XT DU THÉÂTRE DF LA CHINE
son. IlyavaîiphnieargbaïKiiietteBâî^xfléeBeBgrad^ plaçâmes enir les plus Aevées pour mieux juger de Tensemble du spectade. Yoiei quelle était à peu près la déposition du théâtre : ud endoB plus long que large était bordé , sur ses grands eôtés , par deux galeries oouT«rtes , élevées sur des poteaux » et où se trouvaient assis les spectateurs payants ; la scène , supportée aussi sur des piliers et couverte non pas en nattes, comme les galeries, mais en toiles peintes, iérmail un des petits côtés du rectangle, et s'étendait sur le bord de Teau ; enfin un mur, qui joignait la maison par laquelle nous étions entrés à une autre maison située en face,, et formant, comme celle-ci, le prolongement de l'amphithéâtre^ complétait la clôture de l'enceinte , laissant seulement une porte ouverte à la foule qui entrait gratis dans le parterre...
« ... Je remarquai d^abord vis-à-vis de nous, au milieu de toutes ces graves têtes de Chinois partant calotte noire ou chapeau conique , quelques tètes de femmes , dont la eoififùra, ornée de fleurs el d'épingles d'or , ne différait pas de celle des batelières. Leur costume , quoique très-simple , était cependant plus soigné ; mais bien qu'elles eussent U petit pted, ces belles aux yeux obliques devaient être d'une classe inférieure, les femmes des classes élevées ne se montrant jamais en public. Du côté où nous nous trouvions ^ mais tout4-fait à l'extrémité, il y avait aussi trois ou quatre jeunes filles; on semblait craindre de nous voir approcher d^elles. A nos pieds, sur les banquettes voisines , de bons bourgeois de Canton, établis sur le même banc depuis le matin peutrétre , mangeaient des fruits et des bonbons , que distribuaient des marchands ambulants ; d'autres fomaient tranquillement... Tout ce monde m'intéressait beaucoup; mais ce qui était réellement étonnant, ce que nous ne pouvions nous lasser de regarder, c'était le parterre. Figurez-vous des milliers de Chinois , qui se sont mis nus jusqu'à la ceinture pour ne pas déchirer leurs habits , et qui ont roulé autour de leur tète leur longue queue, de peur qu'dle ne soit tiraillée dans la foule, se ruant,, se pressant dans cette enceinte jusqu'à ne former qu'une seule masse compacte, un seul bloc de corps humains parfaitement joints,, dont tous les vides ont été calés, pour ainsi dire , avec d'autres corps ' d'hommes ; imaginez ensuite , s'il est possible, l'effet d'un semblable tableau pour un spectateur placé aux premières loges. C*cst une