‹ Causeries et méditations historiques et littérairesChapitre 20 sur 109 · DE LA COMEDIE · texte numérisé non relu

DE LA COMEDIE

de repos. Cette excessive vivacité, qui nous semble, à nous qui passons pour légers, dégénérer en affectation, parait avoir un charme tout particulier pour la gravité britannique.

Le succès de miss Foote a été beaucoup plus complet dans la petite pièce que dans la grande. The fVeaiher^Cock n'est qu'une mauvaise parade. La prétendue girouette est un extravagant que l'on enfermerait en France, mais dont les folles vist.es n'excèdent pas trop, à ce qu'il parait, les limites de l'excentricité anglaise. Miss Foote, qui représente la maitresse de ce fantasque personnage, prend plusieurs déguisements pour lui plaire. Elle a paru surtout charmante sous le costume d'une jeime et sévère quakeresse, et dans celui d'une agaçante Alsacienne. La walse qu'elle chante et danse, en agitant avec grâce ses petits balais a été redemandée par toute la salle. Dans le peu de comédies anglaises que nous avons vues, nous avons déjà été frappé d'une chose, c'est de l'extrême différence de talents qu'exige l'emploi àes jeunes premières à Paris et à Londres. Pour jouer ces rôles en Angleterre, il faut posséder toutes les qualités que nous exigeons des grandes coquettes. Ce sont des courses, des intrigues, des travestissements de toute espèce. Ainsi le veulent les moeurs, du moins les moeurs un peu chargées du théâtre ; car, à en croire la comédie, la vie d'une jeune Anglaise serait un bal masqué perpétuel.

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