‹ Causeries et méditations historiques et littérairesChapitre 21 sur 109 · SHERIDAN · texte numérisé non relu

SHERIDAN

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THE SGHOOL FOR SGANDAL

( L'écOLB DE lA MÉDISANCE ).

( 6fai« , 6 octobre 1817. )

Qui ne connaît Sheridan et the Schoolfor Scandai, le chef-d'œuvre dramatique de cet homme qui alliait tous les contrastes^ qui fut à la fois insouciant auteur comique et orateur infatigable de l'opposition, directeur de théâtre et ministre de George IQ? iTy a-t-il pas un intérêt plus que littéraire dans cette pièce dont la mordante originalité ouvrit à son auteur la chambre des commîmes, dans cette comédie par laquelle le futur compagnon de Fox, l'homme qui devait mériter l'amitié, et, s'il faut en croire Thomas Moore, la secrète jalousie de Burke, préludait à ses succès parlementaires et faisait sur le public de Drury-Lane l'essai de cette vigueur d'esprit, de ce feu d'imagination et de cette puissance de sarcasme, qui rendirent, pendant vingt ans, le député de Straffort un des

^plus redoutables adversaires de M. Pitt?Tout a été n. 7

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dit depuis longtemps, même en France, sur les mérites et les défauts' de cette vive et spirituelle production. Traduite, imitée, lue par toutes les personnes qui commencent à savoir l'anglais ^ the Shoolfor scandai nous est aussi familière que the Vicar offTakefield. Il ne nous reste donc à parler que de l'impression que £ait au théâtre ce style si amusant à la lecture, et qui joint à la causticité de Chamfort la gaieté maligne de Beaumarchais. Soit par la faute des acteurs^ soit par celle du genre^ la représentation a paru froide. On sait d'ailleurs que c'est l'effet que produisent à la scène la Mé^ tromanie et le Méchant j et généralement toutes les pièces où l'esprit de l'auteur est répandu U*op également sur tous les personnages. Ce n'est pas qu'il n'y ait dans la comédie de Sheridan de fortes op« positions de caractères, des scènes attachantes, et une action vive et bien conduite. Mais ce qui domine tous ces mérites, ce qui constitue la manière de l'auteur, c'est la verve soutenue du style et un dialogue étincelant de traits piquants. L'écrit coûte si peu à Sheridan, que l'Orgon de la pièce, le crédule sir Peter Teazle, n'en a pas reçu une moindre dose que les personnages les plus favorisés ; le petit Nabob en est pétri ; le juif Moïse en a beaucoup, et il n'est pas même bien certain que le vieil intendant Rowley ne soit qu'un bonhomme- Cette uniformité est tellement le contre-pied du génie dramatique, que, quelque brillants qu'aient

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