‹ Causeries du dimancheChapitre 6 sur 39 · INTRODUCTION. ' IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. ' IX

qu'on les appelle libéralisme, gallicanisme, ccsarisme, joséphismey séparatisme, ou autrement, elles ont toutes leur source commune dans cette grande hétésie des temps modernes qui se nomme le naturalisme.

Tous les progrès du XIXème siècle tendent à propager cette grande erreur. On nie le surnaturel, ou bien on limite le plus possible son action dans ce monde. On croit que les destinées des peuples sont liées à des lois immuables, promulguées par Dieu dès le commencement; que le monde est fatalement livré à une série d'événements irrévocables, et que Dieu n'a rien à faire dans le fonctionnement des lois qu'il a formulées. On s'imagine que notre seule mission sur la terre est de diriger, de coordonner et de faire servir à notre félicité matérielle les lois et les forces de la nature. On ne voit de bonheur pour l'humanité que dans les jouissances naturelles, et le génie humain se consume dans la recherche de ce qui peut multiplier ces jouissances. L'homme, se dit-on, pourra se passer de Dieu, lorsqu'il aura réalisé tous les progrès matériels qu'il rêve. Hélas ! on veut oublier que le bonheur de l'humanité a commencé dans une crèche et s'est complété sur une croix !

Non, mon cher frère, ni les nations, ni les individus ne sauraient trouver le bonheur véritable dans le naturalisme. Il faut admettre non-seulement l'existence du surnaturel, mais son action persistante, continuelle, universelle dans les événements de ce monde.

Le ciel et Tenfer se disputent l'empire de notre planète, et la liberté de l'homme, soumise à cette

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