EN PARTICUUER, DE CELUI DE ROM MO ST JULIETTE
i Gl<ti« , i5 leplrinbre 1817. .
On savait bien que Shakspeare avait emprunté le sujet de sa Juliette à une Nouvelle de Bandello, traduite en français par Boistuau, importée en An* gleterre par Arthur Brooke en 1 662 et insérée par Praiter dans son Palace of Pleasure, en i Sôg. Mais peu de personnes savaient que Bandello n'avait fait que paraphraser un récit plus ancien , antérieur même à celui de l'historien de Vérone, Girolamo délia Corte , à qui l'on a longtemps attribué à tort la première rédaction de cette touchante aventure. La priorité appartient à Luigi da Porto, gentilhomme de Vicence, qui mourut l'année même de la naissance de Girolamo, en i Sag. Sa Nouvelle intitulée la Giulietta, parut à Venise en i535.
M. Delécluze vient de traduire cet ouvrage (i); mais ce n'est ni à Bandello ni à Girolamo délia
(i ) Roméo et Juliette , nouvelle de Luigi da Porto , suivie de quelques scènes de \di Juliette de Shakspeare, 4 vol. in-4?.