. Car Tavenir, c'est la République.

** Quant à l'Europe, que nous importe l'Europe ?

^' Paris ne prie personne. Un si grand

'^ suppliant que lui étonnerait l'histoire. Sois grande

''ou sois petite, Europe, c'est ton affaire la

'' fournaise vermeille de la République s'enfle dajOLS le '' cratère ; déjà sur ses pentes se répandent et s'allon- '* gent des coulées de lave, et il est plein, ce puissant **• Paris, de toutes les explosions de l'âme humaine. " Tranquille et terrible, il attend l'invasion, et il sent '' monter son bouillonnement. Un volcan n'a j)^ be« ** soin d'être secouru."

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Hélas ! faire de semblables phrases est bien joli, mais vaincre les Prussiens serait plus beau. Il est bien à craindre que le volcan ait besoin d'être secouru, que Marseille ait en vain chanté sa chanson terrible, et que le village ait pris sa fourche inutilement.

Il y a une chose que Victor Hugo n'a pas comprise, et que la France refuse encore de comprendre, c'est que pour vaincre la Prusse, il faut apaiser Dieu.

Il y a une autre vérité qu'il ignore et que la France méconnaît : c'est qu'il a sa grande part de responsabilité dans les malheurs qui accablent sa patrie. Il est un de ceux qui l'ont gâtée et qui ont attiré sur sa tête les foudres divines. Il est un de ceux qui l'ont égarée loin des sentiers de la vérité et de la justice. Il est un de ceux qui lui ont enlevé son Dien, et qui ont placé sur ses autels la Raison humaine et la Liberté.

Et pour expier son crime il fait des phrases creuses, et son cœur n'est pas assez affligé pour empêcher sa cervelle de fabriquer des antithèses ! Pauvre cœur et pauvre cervelle ! Il faut qu'une nation soit bien malade pour se laisser conduire par de tels chefs.

Il faut admettre cependant que cet'^horame avait été

magnifiquement doué par la Providence. C'était un

beau génie, un immense talent qui aurait^dû être, et

qui a peut-être été le plus grand poëte de son temps.

Fidèle à la religion dans laquelle il est né, il pouvait

atteindre à la gloire de Racine : il a préféré, [être le rival d'Eugène Sue et de M.içhelet. Quelle aberration !

Le compte qu'il aura à rendre à Dieu de l'emploi de son, génie sera terrible. Car il a complètement manqué à la mission qu'il devait remplir. L'Eglise qu'il devait défendre, il l'a combattue. La patrie qu'il devait grandir et conduire à la vérité,il l'a pervertie. En cessant d'être catholique, il a cessé d'être français, et en trahissant l'Eglise, il a trahi la France.

Ses premières œuvres l'avaient placé de suite au premier rang des poètes contemporains. Il était l'émule de Lamartine, et la même religiosité vague respirait dans ses poésies. Bientôt il glissa comme lui dans les rêveries du panthéisme, et après avoir tergiversé en religion comme en politique, et après avoir descendu les degrés qui conduisent à l'impiété, il est enfin devenu ce qu'il est aujourd'hui : une espèce de déiste ou de panthéiste rationaliste.

La dernière série de ses ouvrages pourrait être comparée à la course échevelée d'un somnambule se heurtant à tout ce qu'il rencontre sur son passage. L'auteur est toujours plongé dans une nuit noire ; il ne voit rien distinctement et ne s'explique rien de ce qu'il voit. Tout est sombre, immense, mystérieux autour de lui. Partout où il se trouve, il voit des profondeurs, des abîmes, des vides, des ténèbres, des fourmillements d'ombres.

En un mot, c'est le chrétien déraillé. C'est l'homme qui avait la foi, ce divin flambeau qui éclaire tous les abîmes, et qui l'a perdue. Il cherche maintenant à tâtons ce quelque chose qui lui manque, et qu'il ne trou-

ye ni ne reconnaît plus. Toute la vie humaine lui apparaît comme une fantasmagorie immense, où le bien et le mal, le juste et Tinjuste sont pêle-mêle et méconnaissables, où le méchant prospère, où l'homme juste est toujours victime d'une implacable fatalité. L'humanité, suivant lui, tourne perpétuellement dans un cercle d'infortunes inévitables, d'où elle ne peut sortir que par une seule issue, le suicide. Tel est le dénouement ordinaire de ses drames, et c'est la conséquence nécessaire qui jaillit des prémisses qu'il pose dans toutes ses œuvres.

