DEUXIÈME PARTIE. — SIXIÈME SOIRÉE. Ul
paelaiie, avec tout son eortége de maux physiques et moraitttlAvie et ses joies qui éhMgnent les pensées saintei, et seg peises qiiî portent le désespoir an cceur, la vie et ses passim qui attaquent l'âme par tant de poiots vulnérables; «de IVgueU à la paresse, la irie et ses faiblesses et ses intérêts épbéofièitts? quelles arnaes avons- nous pour cette lutte de tous les jsura« de toutes les heures? peu et bien peu. filais voilà le Paraclet qui va venir ; le voilà avec ses sept dons :
L'Esprit de ss^esse qui nous fait discerner les vrais biens d'avec les faux^ l'Esprit d'intelligence qui noos enseigne de Dieu ce que Dieu nous apprend, TEsprit de oonseil qui nous guide au noilieu de nos ténèbres, TEsprit de force qui combat en nous et nous rend vainqueurs, l'Esprit de science qui nous éclaire sur dos devoirs, sur les cbœesde Dieu et lutte contre noire propension à Tignoranee, l'Esprit de piété qiu nous fait ainwr les choses sainteSt enfin l'Esprit de crainte de Dieu, coinmencement de la sagesse, crainte salutaire, retenant dans Jedevoir et n'esckanA pas Tamour.
Que nous manque- tril, dites.» cb^e Constance? ne sonamesnous pas actuellement armés? ne pouivons-noos pas descendre dans r arène où nous conabaltrons aras l'égide de nos pa-
iroa&î — Veus êtes fatigué, ami, et cependant j'ai bien des choaes
à Totis demander encore.
SIXtÈME SOIRÉE.
Quand, le lendemain, les deux familles furent réunies, Constance déclara qu'elle avait un très-beau plan à communiquer à Lucie et à M. de Kerkoff.
Plu» que jamais déterminée à recevoir le sacrement de confirmation, elle sentait le besoin de s'y préparer sérieusement,
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d* abord par une élude plus approfondie de la religion, et enfin par une retraile. Elle avait donc résolu de prier M. de Kerkoff, pour sauver ce qu'elle appelait son amour-propre, de continuer ces entretiens, et Lucie, de lui indiquer les exercices de piélé par lesquels elle pourrait se disposer à une action si graije. Enfin, elle laissait à ses amis le soin de désigner un couvent où elle pût passer la semaine qui précéderait la confirmation.
M. de Kerkoff renouvela sa déclaration d'incapacité, et proposa de chercher quelque prêtre qui s'établît à la Grange pour compléter une instruction déjà bien avancée.
Le séjour d'un prêtre à la Grange et surtout d.'un prêtre inconnu, ne plut pas à madame de Monac; elle avait bien pensé à une retraite plus longue, mais elle avouait qu'une séparation de huit jours était le seul terme que sa sollicitude maternelle pût admettre. Pendant cette semaine les enfants seraient confiés à Lucie.
D'un autre côté, elle avouait encore qu'autant elle se sentait à l'aise avec son vieil ami, autant elle craignait de découvrir son ignorance à un autre.
Lucie indiqua la maison des religieuses de la petite ville de *** comme parfaitement convenable; le chapelain était un homme distingué et des plus vénérables. Il fut arrêté qu'après le déjeuner on irait le voir, arranger tout avec lui, et qu'on le prierait d'obtenir de l'évêque de la confirmer seule dans la chapelle du couvent où elle ferait sa retraite. Cette décision la
charma.
Tout s'organisa à *** comme on l'avait désiré ; le monastère s'ouvrirait pour la retraite de Constance, et le chapelain se chargerait de sa coilscience; on passa la journée à visiter la ville qu'elle ne connaissait pas, à parcourir les bords de la mer que l'aspect sauvage et grandiose des rochers rendait d'une admirable beauté. On dina chez une amie de Lucie, et une belle soirée de juillet prêta son charme au retour à la Grange. Madame de Monac ne perdait pas de vue la nécessité de presser ce qu'elle appelait son instruction religieuse; aussi.