‹ Causeries du soir; ou, Exposition de la doctrine chrétienneChapitre 198 sur 259 · TROISIÈME PARTIE.— NEUVIÈME SOIRÉE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE.— NEUVIÈME SOIRÉE

constante les pieuses émotions que j^éproavais/au tombe au du Sauveur, même dans le temps où je priais le moins; Le soir je ne manquais guère de m*écbapper pendant quelques beures et de courirà Saint^Rocb, dont je préférais la chapelle sépulcrale à tout autre lieu de prière. Ami, je plaindrais de tout mon cœur la femme dont les genoux ne flécbiraient pas devant cette sainte représentation de la mort et de la sépulture du Rédempteur.

J'arrangeais ma journée dé manière à entendre quelque passion précbée dès le matin» j'évitais la dissipation» je recherchais les cérémonies si touchantes de ce jour^'là.

— Quelle âme assez glacée pour rester insensible devant les grandes penséesde ce jour, et devantles souvenirs que l'Eglise évoque à chaque instant. Les offices ont un caractère tout antique ; je ne chercherai pas à vous expliquer ces détails, car cette explication serait bien longue (1). N'admirez-vous pas cette adoration de la croix, si solennelle et si touchante ; qu'il est bon de pouvoir en ce jour-là baiser les pieds de Celui qui est mort pour nous? qu'il est bon de vénérer Tinstrument de notre rédemption ; suivez cet office avec une attention non démentie, et vous admirerez sa simplicité.

Ce jour-là, le prêtre officiant communie seul; personne, autre que lui, ne se repait^e la chair de TAgneau. Jour de deuil et de sombre tristesse ! Au reste, cette privation de la saiqte communion n'est que le résultat d*un usage, car il n*est pas .encore éloigné le temps où il en était autrement.

Honorons la mort de Notre-Seigneur, remercions-le du fond de notre âme de nous avoir réconciliés avec son père.

Méditons cette mort, dont je ne vous donne pas les détails, vous. les trouverez dans l'Evangile, vous les avez déjà lus et reliu^, j'en suis bien certain.

Le Fils de Dieu a donc rendu, du haut de la croix, son âme à son Père ; son corps pend sur le gibet des esclaves. Un sol-

(0 Voir les IfutruclUms 9Uf les fites deM.L'abbô Gosselin, qu^on ne saurait trop citer.

4M vOIHWitlESJIVtiOIR.

etd^repii. . .

;Lbb itf cipleB ootfpmlalttite,* vvon9»fe )«MW4iie|piw « }o«^ ileoifis.dçj^ ; ik oat iabanidoosé kur ^iii ShtteiLaMiergfel • . . ;on iiesilt'OU.fiaiotJeaab condttisU a|irà8 t|WirileJiaî :6At.élé

lUa étcang^, Jasef h à'Axim^bie^ «iqiiiiétaUdiseiiAe^da a Jésus, mais en secret, parce qu'il craignait ilas^toife* deçà maanda à Pilale quUl lui permit A*9akd\et iecoatfB de ^ lésuSt^et-Bilate tep^imit. Uivinidaiic^tBtMdtfm le*Mrps «c de Jésus, j»

(cJSt NkodàiM,.oeiuiqiiiia'ékMtur8iri«]Mdrti^ iK duiant Jamuit, TiBt&uasiq^rtant^uajraélaiigBjdeiMifrriK >a et d'aloès, du poids d'enwirenceDLlvfifls.'O»

Geftdaux hommea, diseiptes pvadeots, mni&^WQ^fo^tfta&t les aeuk, vies seuls qui ttrcHirant du»BOurage àlemockduîfiaaveur;.ib réclament •son.eorjis^ ranaevelifwnt'et^e qicMit danaiin sépulcre nsuf.

Voilà donc Jési» cauTertd'iBi Unoifl, ^nposaiit idnamnmeil de la mort ! . . .iFeron&îDOua comme l^s Àa^tim^ )ftÛMiKnous?... Non, Constanae» non^^noue approcWeroBs dodooibeau, nous hoaojîerons kiépuUuce deinotre Maltm^diacîples de la dernière heure, dJaciples^prudentapeutHâtre, mcm (ré* pandrons des parfums sur son corps inaniBoé, lesfitfinn^âe la prière «t de la charité.

Pendant que le corps de Notve^Seignem: ert an lemlMai , son âme nrisite îles jnsles auxquels la vésurrection bienheureuse ouvrira les portesdu ciel ; car le Tainquavr de^la^mort entrera le premier dans le royaume du >Père.

— Oh! qu'elle'fttttgrande, n'egt-ceipos, la^joie des patriarches, la joie des saints de rancienneioi,'tinand Je^Rédemptenr apparut dans leur angfus te assemblée, annonçant que les jours de l'attente étaient'fiiiis >que le glorieux ^jBoMima'aUàit'cam' mencer pour eux.

Déjà, aussi, n'est-ce pas, les ofGces de rEgliaei quittent ce caractère de profonde tristesse qu'ils ont conservé josquMci.

TROISIÈME rMRTIB.~.BmâHE SOIRÉE. Ml

— Oui le j(^ux Alkluia s'est fait enienchre ; les ctoebes ont jeté daas lesiàirs Jahooae.Qoavelle^ileitoBfibeas dnCIrrât n'ai plus, de jeeccets.

Déjà J'%liseiai béni' le leu nouveau; déjà -die a béni P^au, €ar;la ^ille desagrandes.fétea,«dan8 les premiers temps, éUe avait coutume d'agir ainsi. Déjà, au.feujiouveau, ^a^été^d- .Inmé le cierge "pascal; Je grand Jour estiprodie, «eneore.unte .nuitr.6t une nuit n<m «oomplàle , ist Je grand cti de>joie«era poussé.

-~<OhI je "vouS'Bn prie, .etxpUquesMnm toutes ee» cérémonies du. Samedi-Saint.

-«— Ffl^rguoi exiger detmoieeque Vous trouverez paftont, mais surtout dans -leiUvre que déjà tant de fois je vous ai»recommandé (1).

Marthe vous lira «ces pages; die y jpuisera elle-même une instruction utile.

Xi'heuretdu retour a sonné depuis longtemps ; je dois vous quitter.

Venez passer la ^Semaines-Sainte à Kerkoff, nous sommes plus près de TEglise que vous.

Je n'y ser^i pas, jedois vous le dire; je ne rentrerai que le samedi matin.

— Et d*ici-*là, jeoie^TOus-reverrai pas?

— Non.

-^ Eh bien I j*accepte, adieu et bon voyage»

Page 1