Poiur lui Dieu e st un mythe, ou, du moins, c'est un être sans personnalife distincte, et relégué si loin derrière son firmament, qu il n'exerce aucun contrôle sur les affaires de c^ monde. Quant à l'âme humaine, le mystère l'enveloppe, et l'écrivain est incapable de dire quelle est sa nature et quelle sera sa fin. C'est en vain qu'il raisonne et qu'il s'efforce orgueilleusement de pénétrer ces grands mystères. Plus il disserte, et plus il s'enfonce dans des sphères nuageuses où l'on ne sent bientôt plus que le souffle de ses deux religions, le panthéisme et le rationalisme.

Tel est le caractère moral des œuvres les plus remarquables de Victor Hugo. Le côté littéraire est beaucoup moins défectueux, mais non sans vices.

Tout le monde sait que l'auteur des Misérables a été le chef de l'école romantique, etj le père du réalisme en li ttérature. "Ce ne sera pas son plus beau titre de gloire ; mais c'est parla qu'il est arrivé à la célébrité.

Son style s'est toujours distingué par une grande originalité. Mais il ne faut pas croire, cependant.

que ce genre soit tout-à-fait à lui, Shakspeare est son £rand modèle et il l'a imité d'une manière étonnante. Il est certain qu'il en a tous les défauts, maïs il est moins sûr qu'il en ait pris toutes les qualités.

Aujourd'hui, il exagère tellement le genre de Shakespeare, qu'il est devenu ridicule.

Sa phrase est travaillée, chevillée, brisée, surtout hachée. Il la coupe, iJ la tronque d'une manière toujours inattendue. Il l'encombre d'antithèses et d'hyperboles, et, par un effet de son art, il la construit de telle manière qu'elle se détraque et erie ^étrangement.

On y sent le travail, un travail énorme qui tranforme le sublime en absurde, et qui veut montrer la grandeur dans le trivial. Travail à rebours qui ne taillé pas une statue dans un bloc de marbre, mais qui mutile la statue et en fait un bloc aux formés étranges. Travail singulier, qui, dirigé par une imagination extravagante, s'opère dans un monde inconnu et fantastique.

Tous les héros de ses livres sont des monstres ou des êtres surhumains, et la trame de leur vie se déroule au-dessus ou au-dessous de l'humanité. Tout y est hors nature ou contre nature. Si je pouvais employer cette expression, je dirais que Victor Hugo a créé le surnaturel de la matière.

Ce qu'il afiFectionne particulièrement, c'est l'invraisemblable. Ce qu'il recherche avant tout, c'est le faux, qu'il habille et décore avec un art infini. L'élément dans lequel il se complaît, c'est le vague de la pensée, et parfois même le vague de l'expression.

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Au reste, il y a longtemps qu'il s'est affranchi de toutes règles. Il prend même plaisir à les fouler aux pieds. Il accumule les images et les figures de toutes sortes, et quand une description à faire se présente, il y consacre vingt pages. Il réunit alors toutes les couleurs de sa palette, tous les nuages de sa pensée et tous les grelots de sa rhétorique. Il entasse les grands mots et multiplie les contrastes. Il suffit que deux idées soient disparates et contradictoires pour qu'il les accole ensemble.

Les éléments et toutes les choses de la nature deviennent alors soua..Sja plume des êtres vivants qu'il fait penser, 'parler et agir. Le rocher s'anime, le nuage médite et le brin d'herbe parle. C'est, le plus souvent, absurde et ridicule, mais c'est curieux et intéressant à étudier.

Il écrit des pages inqualifiables, où il extravague à force de vouloir être original. La grammaire devient pour lui lettre morte et il a bientôt fait de supprimer le verbe de sa phrase, et de transformer l'adjectif en substantif.

Pour donner une idée plus exacte du genre descriptif extraordinaire dont Victor Hugo abuse tant, et pour mieux en saisir les défauts, j'en livre ici au lecteur une imitation que je me suis efforcé de rendre fidèle.

Je suppose que Victor Hugo arrive un soir à Kamouraska, et qu'il y soit témoin d'une tempête ; voici la description qu'il en ferait :

** J'ai vu Kamouraska par une nuit sans étoiles.

** C'était un soir ténébreux où l'horreur et l'inconnu s'étaient donné rendez-vous. L'air et l'océan, tous

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deux en révolution, fraternisaient. Accolade sublime. Fougueux et libre, l'air avait secoué le joug du tyran nuage, et comme un peuple qui s'éveille, il roulait des flots irrésistibles et innombrables. L'océan se" soulevait pour courir à sa rencontre, et les deux éléments se donnaient des baisers qui devenaient abîmes. C'était le choc de deux infinis. Pluriel effrayant.

** L'infini d'en haut se précipitait sur l'infini d'en bas. Il l'enlaçait, le soulevait, le secouait, et l'entraînait dans une course parabolique vertigineuse.

Où allaient-ils ?

— Dans l'ombre.

D'où venaient-ils ?

— De l'ombre.

Que voulaient-ils ?

— ^Mystère.

** C'est là l'inexplicable et Tincompréhensible. Ces deux êtres sans vie vivaient. Ces deux matières pensaient, chantaient, riaient, hurlaient, marchaient. Ces deux riens étaient tout. Obscurité lumineuse qui ouvrait une porte sur l'inconnu.

** L'océan est un abîme. L'air aussi. Quand ces deux abîmes fraternisent, l'infini apparaît. L'incommensurable se mesure, et l'invisible prend une forme. C'est la pénombre du mystère, et l'œil y aperçoit ce qui ne se voit pas : la quantité de pensée qui se mêle à la matière.

** L'air et la mer chantaitent. Pourquoi^? — Parceque

" Chant inimitable, et que l'art humain ne peut noter. Fort et faible, harmonieux et discordant, lugubre et rieur. Suite de mélopée vague et rêveuse où le réel se fait idéal, et Tidéal réel. Chanson qui prend une forme et devient spectre, qui vous poursuit avec des cris de rage, ou des ricanements sinistres, et qui vous siffle dans les oreilles. Concert de fantômes.

— ** Les ténèbres étaient palpables.

— ** Qu'est-ce que l'obscurité ?

— " Une condensation de néant. De tous côtés le vertige remplissait l'étendue. La terreur grouillait obscurément dans l'ombre, et le vide ténébreux s'étendait sans limites. Effondrement sinistre de la réalité.

** Le rivage était là imperturbable et froid. On eût dit qu'il s'était endormi en écoutant les sourds grognements des vents et de la mer. Vainement, la vague, l'écume à la bouche, le mordait au flanc. Il dormait. L'absence d'âme paralysait ce corps.

'* Au loin, dans la brume, apparaissaient, spectres énormes, des fantômes gigantesques couchés dans la mer. Rochers retentissants et fiers, îles chevelues et sombres, qui, spectateurs silencieux, regardaient se dérouler le drame terrible, joué par leurs acteurs favoris, la mer et le vent. Théâtre sublime où l'homme se faisait atome, et où l'atome devenait géant.

** Je regardais, mais mon œil ne pouvait pénétrer à travers la muraille d'ombre.

" J'écoutais, mais mon oreille ne pouvait analyser cette confusion de concerts.

** Dans cette promiscuité sans fond, où Tindécis donnait le bras à l'invisible, mon âme seule voyait et entendait dans des spbères lumineuses le frôlement des infinis. L'inexprimable prenait une voix, et Téclipse du visible dévoilait l'idéal.

" Cela était immense et merveilleux. ** Maintenant, lecteur, imaginez des centaines de pages de ce style, et vous vous demanderez avec effroi quel peut être l'avenir d'une littérature qui a choisi Victor Hugo pour modèle.

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